«On re­çoit des de­mandes de trans­fert à la pel­le­tée»

La Petite-Nation - - ACTUALITÉS - LOUIS-CHARLES POU­LIN louis-charles.pou­lin@tc.tc

CONTRI­BUABLES. La Com­mis­sion sco­laire au Coeur-des-val­lées (CSCV) «re­çoit des de­mandes de trans­fert à la pel­le­tée pré­sen­te­ment» de la part de contri­buables qui sont mé­con­tents de la hausse du taux de taxe sco­laire.

Lors de l’adop­tion de son bud­get 2017-2018 en juin, la CSCV a aug­men­té son taux de taxa­tion à 0,31182 $ par tranche de 100 $ d’éva­lua­tion fon­cière. Le pré­sident de la CSCV, Éric An­toine, ex­plique cette hausse en rai­son du choix de plus de 3000 contri­buables de mi­grer vers la Com­mis­sion sco­laire Wes­tern Qué­bec (CSWQ) pour payer leur taxe sco­laire. La CSWQ offre un taux éta­bli à 0.13694 $ par tranche de 100 $ d’éva­lua­tion en rai­son de leur nombre éle­vé de contri­buables qui ne cesse d’aug­men­ter. À la CSCV, les fer­me­tures de compte de taxe et les plaintes se sont mul­ti­pliées du­rant l’été en rai­son de la hausse de 6,91 % du taux de taxa­tion. «On su­bit les foudres des contri­buables, alors qu’on tra­vaille pour eux», dé­plore ce­lui qui a joint une lettre au compte de taxe de chaque contri­buable pour ex­pli­quer la si­tua­tion.

«Plus on a de gens qui paient notre fac­ture de 15 mil­lions $ et moins ça coûte cher à tout le monde», ré­sume M. An­toine qui aver­tit la po­pu­la­tion qu’une autre hausse est à pré­voir au pro­chain bud­get si les contri­buables de la CSCV conti­nuent de mi­grer vers la CSWQ et que le gou­ver­ne­ment n’agit pas pour cor­ri­ger la si­tua­tion. «L’an­née pro­chaine, on va pla­fon­ner et le taux va mon­ter à 0,35 $ si le pro­vin­cial ne bouge pas. Ce n’est pas une sur­prise et on les a aver­tis. C’est main­te­nant au gou­ver­ne­ment de prendre son cou­rage po­li­tique et de prendre une dé­ci­sion», in­dique M. An­toine qui fait pres­sion sur le gou­ver­ne­ment afin qu’il trouve «une so­lu­tion équi­table pour tous les contri­buables.»

Le pré­sident de la CSCV men­tionne que le gou­ver­ne­ment a été mis au cou­rant, avant l’adop­tion du bud­get 2017-2018, de la pro­blé­ma­tique cau­sée par le fait que les pro­prié­taires fon­ciers n’ayant au­cun en­fant à l’école peuvent choi­sir de ver­ser leur taxe à la com­mis­sion sco­laire de leur choix sur leur ter­ri­toire. «Le gou­ver­ne­ment le sa­vait avant même qu’on adopte le bud­get et ils n’ont rien fait. On a été obli­gés d’aug­men­ter les taxes», dit ce­lui qui croit que l’im­po­si­tion d’un sta­tut par­ti­cu­lier pour l’outaouais et d’une taxe unique pour l’en­semble des com­mis­sions sco­laires se­rait la so­lu­tion idéale.

Se­lon M. An­toine, il n’y a que le dé­pu­té de Pa­pi­neau Alexandre Iracà qui a été «as­sez brave» pour adres­ser la si­tua­tion au sein du gou­ver­ne­ment pro­vin­cial. Ce der­nier s’est dit «dé­çu de voir l’aug­men­ta­tion au cours de la der­nière an­née». M. Iracà a aus­si pré­ci­sé que le mi­nistre de l’édu­ca­tion est au cou­rant de la si­tua­tion et étu­die pré­sen­te­ment plu­sieurs scé­na­rios pour cor­ri­ger cette pro­blé­ma­tique. «Je suis très confiant qu’une so­lu­tion per­ma­nente et équi­table pour tous les Qué­bé­cois se­ra trou­vée», af­firme le dé­pu­té li­bé­ral.

«On a be­soin de plus d’in­for­ma­tions, d’être au cou­rant des scé­na­rios et des échéan­ciers», de­mande M. An­toine qui prie le gou­ver­ne­ment d’agir ra­pi­de­ment. Pour fi­nir, la CSCV as­sure que le ser­vice aux élèves n’est pas af­fec­té par la si­tua­tion ac­tuelle en­tou­rant la taxe sco­laire. Lors­qu’on joue dans le por­te­feuille des gens, ça les af­fecte sen­ti­men­ta­le­ment et ils ont be­soin d’ac­cu­ser quel­qu’un. Ça se­ra moi pour cette an­née et je vais por­ter l’odieux, mais en même temps ce n’est vrai­ment pas de la faute de la CSCV et ce n’est pas à cause d’une mau­vaise ges­tion.»

- Éric An­toine

(Pho­to TC Media – Ar­chives)

La CSCV «su­bit les foudres des contri­buables» en rai­son de la hausse de 6,91 % de la taxe sco­laire adop­tée en juin.

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