Une en­tre­pre­neure de King­sey Falls face aux dra­gons!

La Nouvelle Union - - Actualités - CLAUDE THI­BO­DEAU claude.thi­bo­deau@tc.tc

EN­TRE­PRE­NEU­RIAT. Une en­sei­gnante de ma­thé­ma­tiques de­ve­nue en­tre­pre­neure, An­drée-Anne Per­reault de King­sey Falls, ap­pa­raî­tra au pe­tit écran, lun­di soir, à l’émis­sion «Dans l’oeil du dra­gon» à Ici Ra­dio-Ca­na­da té­lé. Elle ten­te­ra d’in­té­res­ser les dra­gons à sa toute jeune en­tre­prise, Dah­lia wrap, et ses pro­duits, des écharpes de por­tage pour bé­bé.

Na­tive de Ra­cine en Es­trie, An­drée-Anne Per­reault ha­bite King­sey Falls de­puis sept ans main­te­nant, son conjoint tra­vaillant pour Cas­cades.

La jeune femme, à la suite de la nais­sance de son deuxième en­fant, a créé son en­tre­prise Dah­lia wrap qui conçoit des écharpes de por­tage pour bé­bé. «L’idée m’est ve­nue en avril 2015. Neuf longs mois ont été né­ces­saires pour tout mettre en marche», ra­conte l’en­tre­pre­neure en en­tre­vue té­lé­pho­nique avec le www.la­nou­velle.net.

An­drée-Anne Per­reault pro­duit en pe­tites quan­ti­tés et vend ses pro­duits en ligne. Dès les pre­mières ventes à la mi- dé­cembre, la jeune femme a pu consta­ter un grand en­goue­ment. De­puis le 15 dé­cembre, elle a ven­du pour 40 000 $. «Pas moins de 30% de mes pro­duits sont ex­por­tés. Je vends beau­coup en Eu­rope», sou­ligne-t-elle.

«Du fond du bout de mon rang, ajoute-telle, je ne pou­vais m’ima­gi­ner qu’en quatre mois, j’al­lais vendre mes pro­duits par­tout dans le monde.»

Le suc­cès de la jeune en­tre­pre­neure l’amène à dé­mé­na­ger dans un lo­cal de la rue La­jeu­nesse dans le parc in­dus­triel de King­sey Falls qui lui per­met de me­ner ses opé­ra­tions à plus grande échelle. Un es­pace que la Ville de King­sey Falls sub­ven­tionne, dit-elle, à 75%.

DIS­TINC­TION

L’en­tre­pre­neure de King­sey Falls crée ses collections, des­sine les des­sins, les mo­tifs ou pro­cède à l’achat de des­sins. «Je me dis­tingue par les mo­tifs de tis­sage», note An­drée-Anne, pre­mière en­tre­pre­neure au Qué­bec à pro­po­ser ce genre de pro­duit dans un tis­sage tra­di­tion­nel haut de gamme. «Je vends mes pro­duits entre 200 $ et 450 $. Ça le vaut. On me dit que ce n’est pas cher pour cette qua­li­té», sou­ligne-t-elle.

La jeune femme tient à fa­vo­ri­ser et à sti­mu­ler l’éco­no­mie lo­cale. Ses écharpes sont pen­sées et des­si­nées au Qué­bec pour en­suite être tis­sées dans une en­tre­prise en Ita­lie. Puis, pour la der­nière étape de confec­tion, la cou­ture, les écharpes sont ache­mi­nées à une en­tre­prise fa­mi­liale en Es­trie.

L’EX­PÉ­RIENCE TÉ­LÉ­VI­SUELLE

An­drée-Anne Per­reault confie avoir vé­cu une belle ex­pé­rience à l’émis­sion Dans l’oeil du dra­gon tour­née le 29 fé­vrier. «À la té­lé, on ne voit qu’en­vi­ron huit mi­nutes, mais mon pas­sage a du­ré en­vi­ron une heure, re­late- t- elle. Je me suis dit : ad­vienne que pour­ra. J’ai don­né mon maxi­mum. Ça a été une heure i ntense. Je suis contente de l’ex­pé­rience.»

Le ré­sul­tat, on le sau­ra, lun­di soir, lors de la dif­fu­sion de l’émis­sion. Peu im­porte, avec cette im­por­tante vi­si­bi­li­té que lui ap­por­te­ra son pas­sage de­vant les dra­gons, l’en­tre­pre­neure s’at­tend à un im­pact im­por­tant sur la crois­sance de son en­tre­prise à la­quelle elle sou­haite se consa­crer toutes ses éner­gies, met­tant ain­si de cô­té sa car­rière d’en­sei­gnante.

«Les élèves me manquent, c’est cer­tain, confie-t-elle. Mais je me lance dans le vide. L’im­por­tant, c’est d’être bien dans ce que l’on fait. Si on ne fait rien, rien n’ar­rive.»

(Pho­to gra­cieu­se­té – Ici Ra­dio-Ca­na­da té­lé)

An­drée-Anne Per­reault, lors de son pas­sage de­vant les dra­gons

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