2008 : une an­née mou­ve­men­tée pour la Pe­tite-Na­tion

La Petite-Nation - - RÉTRO 2008 - >Jes­sy La­flamme

La re­vue La Pe­tite-Na­tion vous a pré­pa­ré un ré­su­mé des prin­ci­paux évé­ne­ments de l’an­née 2008. Évi­dem­ment, on ne peut pas­ser sous si­lence l’élec­tion de Ma­rio La­fram­boise en tant que dé­pu­té fé­dé­ral d’Ar­gen­teuil-Papineau-Mi­ra­bel et l’élec­tion de Nor­man MacMillan en tant que dé­pu­té pro­vin­cial de Papineau. Ce­lui-ci a d’ailleurs été ré­cem­ment nom­mé mi­nistre dé­lé­gué aux Tran­sports et mi­nistre res­pon­sable de l’Ou­taouais. Le dé­but d’an­née a été plu­tôt dif­fi­cile pour ce po­li­ti­cien. On se sou­vient qu’il a souf­fert d’un cancer de la pros­tate. Outre ces élec­tions, plu­sieurs faits mar­quants se sont dé­rou­lés pen­dant l’an­née. Voi­ci un bref ré­su­mé di­vi­sé par thème.

Ac­tua­li­té gé­né­rale Ri­bey­ron ferme ses portes

L’usine de Ro­bert Ri­bey­ron à Ri­pon, qui comp­tait près de 135 em­ployés, a dé­cla­ré faillite et a fer­mé ses portes en jan­vier 2008. Mais, en avril der­nier, une tren­taine d’em­ployés ayant per­du leur tra­vail à l’usine Ro­bert Ri­bey­ron Ltée sont re­tour­nés sur le mar­ché du tra­vail chez Plan­chers Arte, le nou­veau pro­prié­taire de l’usine. En ef­fet, les hommes d’af­faires, Louis Cam­peau, Mar­cel Bé­lair et Re­né Ro­che­leau ont uni leur com­pé­tence afin de prendre pos­ses­sion de l’usine de Ro­bert Ri­bey­ron Ltée

Des ar­te­facts da­tant entre 8000 et 9000 ans à Plai­sance

Des ar­te­facts da­tant de 8000 à 9000 ans ont été trou­vés au Parc na­tio­nal de Plai­sance. Ce sont les concep­teurs de la Route verte qui ont dé­cou­vert ce tré­sor his­to­rique. «Nous avions dé­ci­dé que la piste cy­clable pas­se­rait à cet en­droit, mais nous avons dû chan­ger le tra­cé», a in­di­qué le di­rec­teur du Parc na­tio­nal de Plai­sance, Jean-Luc Lussier. Ce­lui-ci avait pré­ci­sé que ces ar­te­facts sont presque les plus vieux trou­vés au Qué­bec.

Un tra­ver­sier à Thur­so

Le tra­ver­sier re­liant Thur­so à Ro­ck­land est en­tré en fonction en 2008. La ville de Thur­so et les deux pro­prié­taires du tra­ver­sier Da­niel Mo­rin et Gilles La­fram­boise ont si­gné un pro­to­cole d’en­tente d’une du­rée de trois ans le 16 sep­tembre der­nier. Les heures d’ou­ver­ture du tra­ver­sier sont de 5h à mi­nuit et les ca­mions poids lourds sont in­ter­dits. Le tra­ver­sier est élec­trique et peut conte­nir neuf voi­tures à la fois. Le coût pour ce ser­vice est fixé à 5$ par voi­ture. Les per­sonnes à pied em­barquent gra­tui­te­ment.

In­ves­tis­se­ment ma­jeur pour un nou­veau com­plexe mul­ti­fonc­tion à Sant-An­dréA­vel­lin

Saint-André-Avel­lin pro­fi­te­ra d’une aide fi­nan­cière gou­ver­ne­men­tale de 2 359 190 $ pour re­bâ­tir le com­plexe mul­ti­fonc­tion mu­ni­ci­pal, dans le cadre du pro­gramme d’in­fra­struc­tures Qué­bec-Mu­ni­ci­pa­li­té. En fait, le pro­jet consiste à dé­mo­lir et re­cons­truire le com­plexe mu­ni­ci­pal au même en­droit en plus de ré­amé­na­ger par­tiel­le­ment le sec­teur de l’aré­na Sté­pha­neRi­cher. Au cou­rant de l’an­née, la mu­ni­ci­pa­li­té a son­gé dé­mé­na­ger, dans cette nou­velle salle, les lo­caux mu­ni­ci­paux. Cette dé­ci­sion n’a pas plu à tout le monde. Cer­tains ci­toyens ont po­sé beau­coup de ques­tions lors du der­nier con­seil mu­ni­ci­pal. La dé­ci­sion a donc été re­por­tée en 2009.

