Jouer avec le feu et dé­pas­ser les fron­tières

La Petite-Nation - - PETITES ANNONCES CLASSÉES - LOUIS-CHARLES POULIN louis-charles.poulin@tc.tc

EX­PO­SI­TION. Pour l’ar­tiste cé­ra­miste sculp­teur Mi­chelle Le­mire, la créa­tion n’a pas de li­mite. C’est ce qu’elle veut dé­mon­trer avec son ex­po­si­tion «Au-de­là des fron­tières», pré­sen­tée du 4 août au 17 sep­tembre, à son Ate­lier Ga­le­rie d’art SOLART.

Dans ses oeuvres, qui sont is­sues de la conver­gence des arts du feu de la cé­ra­mique, de la joaille­rie et de la fon­de­rie, Mi­chelle Le­mire mé­lange por­ce­laine, pierre, bronze, ar­gent et or.

«Au-de­là des fron­tières, c’est l’amal­game de l’en­semble de ces ma­tières mi­né­rales-là par le feu. C’est aus­si d’in­no­ver, de sor­tir de l’or­di­naire, de mé­lan­ger les tech­niques et les cou­leurs, ain­si que de dé­ve­lop­per quelque chose d’ex­pres­sif et unique», ex­plique-t-elle en di­sant que cette ex­po­si­tion re­pré­sente le fruit de ses re­cherches des der­nières an­nées, no­tam­ment pour maî­tri­ser «la force du feu» qu’elle em­prunte pour faire ses tasses, bi­joux, vases, urnes et sculp­tures.

Elle a dû faire beau­coup de re­cherches et de for­ma­tions avant de maî­tri­ser les di­verses tech­niques qu’elle em­ploie afin de créer ses oeuvres ins­tinc­ti­ve­ment à par­tir des émo­tions et des «mé­moires de vie» qu’elle res­sent. Pour moi une oeuvre d’art qui est réus­sie, c’est quand quel­qu’un la re­garde et qu’il est tou­ché d’une ma­nière ou d’une autre. C’est comme si j’avais com­mu­ni­qué avec lui.»

Mi­chelle Le­mire

«Pour par­ve­nir à faire quelque chose d’ex­pres­sif et d’ar­tis­tique, il faut pous­ser la re­cherche pour maî­tri­ser les dif­fé­rentes tech­niques», men­tionne-telle en ci­tant en exemple le fait qu’elle doit connaître les tem­pé­ra­tures re­quises à la fu­sion des dif­fé­rentes ma­tières.

Celle qui gagne sa vie grâce à son art de­puis 18 ans, in­dique que la créa­tion de cer­taines oeuvres re­quiert plu­sieurs tech­niques qui de­mandent un temps de pro­duc­tion de plu­sieurs mois.

En plus de consa­crer énor­mé­ment de temps à créer, Mme Le­mire doit éga­le­ment s’oc­cu­per de l’ad­mi­nis­tra­tion de son Ate­lier Ga­le­rie d’art SOLART.

«Je me consi­dère chan­ceuse d’avoir réus­si à trou­ver un bon équi­libre entre l’en­tre­pre­na­riat, la créa­tion et ma fa­mille. J’es­père pou­voir main­te­nir et dé­ve­lop­per cet équi­libre-là en­core long­temps.»

De plus, elle trouve im­por­tant de prendre le temps d’échan­ger avec les gens.

«Le contact avec le pu­blic, c’est quelque chose qui me nour­rit beau­coup et qui m’a fait gran­dir dans ma pra­tique», pré­cise celle qui se­ra pré­sente tout au long de son ex­po­si­tion pour échan­ger avec les vi­si­teurs.

Mme Le­mire convie la po­pu­la­tion au ver­nis­sage de son ex­po­si­tion es­ti­vale, le 4 août de 14h à 20h. Il est aus­si pos­sible de ve­nir ad­mi­rer ou ache­ter ses oeuvres du jeu­di au di­manche, de 10h à 17h, jus­qu’au 17 sep­tembre. Pour les per­sonnes in­té­res­sées, l’ar­tiste donne éga­le­ment des for­ma­tions et est dis­po­nible sur ren­dez-vous pour des ren­contres.

(Photo TC Media – Louis-charles Poulin)

Mi­chelle Le­mire confec­tionne ses oeuvres dans ses lo­caux, si­tués au 211 che­min du Lac­gros­leau à Ri­pon, de­puis une di­zaine d’an­nées.

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