Un autre com­bat pour les plon­geurs vic­to­ria­villois

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Ju­lie au­ront l’oc­ca­sion, au cours des pro­chains mois, de pro­non­cer plu­sieurs confé­rences.

« On se sert main­te­nant de cette ex­pé­di­tion pour sen­si­bi­li­ser, pour qu’on puisse ces­ser l’usage de bou­teilles de plas­tique, de pailles, d’us­ten­siles je­tables », fait sa­voir Ju­lie Oui­met.

Les deux ex­plo­ra­teurs se disent bien conscients, tou­te­fois, qu’on n’éli­mi­ne­ra pas com­plè­te­ment le plas­tique. « On ne s’at­tend pas à ce que les gens cham­boulent leur vie. Mais ce sont de pe­tits chan­ge­ments. Si tu im­plantes un seul chan­ge­ment dans ta vie et que tout le monde le fait, l’im­pact de­vient im­por­tant à grande échelle », fait va­loir Mi­chel La­brecque.

Ce der­nier si­gnale qu’une par­ti­ci­pante de l’ex­pé­di­tion à Clip­per­ton, une an­cienne du monde de la fi­nance à Wall Street, a été si es­to­ma­quée de­vant la pol­lu­tion qu’elle a dé­ci­dé de s’en­ga­ger à ce cha­pitre.

Ju­lie Oui­met et Mi­chel La­brecque se ré­jouissent, par ailleurs, de pou­voir comp­ter sur l’ap­pui de par­te­naires, cer­tains très im­por­tants comme Oris, la com­pa­gnie de montres suisses de luxe. « La com­pa­gnie nous aide beau­coup, pas juste fi­nan­ciè­re­ment, mais éga­le­ment à don­ner une voix au pro­jet pour mon­trer les pro­blèmes. Elle nous per­met une grosse porte d’en­trée sur l’Eu­rope », in­dique Ju­lie.

« Oris a dé­ve­lop­pé une conscience en­vi­ron­ne­men­tale ces der­nières an­nées, pour­suit Mi­chel. L’en­tre­prise veut sup­por­ter de nom­breux pro­jets ayant rap­port avec l’océan. »

Même loin de la mer, comme à Vic­to­ria­ville, les ci­toyens doivent se sen­tir concer­nés, af­firme Ju­lie. « Une étude a ré­vé­lé, après ana­lyse de 11 des 13 com­pa­gnies, que des sels ma­rins contiennent des mi­cro­plas­tiques. C’est ren­du dans notre cour ! »

Par leurs ex­pé­di­tions, leurs confé­rences, par leurs consta­ta­tions, Mi­chel et Ju­lie tentent de faire un peu de bien au­tour d’eux. « Et on es­saie d’im­pli­quer con­crè­te­ment un maxi­mum de gens pour qu’eux-mêmes se trans­forment et de­viennent alors des mes­sa­gers », sou­ligne Mi­chel La­brecque.

Et l’homme et la femme mi­jotent, bien sûr, bien d’autres pro­jets avec ce concept de sciences par­ti­ci­pa­tives qui aide au fi­nan­ce­ment des mis­sions.

Des pro­jets liés à l’ex­plo­ra­tion sous-ma­rine, un monde peu ex­ploi­té.

« Dans un ar­ticle pa­ru, note Mi­chel La­brecque, l’homme, consi­dé­ré comme le plus grand ex­plo­ra­teur de tous les temps, es­time que, main­te­nant, la seule fa­çon de pou­voir ex­plo­rer, c’est d’être spé­cia­li­sé, a-t-il dit, ajou­tant que le monde s’ou­vrait à ceux qui ont la chance de pou­voir faire de la plon­gée sous-ma­rine, car c’est la seule place où il y a en­core de l’ex­plo­ra­tion à faire. »

(Pho­to Mi­chel La­brecque)

Par­mi les dé­chets, des brosses à dents, des peignes et des bri­quets

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