Pour­quoi faire sté­ri­li­ser votre ani­mal?

La patte sur le coeur

La Revue - - COMMUNAUTAIRE -

Nous vous pré­sen­tions, une fois par mois, cette chro­nique sur les ani­maux, en col­la­bo­ra­tion avec la SPCA de l’Ou­taouais. Ce mois-ci: la sté­ri­li­sa­tion.

Pour ceux qui se po­se­raient en­core LA ques­tion, « mais pour­quoi tant d’in­sis­tance à faire sté­ri­li­ser notre ani­mal ? », vous trou­ve­rez ré­ponses dans les pro­chaines lignes !

En re­fuge ani­ma­lier, une de nos mis­sions les plus im­por­tantes est l’édu­ca­tion de la po­pu­la­tion. Un des su­jets sur les­quels nous de­vons consa­crer un maxi­mum d’ef­forts est sans au­cun doute : l’im­por­tance de la sté­ri­li­sa­tion chez les chiens et les chats.

Tran­quille­ment dans les der­nières an­nées, les men­ta­li­tés ont com­men­cé à chan­ger. Grâce à la Se­maine Na­tio­nale de la Sté­ri­li­sa­tion au Qué­bec (SNSAQ), une ini­tia­tive de l’As­so­cia­tion des Mé­de­cins Vé­té­ri­naires du Qué­bec (AMVQ), des pro­prié­taires d’ani­maux ayant un faible re­ve­nu peuvent quand même per­mettent à leur com­pa­gnon de pro­fi­ter des avan­tages de la sté­ri­li­sa­tion.

Les rai­sons de faire sté­ri­li­ser son ani­mal de com­pa­gnie sont nom­breuses ! Ana­ly­sons d’abord le cô­té san­té. « Plu­sieurs études ont dé­mon­tré qu’une chienne sté­ri­li­sée avant ses pre­mières cha­leurs ré­duit le risque de contrac­ter une tu­meur mam­maire à aus­si peu que 0,5 %. Par contre, le risque aug­mente à 26% pour une chienne sté­ri­li­sée après ses deuxièmes ou troi­sièmes cha­leurs. En ce qui concerne la chatte, la sté­ri­li­sa­tion ré­dui­rait de 40 % à 60 % les chances de dé­ve­lop­per un can­cer des ma­melles. Pour les mâles, la cas­tra­tion ré­duit à 0% le risque de contrac­ter une tu­meur des tes­ti­cules. »

Cô­té com­por­te­ment, gar­der un ma­tou fer­tile à l’in­té­rieur de la mai­son est pra­ti­que­ment im­pen­sable ; la sté­ri­li­sa­tion ré­gle­ra la forte odeur de son urine et il n’au­ra pas non plus ten­dance à faire du mar­quage uri­naire ! Pour ce qui est des fe­melles, fi­nis les plaintes de chattes en cha­leurs à 2h du ma­tin ; vous pour­rez dor­mir sur votre 2 oreilles. Pour les chiennes, fi­ni les sai­gne­ments dans la mai­son. Fi­na­le­ment, au­tant pour les chiens que les chats, la sté­ri­li­sa­tion ré­duit gran­de­ment le risque de ba­garre entre mâles en plus de don­ner un ani­mal plus calme et moins fu­gueur !

Pour les or­ga­nismes de dé­fenses des ani­maux, la sté­ri­li­sa­tion joue un rôle ca­pi­tal dans la so­lu­tion à la sur­po­pu­la­tion ani­male au Qué­bec. Se­lon une étude da­tant de 2013, il y au­rait plus de 2.5 mil­lions de chiens et de chats au Qué­bec. Ima­gi­nez main­te­nant que la moi­tié d’entre eux ne sont pas sté­ri­li­sés et qu’ils aient tous au moins une por­tée, « parce que c’est une belle ex­pé­rience pour vos en­fants » ou « parce que c’est un ac­ci­dent avec le chien du voi­sin » … Qui pren­dra en charge tous ce beau monde une fois que vous au­rez épui­sés vos res­sources pour leur trou­ver un foyer ? Eh oui, les re­fuges ani­ma­liers.

Alors pen­sez in­tel­li­gem­ment ; pour votre ani­mal et pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir une fa­mille. Si vous n’avez pas les sous, in­for­mez-vous au­près de votre vé­té­ri­naire pour la SNSAQ ou au­près de la SPCA/SPA près de chez vous pour les cli­niques de sté­ri­li­sa­tion pour foyer à faible re­ve­nu.

Et sou­ve­nez-vous : Sté­ri­li­ser votre ani­mal, c’est sau­ver plus d’une vie !

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