Les can­di­dats de Ri­pon pré­sentent leur vi­sion

La Petite-Nation - - ACTUALITÉS - LOUIS-CHARLES POU­LIN louis-charles.pou­lin@tc.tc

ÉLEC­TIONS. Les can­di­dats aux élec­tions de Ri­pon ont pré­sen­té leur vi­sion en termes de dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique, d’en­vi­ron­ne­ment et de gou­ver­nance, le 22 oc­tobre, lors d’un dé­bat or­ga­ni­sé au mar­ché pu­blic de la Pe­tite-na­tion.

Les trois as­pi­rants à la mai­rie, Luc Bor­de­leau de l’équipe Res­pect du Ci­toyen, le maire sor­tant Luc Des­jar­dins et Da­niel Ro­chon ont pré­sen­té leur vi­sion aux ci­toyens qui étaient nom­breux à s’être dé­pla­cés pour as­sis­ter au dé­bat.

En termes de dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique, le re­pré­sen­tant de Res­pect du Ci­toyen es­time que le maire de Ri­pon ne peut pas fon­der son plan de dé­ve­lop­pe­ment en se di­sant qu’il veut at­ti­rer de jeunes fa­milles pour aug­men­ter les re­ve­nus liés à la taxa­tion. «La seule chose qu’un maire peut vrai­ment faire c’est de jouer un rôle de chef d’or­chestre pour mo­bi­li­ser les forces», es­time Luc Bor­de­leau. «Quand le cli­mat social est bon, que la col­la­bo­ra­tion est po­si­tive entre les dif­fé­rents ac­teurs et qu’il y a un dia­logue res­pec­tueux et po­si­tif, l’éco­no­mie s’ac­croit parce qu’il y a un sen­ti­ment de confiance qui s’ins­talle», ajoute M. Bor­de­leau qui es­time que développer les Mon­tagnes Noires re­pré­sente «une job à temps plein» et qu’une mu­ni­ci­pa­li­té comme Ri­pon n’a pas les res­sources né­ces­saires pour le faire. Se­lon le maire sor­tant, Luc Des­jar­dins, la mu­ni­ci­pa­li­té est en pleine crois­sance. «On a fait un plan et on le suit. On veut aug­men­ter la po­pu­la­tion en at­ti­rant de nou­velles fa­milles […] Ça prend des activités ex­té­rieures pour faire bou­ger nos jeunes et les gar­der chez nous», in­dique M. Des­jar­dins qui croit que l’ac­qui­si­tion du bâ­ti­ment du Mar­ché Pu­blic pour 210 000 $ a été une chose po­si­tive. «Les terres agri­coles, il faut les développer», ajoute-t-il en pré­ci­sant que la MRC y tra­vaille pré­sen­te­ment, de même que l’agran­dis­se­ment du pé­ri­mètre ur­bain pour of­frir plus de ter­rains. Pour sa part, Da­niel Ro­chon a été très peu ba­vard du­rant l’en­semble du dé­bat. Il n’a pro­non­cé qu’une phrase ou deux pour ré­pondre aux ques­tions de l’animateur Vincent Ouel­lette-des­trois­mai­sons qui or­ga­ni­sait le dé­bat. «In­ves­tir pour un re­monte-pente pour la Mon­tagne et la développer et puis la vendre», a-t-il pro­non­cé pour ex­pli­quer sa vi­sion de dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique de Ri­pon.

