«Grosse sur­prise», mais «bonne chose» pour le NPD

Se­lon la can­di­date My­riam Beau­lieu

La Nouvelle Union - - Actualités - HÉ­LÈNE RUEL he­lene.ruel@tc.tc

PO­LI­TIQUE. My­riam Beau­lieu ad­met avoir eu une «grosse sur­prise» en en­ten­dant les ré­sul­tats du vote qui ont eu pour ef­fet de désa­vouer le chef du NPD, Tho­mas Mul­cair. «Il est vrai qu’il m’était dif­fi­cile de les pré­voir n’étant pas pré­sente – à Ed­mon­ton – pour sen­tir le pouls de la salle.»

Et jus­te­ment parce qu’elle ne pou­vait y être, la can­di­date néo­dé­mo­crate au der­nier scru­tin fé­dé­ral dans Rich­mond-Ar­tha­bas­ka ne s’était pas sen­tie dans l’obli­ga­tion de prendre une dé­ci­sion quant au sort de M. Mul­cair avant la te­nue du con­grès.

Les ré­sul­tats té­moignent de la grande frus­tra­tion des membres qui, dit-elle, ne s’étaient pas re­con­nus dans la fa­çon dont le chef re­pré­sen­tait le pro­gramme de son par­ti lors du der­nier scru­tin fé­dé­ral. «Il avait de la dif­fi­cul­té à af­fir­mer des po­si­tions claires.»

Elle consi­dère qu’il est «ho­no­rable» de la part de M. Mul­cair de vou­loir res­ter en poste jus­qu’à l’élec­tion d’un nou­veau chef. D’ailleurs, sou­ligne-t-elle, les mi­li­tants ne lui ont pas re­pro­ché son tra­vail en chambre. La jeune can­di­date es­time que ce «coup dur» n’est pas seule­ment di­ri­gé vers le chef, mais aus­si vers son en­tou­rage. «On ne pour­ra re­faire une élec­tion en 2019 comme on l’a fait en 2015.»

Elle croit que le NPD n’est pas si di­vi­sé que cer­tains ob­ser­va­teurs l’af­firment. «Ce qui di­vi­sait, c’était de sa­voir si on vou­lait une course au lea­der­ship main­te­nant ou plus tard. C’était d’ailleurs ça la ques­tion.»

La jeune mi­li­tante es­time que ce qui ar­rive est une «bonne chose» pour le NPD.

Se­lon elle, cette longue course à la chef­fe­rie – 24 mois – don­ne­ra du temps aux can­di­dats de se faire connaître, d’abord au­près des mi­li­tants. «Les can­di­dats vont de­voir se po­si­tion­ner clai­re­ment. Ces 24 mois sont un com­pro­mis. Ce­la nous rap­pro­che­ra des pro­chaines élec­tions, sur­tout des en­jeux des pro­chaines élec­tions. Après tout, il reste en­core trois ans et de­mi avant le pro­chain scru­tin.»

My­riam Beau­lieu dit aus­si que pour ce «gros contrat», il vaut mieux lais­ser du temps à la ré­flexion. Elle croit d’ailleurs que même par­mi les per­sonnes qui, po­ten­tiel­le­ment, pour­raient vou­loir s’élan­cer dans une course à la chef­fe­rie, elles ont aus­si be­soin de temps pour ré­flé­chir.

(Pho­to TC Me­dia – Ar­chives)

My­riam Beau­lieu

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