Des ré­si­dents lo­caux heu­reux du Rock­fest

La Petite-Nation - - ACTUALITÉS - LOUIS-CHARLES POU­LIN lc­pou­lin@lexis­me­dia.ca

FES­TI­VAL. La ma­jo­ri­té des ré­si­dents de Mon­te­bel­lo semblent te­nir à ce que le Rock­fest de­meure dans leur mu­ni­ci­pa­li­té dans le fu­tur, en se fiant aux com­men­taires re­cueillis sur place, du­rant le week-end, par le jour­nal La Pe­tite-na­tion.

Le pre­mier à être fier d’ac­cueillir les di­zaines de mil­liers de fes­ti­va­liers dans sa mu­ni­ci­pa­li­té est nul autre que le maire, Mar­tin Des­chênes. «Il ne faut pas ou­blier que Mon­te­bel­lo est un pole tou­ris­tique et on a prou­vé qu’on est ca­pables d’at­ti­rer les tou­ristes. Le Rock­fest fait par­ler de Mon­te­bel­lo par­tout à tra­vers la pla­nète et il y a des gens de par­tout dans le monde qui viennent vi­si­ter Mon­te­bel­lo grâce au fes­ti­val. Sim­ple­ment sur cette base-là, c’est un évé­ne­ment ex­tra­or­di­naire pour la mu­ni­ci­pa­li­té de Mon­te­bel­lo», men­tionne ce­lui qui re­marque que les ré­si­dents lo­caux col­la­borent beau­coup afin de bien ac­cueillir les vi­si­teurs.

«C’est un par­ty de trois jours qui est peu­têtre fa­ti­guant pour les ci­toyens, mais sans la col­la­bo­ra­tion des ci­toyens il n’y au­rait pas de Rock­fest. La mu­ni­ci­pa­li­té s’en­tend avec le Rock­fest pour que ça existe et la po­pu­la­tion em­barque. Il n’y a au­cune rai­son que le Rock­fest quitte Mon­te­bel­lo. Les gens viennent ici pour vivre l’ex­pé­rience. Oui, ils viennent pour la pro­gram­ma­tion mu­si­cale, mais ils viennent aus­si pour faire le par­ty pen­dant trois jours en vi­si­tant Mon­te­bel­lo», ajoute le maire qui es­père que la mu­ni­ci­pa­li­té ac­cueille­ra en­core l’évé­ne­ment pen­dant long­temps.

Louise Lé­pine, une ré­si­dente qui ha­bite Mon­te­bel­lo de­puis près de 20 ans, par­tage éga­le­ment le même point de vue que le maire. «Il faut vrai­ment que ça reste ici, car pour moi c’est mon Noël. Il y a plein de monde, plein d’amis, les gens sont po­lis, de bonne hu­meur et sont gé­né­reux», ren­ché­rit celle qui voit éga­le­ment une belle vi­si­bi­li­té pour son vil­lage. En tant que ré­si­dente, elle en pro­fite éga­le­ment pour louer des es­paces aux fes­ti­va­liers sur son terrain. «J’adore ça!»

Mal­gré le fait que les fes­ti­va­liers du Rock­fest ne sont pas sa clien­tèle cible pour vendre ses vê­te­ments, Lor­raine Pa­ri­sien, de la Bou­tique Lor­raine, trouve tout de même une fa­çon de faire de l’ar­gent du­rant le fes­ti­val. Elle amé­nage un pe­tit kiosque de nour­ri­ture de­vant son com­merce qui semble fort po­pu­laire au­près des ama­teurs de mu­sique à dé­ci­bels éle­vés. «Le Rock­fest fait connaître Mon­te­bel­lo et amène des gens de par­tout. Ils sont ma­gni­fiques, ils ne font pas de gra­buge et c’est un beau week-end de fes­ti­vi­tés.» Un autre en­droit fort po­pu­laire au­près des vi­si­teurs est le Dé­pan­neur Cre­vier où les gens font la file. Le pro­prié­taire, Pierre Nguyen, aime lui aus­si le fes­ti­val. «C’est bon pour dé­ve­lop­per le vil­lage, le faire connaître et c’est aus­si très bon pour le com­mer­cial.»

Bien que le Rock­fest semble ap­pré­cié de la ma­jo­ri­té des ré­si­dents lo­caux, le fes­ti­val ne fait pas l’una­ni­mi­té, et ac­cueillir au­tant de fes­ti­va­liers peut ap­por­ter cer­tains ir­ri­tants. Une ré­si­dente ren­con­trée dans le vil­lage du­rant le wee­kend, Ju­lie St-hi­laire, trouve que «l’or­ga­ni­sa­tion du Rock­fest se fout to­ta­le­ment des ci­toyens», dit-elle. «C’est ren­du lourd pour un pe­tit vil­lage. Je pense qu’il est temps que le fes­ti­val dé­mé­nage ailleurs où il n’y a pas de ré­si­dence et où les or­ga­ni­sa­teurs peuvent avoir un meilleur contrôle.», dé­plore celle qui di­sait ai­mer le fes­ti­val au­pa­ra­vant.

Elle ra­conte que l’un des sta­tion­ne­ments of­fi­ciels du Rock­fest a été inon­dé par la pluie jeu­di. À la place de rem­bour­ser les automobilistes, elle in­dique que les or­ga­ni­sa­teurs ont plu­tôt per­mis aux gens de se sta­tion­ner «tout croche» sur la route 148 et la 323. Elle trouve cette si­tua­tion dom­mage consi­dé­rant que plu­sieurs ré­si­dents lo­caux au­raient bien ai­mé ac­cueillir ces voi­tures, puis­qu’ils se sont mu­nis d’un per­mis leur don­nant droit d’ac­cueillir des vé­hi­cules sur leur terrain du­rant le Rock­fest. «Je suis vrai­ment déçue parce que c’est une in­sulte en­vers les ré­si­dents qui ont pris un per­mis et qui n’ar­rivent pas à rem­plir leur terrain.»

«Je n’ai pas en­ten­du par­ler de cette pro­blé­ma­tique là par­ti­cu­liè­re­ment. Il y a eu de la pluie le mer­cre­di et le jeu­di, donc c’est cer­tain que quelques-uns de nos ter­rains ont été af­fec­tés. C’est un dé­fi chaque an­née quand il y a de la pluie, mais on trouve des so­lu­tions en gar­dant des es­paces sur les routes. Je pense que tout le monde à réus­si à se sta­tion­ner», com­mente le fon­da­teur du Rock­fest, Alex Mar­tel. À no­ter que les ré­si­dents de Mon­te­bel­lo pou­vaient ac­cé­der au site du fes­ti­val gra­tui­te­ment cette an­née.

(Pho­to La Pe­tite-na­tion – Louis-charles Pou­lin)

Des di­zaines de mil­liers de fes­ti­va­liers étaient à Mon­te­bel­lo ce week-end.

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