Au ni­veau de l’en­vi­ron­ne­ment, M. Des­jar­dins sou­ligne que Ri­pon a été avant-gar­diste, no­tam­ment, au ni­veau de la sen­si­bi­li­sa­tion et la conser­va­tion des bandes ri­ve­raines. De plus, il ajoute que le re­cy­clage et la col­lecte des ré­si­dus do­mes­tiques dan­ge­reux sont bien im­plan­tés dans sa mu­ni­ci­pa­li­té. «Avec la MRC, on parle dé­jà de faire du com­pos­tage», spé­ci­fie-t-il. M. Des­jar­dins men­tionne éga­le­ment que Ri­pon a une aire pro­té­gée en de­ve­nir, soit l’aire C66, ain­si qu’un pro­jet d’éco­centre. Son ad­ver­saire, Luc Bor­de­leau, fait sa­voir que «la beau­té des pay­sages et des en­vi­ron­ne­ments na­tu­rels de Ri­pon consti­tue une ri­chesse qu’il faut pro­té­ger». M. Bor­de­leau a mis l’em­phase sur la né­ces­si­té de res­pec­ter la quié­tude et le mi­lieu de vie de chaque ci­toyen avant d’au­to­ri­ser des pro­jets, no­tam­ment, dans l’ex­ploi­ta­tion d’une sa­blière ou l’amé­na­ge­ment de sen­tiers pour des vé­hi­cules mo­to­ri­sés. De son cô­té, Da­niel Ro­chon a ré­pon­du : «Moi sur l’en­vi­ron­ne­ment, je n’ai pas de com­men­taire.»

Lors du thème por­tant sur la gou­ver­nance, le can­di­dat à la mai­rie Luc Bor­de­leau s’est en­ga­gé avec son équipe à mettre en place des mé­ca­nismes de consul­ta­tion et de par­ti­ci­pa­tion ci­toyenne. «On va or­ga­ni­ser des fo­rums de dis­cus­sion sur les grands pro­jets à ve­nir où les élus vont échan­ger en toute trans­pa­rence avec la po­pu­la­tion», pro­met-il. «Les membres d’un conseil ne pos­sèdent pas toutes les connais­sances né­ces­saires pour prendre les meilleures dé­ci­sions dans tous les pro­jets», convient-il en spé­ci­fiant qu’il est im­por­tant de col­la­bo­rer avec les ac­teurs du mi­lieu concer­né di­rec­te­ment par les dos­siers. Pour sa part, M. Des­jar­dins in­forme que lorsque les élus prennent une dé­ci­sion, celle-ci est tou­jours dû­ment ana­ly­sée de toutes les fa­çons pos­sibles. «Si on ne fait que consul­ter, on n’avan­ce­ra pas. Oui, il y a des dissidents, mais on ne plai­ra ja­mais à tout le monde et on ne s’at­tend pas à ça», in­dique-t-il en pré­ci­sant que le conseil ne peut se plier aux exi­gences de quelques per­sonnes au dé­tri­ment de la ma­jo­ri­té. «Il y a des règles et elles sont bien éta­blies», dit-il en as­su­rant que les élus suivent les rè­gle­ments de fa­çon ap­pro­priée. En termes de gou­ver­nance, Da­niel Ro­chon n’a pro­non­cé que le propos sui­vant : «Pour moi ce n’est pas com­pli­qué, ci­toyen dit et maire fait de son mieux».

À no­ter que les can­di­dats aux postes de conseiller par­ti­ci­paient aus­si au dé­bat. Pour le siège no 1, Franck Bobe de Res­pect du Ci­toyen et le conseiller sor­tant Gil­bert Bros­seau de­mandent la fa­veur des élec­teurs. Au siège no 2, Gilles Mar­tel est ré­élu sans op­po­si­tion. Au siège no 3, Jean-mau­rice Roy et Mer­lin Wa­gner s’af­frontent pour le poste. Au siège no 4, le re­pré­sen­tant de Res­pect du Ci­toyen Har­rold Wub­bolts se me­sure au conseiller sor­tant Mi­chel Longpré. Au siège no 5, Benoît Hu­ber­deau est ré­élu sans op­po­sant. Au siège no 6, Syl­vie Pou­lin est elle aus­si dé­jà ré­élue.

(Pho­to TC Me­dia – Louis-charles Pou­lin)

Luc Bor­de­leau, Luc Des­jar­dins et Da­niel Ro­chon as­pirent à la mai­rie de Ri­pon.

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