Dé­ra­pages in­con­trô­lés

La Presse - - ARTS CINÉMA - Drame d’hor­reur de Dar­ren Aro­nof­sky avec Jen­ni­fer La­wrence, Ja­vier Bar­dem, Mi­chelle Pfeif­fer, Ed Har­ris. 1 h 55. — Marc-An­dré Lussier

LE SYNOPSIS

La vie d’un couple vi­vant dans un en­droit iso­lé prend une tour­nure in­at­ten­due quand le ma­ri, un écri­vain en panne d’ins­pi­ra­tion, ouvre sa porte à des ad­mi­ra­teurs in­con­nus...

LA CRI­TIQUE

De son aveu même, Dar­ren Aro­nof­sky vou­lait en­traî­ner le spec­ta­teur dans une ex­pé­rience dif­fé­rente, in­tense, par­se­mée de sen­sa­tions fortes, en pous­sant en­core plus loin une ap­proche dé­jà ex­plo­rée dans Re­quiem for a Dream et Black Swan. Est-ce à dire qu’il fal­lait pour au­tant tom­ber dans le grand gui­gnol au cours du der­nier acte de son nou­veau film ?

Clai­re­ment scin­dé en deux, mother ! est beau­coup mieux maî­tri­sé dans la pre­mière heure, alors que le couple que forment un écri­vain (Ja­vier Bar­dem) et une épouse beau­coup plus jeune (Jen­ni­fer La­wrence) ac­cueille au sein de sa de­meure, au grand dam de la femme (au­cun per­son­nage n’a de nom), un couple d’ad­mi­ra­teurs qui s’in­cruste dans leur vie. Mi­chelle Pfeif­fer, qu’il fait bon re­trou­ver dans un rôle aus­si consis­tant, fait flèche de tout bois et Ed Har­ris offre aus­si une ex­cel­lente com­po­si­tion.

Des touches fan­tas­tiques viennent se gref­fer au ré­cit, ra­con­té du point de vue de la jeune femme, et l’as­pect an­xio­gène qui en émane est très bien ren­du.

Tout se gâte sé­rieu­se­ment dans la der­nière par­tie alors que la conjointe, main­te­nant en­ceinte, voit sa de­meure en­va­hie d’une horde d’in­con­nus avec l’as­sen­ti­ment d’un ma­ri en mal de re­con­nais­sance. On tombe alors dans l’ou­trance ab­so­lue, de­vant la­quelle on en vient à dé­cro­cher tel­le­ment la dé­mons­tra­tion est ex­ces­sive. À cô­té de mother ! ,

Ro­se­ma­ry’s Ba­by semble être un conte de Dis­ney.

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