ELLE EST RES­TÉE ET A ÉTUDIÉ EN FRAN­ÇAIS

La Presse - - LES ANGLO-QUÉBÉCOIS EN EXIL -

Se­re­na Tri­fi­ro convient qu’il lui au­rait été beau­coup plus dif­fi­cile de tra­vailler comme avo­cate au Qué­bec si elle n’avait pas dé­ci­dé de faire son droit en fran­çais à l’Uni­ver­si­té de Mon­tréal. La jeune femme an­glo­phone qui a gran­di dans la mé­tro­pole et qui avait étudié toute sa vie en an­glais fait par­tie du nombre crois­sant d’An­glo-Qué­bé­cois qui font dé­sor­mais leurs études uni­ver­si­taires dans la langue de Mo­lière. En 2014, 9,5 % des uni­ver­si­taires de langue an­glaise ve­nant du Qué­bec fré­quen­taient une uni­ver­si­té fran­co­phone, se­lon une étude de l’Of­fice de la langue fran­çaise ren­due pu­blique le mois der­nier. Il s’agit d’une aug­men­ta­tion de 83 % par rap­port à 2002, où la pro­por­tion était de 5,9 %. « Mon­tréal, c’est tou­jours ma ville, di­telle. Et si je dois pra­ti­quer en fran­çais, so be it. Je vais le faire. Parce que j’adore la ville de Mon­tréal, j’adore les per­sonnes et j’aime qu’on parle fran­çais et an­glais. C’est unique. »

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