Inon­da­tions à Saint-André-Avel­lin

En mai der­nier, l’état d’ur­gence a été dé­cla­ré. Les pom­piers, des bé­né­voles et des em­ployés mu­ni­ci­paux ont mis la main à la pâte afin de li­mi­ter les dé­gâts, et ce, 24 heures par jour pen­dant près d’une se­maine. En­vi­ron 9000 sacs de sable ont été rem­plis. En tout, 40 ré­si­dences prin­ci­pales ont été inon­dées et 20 ré­si­dences ont été éva­cuées. La der­nière fois que le vil­lage a été inon­dé de cette fa­çon, c’est en 1972 et l’eau n’avait pas mon­té aus­si haut que cette an­née.

Mé­sen­tente à Pa­pi­neau­ville

La mu­ni­ci­pa­li­té de Pa­pi­neau­ville et la Com­mis­sion sco­laire au Coeur-des-Val­lées (CSCV) ne sont pas sur la même lon­gueur d’onde concer­nant leurs lo­caux res­pec­tifs. En ef­fet, même si la Com­mis­sion sco­laire au Coeur-des-Val­lées (CSCV) a adop­té une nou­velle grille ta­ri­faire concer­nant ses lo­caux et ceux de Pa­pi­neau­ville, l’in­com­pré­hen­sion est en­core très pré­sente entre les deux par­tis. Do­ré­na­vant, pour chaque uti­li­sa­tion, les deux or­ga­nismes exi­ge­ront les frais sui­vants : gym­nase 15 $ de l’heure, pis­cine 25 $ de l’heure, centre com­mu­nau­taire 30 $ de l’heure et l’aré­na 60 $ de l’heure. Rap­pe­lons que Pa­pi­neau­ville a dé­chi­ré le pro­to­cole d’en­tente avec la CSCV concer­nant l’échange de ser­vices de dif­fé­rents lo­caux en fé­vrier der­nier afin de le mettre à jour. Ce dos­sier n’est pas en­core ter­mi­né. À suivre en 2009…

Un prix pour le Fair­mont Châ­teau Mon­te­bel­lo

Le Fair­mont Châ­teau Mon­te­bel­lo a rem­por­té un prix or lors du Gala 2008 des Grands Prix du tou­risme qué­bé­cois, au Pa­lais des congrès de Mon­tréal dans la ca­té­go­rie Hé­ber­ge­ment: éta­blis­se­ment 4 ou 5 étoiles.

Le Ca­fé la lan­terne s’éteint

La lu­mière du ca­fé La Lan­terne de Mon­te­bel­lo s’est éteinte le 13 oc­tobre der­nier après 29 ans d’étin­celles. L’his­toire de ce res­tau­rant a dé­bu­té en 1978 lorsque Rol­land Tru­del est al­lé rendre vi­site à son frère dans le rang St-Jo­seph à Saint-An­dréA­vel­lin. Il est re­ve­nu dans la ré­gion avec sa femme Bur­nice en plein hi­ver. A ce mo­ment, le couple qui ha­bi­tait alors Châ­teau­guay a dé­ci­dé de tout lais­ser tom­ber pour s’éta­blir dans la Pe­ti­teNa­tion.

Le Se­con­dé­but dé­truit

Le bâ­ti­ment ayant abri­té le Se­con­dé­but et le ma­ga­sin gé­né­ral Gendron et Proulx a été abat­tu en 2008. Cet édi­fice a ap­par­te­nu à Su­zanne Char­ron, la pro­prié­taire de Se­con­dé­but, pen­dant 16 ans. Mme Char­ron a ven­du cet édi­fice au mi­nis­tère des Tran­sports du Qué­bec (MTQ) au mois de mai der­nier. Ce­lui-ci dé­sire construire une voie d’évi­te­ment pour les ca­mions lourds. De son cô­té, la mu­ni­ci­pa­li­té pré­voit amé­na­ger un pe­tit parc.

