Une bien pe­tite aide pour les groupes com­mu­nau­taires

La Petite-Nation - - ACTUALITÉS - PAS­CAL LA­PLANTE re­dac­tion.pe­ti­te­na­tion@tc.tc

COMMUNAUTÉ. Les 413 400$ an­non­cés par le Centre in­té­gré de san­té et de ser­vices so­ciaux (CISSS) de l’ou­taouais est une maigre contri­bu­tion aux be­soins, in­dique la Table ré­gio­nale des or­ga­nismes com­mu­nau­taires de l’ou­taouais.

La TROCAO pré­cise qu’il au­rait fal­lu in­ves­tir 13,8 mil­lions de dol­lars afin de re­flé­ter les be­soins pour l’en­semble des or­ga­nismes sur le ter­ri­toire de l’ou­taouais. L’écart entre l’offre et la de­mande est plu­tôt large.

«Les be­soins les plus criants sont dif­fi­ciles à cer­ner, mais le CISSS en­voie et ré­fère beau­coup de gens dans le mi­lieu com­mu­nau­taire de­puis avril 2015. Nous sommes de­ve­nus comme le pro­lon­ge­ment des ser­vices de san­té et des ser­vices so­ciaux», in­dique la di­rec­trice gé­né­rale de la TROCAO, Cin­dy Jal­bert.

Ce­pen­dant, l’in­dexa­tion du Pro­gramme de sou­tien aux or­ga­nismes com­mu­nau­taires (PSOC) a été beau­coup plus ti­mide. En 2016, c’est une aug­men­ta­tion de 0,1% du bud­get qui a été no­tée. Cette an­née, 0,1% a été la hausse du pro­gramme. «Ce n’est clai­re­ment pas suf­fi­sant pour at­teindre le coût de la vie», ajoute la di­ri­geante de la TROCAO.

CHÔ­MAGE ÉCO­NO­MIQUE

Le fi­nan­ce­ment est pro­blé­ma­tique au point où cer­tains or­ga­nismes com­mu­nau­taires ferment leurs portes et ren­voient leur per­son­nel chez eux pen­dant des pé­riodes de temps im­por­tantes.

Cer­tains ont fait le choix de fer­mer les bu­reaux ad­mi­nis­tra­tifs un ven­dre­di par se­maine, d’autres de ne pas opérer pen­dant la pé­riode es­ti­vale. Des si­tua­tions qui sont à ré­per­to­rier pour dres­ser un por­trait plus fi­dèle, in­dique la TROCAO.

«On tente de do­cu­men­ter pour s’as­su­rer que chaque or­ga­nisme a ce qu’il de­vrait avoir. On veut s’as­su­rer qu’il n’y ait pas d’ini­qui­tés entre les MRC d’une même ré­gion, par exemple», sou­ligne Mme Jal­bert.

Le re­cen­se­ment pour­rait per­mettre de mieux ci­bler les pro­blé­ma­tiques par ter­ri­toire: «Il y a des or­ga­nismes qui vont por­ter des pa­niers de Noël en par­cou­rant 150 km pour un seul pa­nier alors qu’en ville, on peut y al­ler à pied. Même chose pour les res­sources, ce n’est pas tou­jours évident de trouver un tra­vailleur so­cial aus­si fa­ci­le­ment qui veut s’éta­blir dans la Pe­tite-na­tion qu’à Ga­ti­neau.»

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