Re­voir l’offre de ser­vices des soins à do­mi­cile

La Revue - - ACTUALITÉS - YAN­NICK BOUR­SIER yan­nick.bour­sier@tc.tc

Pour amé­lio­rer l’offre en soins à do­mi­cile, le Centre in­té­gré de san­té et de ser­vices so­ciaux de l’Ou­taouais (CISSSO) va re­voir les be­soins de sa clien­tèle ac­tuelle pour mettre les ef­forts et l’ar­gent aux bons en­droits.

Le CISSSO vient de pré­sen­ter un nou­veau plan d’ac­tion pour ses soins à do­mi­cile. «Il y a la moi­tié des sommes qui va al­ler pour de nou­velles per­sonnes qui vont être prises en charge», in­dique le pré­sident-di­rec­teur gé­né­ral du CISSSO, Jean Hé­bert.

Ce chan­ge­ment vise à di­mi­nuer le nombre de per­sonnes qui se re­trouvent dans les lits de soins de courtes du­rées à l’hô­pi­tal ou dans des res­sources in­ter­mé­diaires.

L’autre moi­tié de l’en­ve­loppe bud­gé­taire de ce plan d’ac­tion ser­vi­ra à in­ten­si­fier les ser­vices pour les gens qui en ont be­soin et qui en re­çoivent dé­jà. Mais une ana­lyse se­ra réa­li­sée pour confir­mer le be­soin.

«On s’est ren­du compte que des fois il y avait des gens qui avaient peu de perte d’au­to­no­mie et qui re­ce­vaient beau­coup de soins alors qu’il y en a qui en avait plus, mais qui re­ce­vait moins de soin, sou­tient Jean Hé­bert. On est en train de re­voir ça.»

C’est un exer­cice im­por­tant et sur­tout peu cou­rant, re­con­naît le PDG du CISSSO. «C’est quelque chose qui était dif­fi­cile à faire avant dans le ré­seau de la san­té. On ne re­met­tait ja­mais en ques­tion ce qu’on fai­sait. On fai­sait juste ra­jou­ter.»

La si­tua­tion fi­nan­cière ac­tuelle ne per­met plus d’agir de la sorte. «Là, avec les res­sources qui sont li­mi­tées, on doit se po­ser des ques­tions: C’est-tu per­ti­nent? Est-ce que le be­soin est là? Et s’as­su­rer qu’on en­voie les res­sources à la bonne place.»

MAIN-D’OEUVRE

Comme dans d’autres sec­teurs de la san­té, le re­cru­te­ment est un en­jeu pour les soins à do­mi­cile, avoue Jean Hé­bert. L’ob­jec­tif du CISSSO est d’avoir le per­son­nel né­ces­saire pour ré­pondre aux be­soins sans faire ap­pel à l’ex­terne.

«L’an­cien CSSSG avait un contrat avec une agence et on en en train de re­voir ça. Quand on est ca­pable, on va vi­ser avoir le per­son­nel com­pé­tent et adé­quat pour pou­voir faire l’en­semble de nos obli­ga­tions et des fonc­tions qu’on doit as­su­mer.»

(Pho­to: TC Me­dia – Pas­cal La­plante)

Jean Hé­bert en en­tre­vue édi­to­riale avec La Revue.

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