Une pa­ti­noire quatre sai­sons à Fas­sett

La pa­ti­noire de Fas­sett a été ré­no­vée afin de per­mettre son uti­li­sa­tion douze mois par an­née. Le fond de la pa­ti­noire a été bé­ton­né et les grillages d’ex­tré­mi­té ont été ins­tal­lés de fa­çon sé­cu­ri­taire. Elle ser­vi­ra à de mul­tiples or­ga­ni­sa­tions spor­tives ou so­ciales de Fas­sett et No­treDame-de-Bon­se­cours. Ces deux mu­ni­ci­pa­li­tés ont si­gné ré­cem­ment une en­tente de par­te­na­riat pour les loi­sirs et la culture. Le tra­vail de la pa­ti­noire a été réa­li­sé par le Club Op­ti­miste de Fas­sett sous la res­pon­sa­bi­li­té de Réal Labbé.

Un ré­seau d’aque­duc pour 140 fa­milles de Pa­pi­neau­ville

Grâce à une aide fi­nan­cière de 1 194 934 $ pro­ve­nant du pro­gramme d’in­fra­struc­tures Qué­bec-Mu­ni­ci­pa­li­tés, la mu­ni­ci­pa­li­té de Pa­pi­neau­ville pour­ra al­lon­ger son ré­seau de distribution d’eau po­table à l’ouest et à l’est du pé­ri­mètre d’ur­ba­ni­sa­tion. Cette an­nonce a été ef­fec­tuée le 22 sep­tembre der­nier. Le coût to­tal du pro­jet s’élève à 1 792 400 $. La mu­ni­ci­pa­li­té de Pa­pi­neau­ville af­fec­te­ra une somme, en­vi­ron 350 000 $, pro­ve­nant des taxes d’ac­cise au ré­seau d’aque­duc. Il lui res­te­ra donc seule­ment une mi­nime par­tie des coûts à dé­bour­ser.

Le Ma­noir Ro­sa-Lie ou­vri­ra ses portes à Ri­pon

L’an­cien pres­by­tère de Ri­pon vi­vra une troi­sième fois. Ter­ry James Mcgo­wen, un homme d’af­faires qui a opé­ré un camp d’équi­ta­tion pour jeunes ain­si qu’une co­lo­nie de va­cances, ré­amé­nage pré­sen­te­ment l’édi­fice vieux de 1914 afin d’en faire une ré­si­dence d’ac­cueil pour jeunes et an­ciens jeunes. Le nou­vel or­ga­nisme por­te­ra le nom com­bi­né de la mère et de la grand-mère de M. Mcgo­wen, soit Ro­sa et Li­sette, ce qui donne Le Ma­noir Ro­sa-Lie. Le Ma­noir compte une qua­ran­taine de pièces sur quatre étages.

L’Au­berge jeu­nesse au Bar Chez Max

Les pro­mo­teurs de l’Au­berge de jeu­nesse ont sou­mis une offre d’achat au pro­prié­taire du Bar Chex Max de Saint-André-Avel­lin pour y lo­ger leur éta­blis­se­ment tou­ris­tique. «L’offre a été ac­cep­tée, mais il y a beau­coup de condi­tions à rem­plir, a ex­pli­qué l’un des pro­mo­teurs, Do­mi­nic Ro­zon. C’est donc loin d’être of­fi­ciel.» Les pro­mo­teurs ont vi­sé ce bâ­ti­ment en rai­son de sa po­si­tion stra­té­gique. «Le Bar Chez Max se trouve à la fin du par­cours cy­clable Louis-Jo­se­phPa­pi­neau et, en plus, la ri­vière se trouve à proxi­mi­té», a ex­pli­qué M. Ro­zon. Rap­pe­lons que Sté­pha­nie Do­ré et Do­mi­nic Ro­zon ont créé une co­opé­ra­tive de so­li­da­ri­té afin de mettre sur pied une au­berge de jeu­nesse dans la Pe­tite-Na­tion en fé­vrier der­nier.

Cho­como­tive dé­mé­na­ge­ra à la gare de Mon­te­bel­lo

La gare de Mon­te­bel­lo de­vien­dra pos­si­ble­ment en jan­vier 2010 le mu­sée du cho­co­lat. En ef­fet, les pro­prié­taires de l’en­tre­prise Cho­como­tive ont si­gné une en­tente avec la mu­ni­ci­pa­li­té de Mon­te­bel­lo afin de s’ins­tal­ler à la gare. Rap­pe­lons que Cho­como­tive dé­si­rait s’ins­tal­ler à Mas­son. Ce­pen­dant, après une longue at­tente, ils ont dé­ci­dé de s’ins­tal­ler tem­po­rai­re­ment à Mon­te­bel­lo dans un autre lo­cal. «Nous ne sommes pas dé­çus du tout de res­ter dans la Pe­ti­teNa­tion puisque les gens d’ici nous ont adop­tés et que la gare est un lo­cal su­perbe», a in­di­qué l’un des pro­prié­taires, Gaé­tan Tes­sier.

