Une chan­son pour dé­non­cer le re­trait du gui­chet à Ri­pon

La Petite-Nation - - ACTUALITÉS - LOUIS-CHARLES POU­LIN lc­pou­lin@lexis­me­dia.ca

CHAN­SON. La for­ma­tion folk­lo­rique Le Diable à Cinq, dont la ma­jo­ri­té des membres sont de Ri­pon, a com­po­sé une chan­son in­ti­tu­lée «Bien dé­çus» pour dé­non­cer le re­trait du gui­chet au­to­ma­tique de la Caisse Des­jar­dins dans leur lo­ca­li­té.

Les membres du groupe, Sa­muel Sa­bou­rin, Fé­lix Sa­bou­rin, An­dré-michel Dam­bre­mont, Éloi Ga­gnon-sa­bou­rin et Re­mi Pagé, se sont fait sug­gé­rer l’idée de com­po­ser une chan­son à ce su­jet par un ami du grand-père de l’un des membres du groupe. Étant eux-mêmes mé­con­tents du trai­te­ment de la Caisse Des­jar­dins Pe­tite-na­tion en­vers leur lo­ca­li­té, ils ont dé­ci­dé de s’y mettre afin d’ap­puyer les so­cié­taires mé­con­tents dans leur bataille, ex­plique Sa­muel Sa­bou­rin. «Cette chan­son-là c’est vrai­ment une ré­flexion et une dé­non­cia­tion de notre part d’une si­tua­tion qu’on juge très dé­plo­rable. On dé­plore la fa­çon dont le gui­chet a été re­ti­ré et on res­sent un fort sen­ti­ment d’aban­don», ex­plique-t-il en spé­ci­fiant que le Diable à Cinq se range der­rière leurs conci­toyens de Ri­pon qui sont dé­çus face au Mou­ve­ment Des­jar­dins.

An­dré-michel Dam­bre­mont trouve que les com­mer­çants lo­caux ont re­çu «une claque» de la part de la Caisse Des­jar­dins avec le re­trait du gui­chet. «Ça em­pêche des ventes, car les gens n’ont pas d’ar­gent li­quide», dé­plore-t-il. «Mon grand-père était l’un des membres fon­da­teurs de la caisse à Ri­pon et ça l’a ex­trê­me­ment cho­qué d’ap­prendre la dé­ci­sion de Des­jar­dins», af­firme Fé­lix Sa­bou­rin qui pré­cise que l’ac­cès à l’in­ter­net n’est pas tou­jours fa­cile où il de­meure afin d’ef­fec­tuer des tran­sac­tions en ligne. «On ne peut pas exi­ger aux per­sonnes âgées et aux per­sonnes han­di­ca­pées, dont cer­taines ne peuvent même pas conduire, d’al­ler à Sain­tan­dré-avel­lin pour avoir des ser­vices», cri­ti­quet-il. «Le Diable à Cinq ça nous touche per­son­nel­le­ment et on pense aus­si aux gens les plus dé­mu­nis», ajoute ce­lui qui sou­ligne que la for­ma­tion mu­si­cale te­nait à faire sa part dans le mou­ve­ment de contestation.

Le quin­tet in­dique qu’il n’a pas été long pour trou­ver les pa­roles de leur com­po­si­tion, puisque «la pas­sion était tel­le­ment pré­sente avec le conflit qui était en nous que ç’a cou­lé tout seul». De­puis la pu­bli­ca­tion de cette chan­son sur Fa­ce­book, il y a quelques jours, les membres du Diable à Cinq re­çoivent «plein d’amour» en se pro­me­nant à Ri­pon. «Plu­sieurs nous ont té­lé­pho­né pour nous dire qu’ils en­ten­daient la chan­son par­tout à Ri­pon en se pro­me­nant dans les rues du vil­lage. On s’est pro­me­nés hier dans le vil­lage et beau­coup nous ont abor­dés pour nous dire qu’ils étaient contents et que c’est une bonne fa­çon de pas­ser le mes­sage», in­forme le groupe qui re­mer­cie la po­pu­la­tion pour leur sou­tien.

L’ob­jec­tif du groupe, ori­gi­naire de la Pe­tite-na­tion, est que leur chan­son soit par­ta­gée dans l’en­semble des ré­gions du Qué­bec et qu’elle soit en­ten­due par les dé­ci­deurs au sein du Mou­ve­ment Des­jar­dins. «Que ce soit en Gas­pé­sie, en Ou­taouais, au Sa­gue­nay ou peu im­porte, cette si­tua­tion-là concerne le Qué­bec au grand com­plet. C’est une pro­blé­ma­tique qui se trouve par­tout en ré­gion», ex­prime Sa­muel Sa­bou­rin qui ajoute que les pa­roles de la chan­son ont été écrites de fa­çon à ce que n’im­porte qui à tra­vers la pro­vince se sente in­ter­pel­lé. Rap­pe­lons éga­le­ment qu’ici dans la ré­gion, les mu­ni­ci­pa­li­tés de Notre-dame-de-la-sa­lette et de Plai­sance ver­ront leur gui­chet au­to­ma­tique Des­jar­dins dis­pa­raître cet été.

SAINT-JEAN

Sans rien pro­mettre, le Diable à Cinq pour­rait jouer sa com­po­si­tion «Bien dé­çus» sur scène de­vant sa plus grande foule en car­rière le 24 juin. La for­ma­tion se pro­dui­ra à la Place des fes­ti­vals dans le cadre des Dé­fi­lés de la Fête na­tio­nale à Mon­tréal. «C’est vrai­ment une belle op­por­tu­ni­té et quelque chose de gros pour nous autres», com­mente M. Sa­bou­rin. «Avec notre folk­lore, je pense qu’il y a rien de mieux pour re­pré­sen­ter l’as­pect qué­bé­cois et nos ra­cines. On va avoir du plai­sir et on va mettre de l’am­biance et le par­ty dans la place», pro­mettent les cinq mu­si­ciens qui sou­haitent une bonne Saint-jean-baptiste à tous. À no­ter que le Diable à Cinq se­ra éga­le­ment sur scène, au Parc Gilles-mai­son­neuve à Mas­son-an­gers, le 23 juin à 19h.

Pour ter­mi­ner, ils in­vitent leurs au­di­teurs à res­ter aux aguets, puisque le groupe de­vrait an­non­cer quelques spec­tacles du­rant l’été et aus­si dé­voi­ler un nou­veau vi­déo­clip pro­chai­ne­ment.

Gra­cieu­se­té)

Le Diable à Cinq se­ra en spec­tacle à Mas­son-an­gers le 23 juin et à Mon­tréal le 24 juin pour cé­lé­brer la Saint-jean.(pho­to

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