Stéphane Mes­sier veut rendre sa mu­ni­ci­pa­li­té sé­cu­ri­taire

La Petite-Nation - - ACTUALITÉS - LOUIS-CHARLES POU­LIN louis-charles.pou­lin@tc.tc

SAINT-ÉMILE-DE-SUF­FOLK. Stéphane Mes­sier est l’un des trois can­di­dats à la mai­rie de Saint-émile-de-suf­folk. Ce père de quatre en­fants sou­haite rendre son vil­lage plus sé­cu­ri­taire.

«Je suis juste un père de fa­mille qui est tan­né de voir ce qu’il voit. Je n’en veux pas à per­sonne et je n’ai pas de guerre de fa­milles. Comme les gens disent sou­vent, tu chiales ou tu fais de quoi, donc j’ai dé­ci­dé de me le­ver et d’agir. Je suis juste quel­qu’un qui a dé­ci­dé de prendre les ou­tils à ma dis­po­si­tion en dé­po­sant ma can­di­da­ture pour que les choses changent», fait sa­voir M. Mes­sier qui de­meure à St-émile-de-suf­folk de­puis une quin­zaine d’an­nées et qui re­marque plu­sieurs la­cunes au ni­veau de la sé­cu­ri­té dans le vil­lage. «Le monde chiale, mais per­sonne n’agit. Ça prend quel­qu’un qui se lève, et ça bien l’air que c’est moi.»

Se­lon lui, la fa­çon dont les che­mins sont dé­nei­gés est «in­ac­cep­table», les ré­si­dents ont peur de sor­tir de leur mai­son en rai­son de chiens qui ne sont pas at­ta­chés et les au­to­mo­bi­listes roulent trop vite dans la lo­ca­li­té. «On a mis des Stops dans le vil­lage, mais per­sonne ne les fait», in­dique ce­lui qui pré­fé­re­rait voir l’ap­pa­ri­tion de dos d’âne dans la mu­ni­ci­pa­li­té et de nou­velles lu­mières. «Ç’a dé­jà été un beau pe­tit vil­lage, mais ça ne cesse de se dé­gra­der. Il n’y a pas d’en­tre­tien qui se fait. C’est plate, mais il y a quel­qu’un qui ne tra­vaille pas quelque part et qui est payé», dé­plore-t-il.

Le can­di­dat à la mai­rie es­time que les élus de St-émile-de-suf­folk semblent sou­vent tra­vailler da­van­tage dans l’in­té­rêt de leurs amis et de leur fa­mille et que cer­tains sont dé­lais­sés. «Si ton père a eu le mal­heur de vo­ler trois bûches chez le voi­sin il y a 30 ans, c’est mal­heu­reux mais tu n’au­ras ja­mais rien tant que ça reste la même gang au pou­voir», dit-il pour dé­crire sa per­cep­tion de la men­ta­li­té qui règne dans la lo­ca­li­té. «Je ne dois rien à per­sonne ici», af­firme-t-il.

Étant livreur de jour­naux pen­dant la nuit, M. Mes­sier, qui in­forme avoir l’ap­pui d’un bon nombre d’élec­teurs, as­sure qu’il se­ra dis­po­nible pour tra­vailler au bien-être de sa mu­ni­ci­pa­li­té du­rant le jour. Il s’en­gage à tra­vailler au­tant dans l’in­té­rêt des per­sonnes âgées que des jeunes fa­milles. «On a de beaux lacs et des belles places comme un ter­rain de balle, mais de­puis que je suis ici, je n’ai ja­mais vu une par­tie de balle se jouer des­sus», fait re­mar­quer ce­lui qui veut faire bou­ger les choses sans avoir à tou­cher au por­te­feuille des contri­buables. «Il faut re­bâ­tir une sé­cu­ri­té et un bien-être à vivre ici», conclut-il.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

Le can­di­dat à la mai­rie, Stéphane Mes­sier.

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