La salle de l’église de Na­mur ré­no­vée

Les ci­toyens de Na­mur ont pro­cé­dé à une ré­ou­ver­ture de leur salle de l’église. Les Na­mu­rois ont alors ad­mi­ré les ré­no­va­tions ef­fec­tuées à cet en­droit. Par­mi les chan­ge­ments, on note entre autres, les nou­velles portes et fe­nêtres et la construc­tion d’une salle de bain pour per­sonne à mo­bi­li­té ré­duite à l’étage.

Cette salle a été bâ­tie en 1948 par des pion­niers et des bé­né­voles sous l’oeil avi­sé du ré­vé­rant Gouin.

Cent ans d’exis­tence pour Si­mone Bé­lisle de Pa­pi­neau­ville

Vivre dans la joie et la mu­sique et man­ger du cho­co­lat sont les se­crets pour bien vieillir de la cen­te­naire Si­mone Bé­lisle de Pa­pi­neau­ville. Mlle Bé­lisle ré­side au Centre d’hé­ber­ge­ment de soins et de longue du­rée (CHSLD) de­puis juillet 2007. Une fête a été or­ga­ni­sée pour ses 100 ans.

Le lac Hotte fête ses 50 ans

Afin de sou­li­gner le 50e an­ni­ver­saire du lac Hotte, l’une des pro­prié­taires, So­lange Hotte, a or­ga­ni­sé une jour­née spé­ciale où re­mise de di­plômes, de plaque, dis­cours, plan­ta­tion d’arbres et sou­per étaient à l’ho­raire. Lors de cet après-mi­di, les deux cents per­sonnes pré­sentes ont pu en ap­prendre da­van­tage sur l’his­toire du lac.

Un manque de gar­de­ries à Ri­pon

L’été der­nier, cer­tains pa­rents de Ri­pon étaient in­quiets face au peu de ser­vice de garde en mi­lieu fa­mi­lial que l’on re­trouve dans la mu­ni­ci­pa­li­té. Un ser­vice de garde ve­nait de fer­mer ses portes et un autre de­vait ces­ser ses ac­ti­vi­tés le 31 juillet. Se­lon un parent qui a pré­fé­ré gar­der l’ano­ny­mat, il man­quait près de 25 places à Ri­pon.

Les pa­rents in­quiets ont es­sayé de com­mu­ni­quer avec la di­rec­trice du Centre de la pe­tite en­fance de la Pe­tite-Na­tion, Yvette Sans­car­tier, pour lui ex­po­ser la pro­blé­ma­tique. Ce­pen­dant, se­lon ceux-ci, elle n’au­rait pas re­tour­né les ap­pels. Mme Sans­car­tier sou­te­nait de son cô­té que seule­ment sept en­fants étaient en at­tente et que des pro­ces­sus de re­con­nais­sance étaient en cours pour rem­pla­cer les ser­vices de garde en mi­lieu fa­mi­lial fer­més.

Un ser­vice de pre­miers ré­pon­dants à LacSi­mon et Du­ha­mel

Les mu­ni­ci­pa­li­tés de Lac-Si­mon et de Du­ha­mel ont im­plan­té des ser­vices de pre­miers ré­pon­dants en mai der­nier. Ces nou­veaux ser­vices per­mettent à la po­pu­la­tion de ces deux mu­ni­ci­pa­li­tés d’être mieux des­ser­vie dans les si­tua­tions d’ur­gence vi­tales. «Les conseils mu­ni­ci­paux ont pris la dé­ci­sion de dé­bour­ser les frais an­nuels d’ex­ploi­ta­tion du ser­vice parce que nous sommes convain­cus que les pre­miers ré­pon­dants aug­men­te­ront le ni­veau de sé­cu­ri­té des deux mu­ni­ci­pa­li­tés, et ce, 24 heures sur 24, sept jours par se­maine», avaient ex­pli­qué les maires de Lac-Si­mon et de Du­ha­mel, Serge Thi­vierge et Ri­chard Char­trand.

L’au­to­route 50 se rend main­te­nant jus­qu’à Thur­so

Le tron­çon de l’au­to­route 50 entre le che­min Do­her­ty à L’Ange-Gar­dien, et la mon­tée Lau­rin, à Thur­so, est main­te­nant ac­ces­sible aux vé­hi­cules, de­puis le dé­but no­vembre.

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