Flo­rence Le­pro­hon-La­joie donne au sui­vant

La Revue - - ACTUALITÉS - PAS­CAL LA­PLANTE pas­cal.la­plante@tc.tc

les fa­milles, comme elle, qui ont dû pas­ser par les trai­te­ments et l’in­cer­ti­tude. Bien qu’elle ne soit pas un grand cor­don bleue, la jeune fille se­ra du ren­dez­vous pour cui­si­ner: «Ce n’est pas vrai­ment quelque chose que j’aime faire, mais je le fais pour la cause, c’est cer­tain. C’est stres­sant qu’il va y avoir beau­coup de monde.» Le 23 avril 2009, la vie de la jeune de­moi­selle avait été mise en veilleuse. Le diag­nos­tic a frap­pé et la fa­mille s’est ran­gée der­rière la ca­dette de la fa­mille pour lut­ter contre la ma­la­die. La vie a re­pris chez les Le­pro­hon-La­joie, au point où Flo­rence n’a plus en tête les épi­sodes rou­ti­niers de la chi­mio­thé­ra­pie, la mé­di­ca­tion an­ti­psy­cho­tique et la ra­dio­thé­ra­pie. Exit les al­lers- re­tours à Mon­tréal éga­le­ment.

«Ce que je trou­vais le plus dif­fi­cile du­rant la ma­la­die et les trai­te­ments, c’étaient quand on me pi­quait sur le doigt ou dans le creux du coude ( j’ai eu 541 pi­qures). Quand j’étais hos­pi­ta­li­sée, ce qui m’ai­dait et que je trou­vais co­ol était de jouer à l’or­di­na­teur et me pro­me­ner à tri­cycle dans les couloirs (oui, oui) au CHU Sainte-Jus­tine. Ce qui était drôle était de voir mon père ou ma mère qui de­vaient me suivre avec le po­teau de so­lu­té!»

Au­jourd’hui, sa vie est beau­coup moins stres­sante: «C’est plus tran­quille, je vais à l’école comme tout le monde – et je n’aime pas tel­le­ment ça en­core - je fais mes ac­ti­vi­tés. J’aime beau­coup les arts, faire du des­sin alors c’est pro­ba­ble­ment dans un do­maine comme ça que j’ai­me­rais tra­vailler.»

Le com­bat contre le can­cer in­fan­tile a lais­sé place au temps plus mol­lo et à la rou­tine.

« Du­rant les deux an­nées de trai­te­ment, j’ai été sou­vent ab­sente de l’école. En ma­ter­nelle, je n’ai pas été sou­vent à l’école. Les élèves de la classe sa­vaient ce que j’avais parce que l’agente des fa­milles de Leu­can était ve­nue dans ma classe ex­pli­quer pour­quoi j’avais per­du mes che­veux et ce qu’était la leucémie. J’ai eu la chance d’avoir deux en­sei­gnantes en or qui m’en­voyaient des de­voirs à faire et pre­naient de mes nou­velles. En pre­mière an­née, j’y ai été plus, mais je man­quais une se­maine sur trois et un jour par se­maine pour mes trai­te­ments.»

(Pho­to: Gra­cieu­se­té Es­ther Campeau Maître pho­to­graphe)

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