Le maire de Lo­cha­ber-par­tie-ouest sauve une vie

La Petite-Nation - - ACTUALITÉS - LOUIS-CHARLES POU­LIN louis-charles.pou­lin@tc.tc

AC­CI­DENT. Le maire Jean-pierre Gi­rard a sau­vé la vie d’un homme d’une cin­quan­taine d’an­nées pri­son­nier de son vé­hi­cule en feu, le 21 août, sur le rang 4 à Lo­cha­ber-par­tie-ouest.

Alors que Jean-pierre Gi­rard était en train de tra­vailler dans son jar­din, vers 14h40, un homme en pa­nique s’est pré­sen­té chez lui en di­sant qu’une voi­ture était en feu dans à quelques mètres de sa ré­si­dence. L’in­con­nu était dans l’im­pos­si­bi­li­té d’in­ter­ve­nir, puis­qu’il était vi­si­ble­ment sous le choc, men­tionne M. Gi­rard. «Je lui ai de­man­dé s’il était ar­rê­té pour voir s’il y avait quel­qu’un dans la voi­ture. Il m’a ré­pon­du que non, parce qu’il avait trop peur que ça saute», ra­conte le maire qui s’est alors em­pres­sé de té­lé­pho­ner au 9-1-1 et de se rendre sur les lieux de l’ac­ci­dent avec sa voi­ture.

«En ar­ri­vant là, j’ai vu que le de­vant du mo­teur était en feu et les flammes sor­taient dé­jà de plus de cinq pieds de la voi­ture qui était dans le fos­sé. Je ne voyais per­sonne, mais j’ai dé­ci­dé de lâ­cher un cri : Y a-t’il quel­qu’un? J’ai en­ten­du : Oui, je suis en train de suf­fo­quer. Je ne suis pas ca­pable de sor­tir et je manque d’air», lui a ré­pon­du un homme qui ten­tait d’ou­vrir la porte de la voi­ture qui s’en­flam­mait de plus en plus. «Il n’était pas ca­pable d’ou­vrir la porte, puis­qu’elle re­tom­bait tou­jours sur lui», se re­mé­more le maire qui n’a pas per­du une se­conde pour sau­ter dans le fos­sé afin de se­cou­rir la vic­time.

«J’ai te­nu sa porte et je l’ai ai­dé à sor­tir en le ti­rant par le col­let, puis­qu’il n’ar­rê­tait pas de glis­ser», ex­plique M. Gi­rard qui a réus­si à sor­tir le Ga­ti­nois de sa voi­ture. «Il re­pre­nait son souffle et il n’ar­rê­tait pas de me ré­pé­ter : Tu m’as sau­vé la vie. Tu m’as sau­vé la vie. Tu m’as sau­vé la vie. Je lui ai dit de lais­ser faire ça et qu’il fal­lait s’éloi­gner du vé­hi­cule parce que je croyais qu’il al­lait sau­ter», dit-il en spé­ci­fiant que les pom­piers l’ont in­for­mé plus tard que la voi­ture n’au­rait pas pu exploser. Ce­pen­dant, l’homme au­rait fort pro­ba­ble­ment per­du la vie, s’il était res­té pris dans son vé­hi­cule quelques mi­nutes de plus. «À l’ar­ri­vée des pom­piers à 14h59, la voi­ture était en feu à 100 %. Je pense que si je n’étais pas in­ter­ve­nu, une ou deux mi­nutes plus tard le gars se­rait mort», es­time le maire qui sou­haite que l’homme qu’il a sau­vé s’en re­mette ra­pi­de­ment et sans trop de sé­quelles. Je pense que si je n’étais pas in­ter­ve­nu, une ou deux mi­nutes plus tard le gars se­rait mort.» - Jean-pierre Gi­rard

«J’es­père qu’un jour, si ça vient à m’ar­ri­ver, mais on ne le sou­haite pas, un bon sa­ma­ri­tain va faire la même chose que j’ai faite», lance ce­lui qui réa­lise avec du re­cul qu’il a ris­qué sa vie pour en sau­ver une autre. «C’est la pre­mière fois que ça m’ar­rive de sau­ver quel­qu’un et j’es­père que ça ne m’ar­ri­ve­ra pas toutes les se­maines. Ç’a l’air que ça t’ar­rive juste une fois dans ta vie. Je crois que je peux dire que j’ai au moins fait ma BA de l’an­née», conclut-il.

(Pho­to TC Media – Louis-charles Pou­lin)

Le maire de Lo­cha­ber-par­tie-ouest, Jean-pierre Gi­rard, montre l’em­pla­ce­ment où était si­tué le vé­hi­cule en­flam­mé.

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