Réus­sir, pas tou­jours fa­cile!

La Revue - - ACTUALITÉS - PLAMERDY GASOLE Po­ly­va­lente Le Car­re­four

La réus­site sco­laire, quel su­jet de pré­di­lec­tion sou­vent abor­dé par les pa­rents, les psy­cho­logues ou les en­sei­gnants. Mais qu’en est-il de sa per­cep­tion par les élèves du se­con­daire?

Pre­miè­re­ment, la per­cep­tion qu’on a de la réus­site sco­laire peut gran­de­ment in­fluen­cer notre hu­meur ou notre com­por­te­ment. Au fil des ans, notre en­thou­siasme d’al­ler à l’école di­mi­nue. On trouve que les cours durent une éter­ni­té et que les de­voirs res­semblent plus à des pu­ni­tions qu’à des pra­tiques pour nous amé­lio­rer; bref l’école res­semble plus par­fois à un lieu des sup­plices, ce qui fait que ça nous tente moins d’y al­ler. Moi-même par exemple, j’aime l’école tou­te­fois, je men­ti­rais si je di­sais qu’au­cun jour du­rant l’an­née sco­laire je n’ai pen­sé de ne pas m’y rendre.

Pour­tant, j’y vais chaque jour sans trop me plaindre. Mon se­cret? Un peu in­con­gru, mais néan­moins ef­fi­cace, je me fais l’idée que l’école est un lieu de tra­vail, un pro­gramme d’en­trai­ne­ment pour le fu­tur. Comme dans un vrai lieu de tra­vail, je me dois d’avoir un com­por­te­ment exem­plaire : de ne pas me lais­ser dé­pas­ser par mes émo­tions, écou­ter at­ten­ti­ve­ment ce qu’on me dit et de bien faire les tâches de­man­dées.

Aus­si, pour me mo­ti­ver à tou­jours bien tra­vailler dans mes exa­mens afin d’ob­te­nir de bonnes notes, je me dis que dans un vrai lieu de tra­vail, le sa­laire qu’on le re­çoit équi­vaut à l’ef­fort, à l’éner­gie et à la qua­li­té des tra­vaux qu’on ac­com­plit. Alors, j’in­ves­tis fort dans mes études dans le but d’avoir un bon sa­laire ce qui équi­vaut pour moi à des bons ré­sul­tats sco­laires.

Mais tout ça, ce n’est pas fa­cile parce qu’on trouve dif­fi­ci­le­ment le temps d’étu­dier et de faire nos de­voirs à la mai­son. Pour­quoi? Trop de dis­trac­tions. Moi- même, j’ai du mal à me concen­trer quand on passe un bon film ou une de mes émis­sions pré­fé­rées à la té­lé­vi­sion. C’est une ten­ta­tion qui me te­naille même si je m’éloigne dans un lieu calme. La com­pa­rai­son est sem­blable à un dé­li­cieux des­sert al­lé­chant qu’on dé­pose à votre por­tée alors que vous vous êtes en­ga­gé à un régime sé­vère.

Vous en avez vrai­ment en­vie et ce­la vous hante de le prendre et de le man­ger. Alors là, vous com­men­cez à vous ques­tion­ner si ce régime n’est pas un peu trop pour vous. Or si vous avez choi­si un tel régime, c’est sû­re­ment pour ses bien­faits. C’est donc pa­reil dans la vie étu­diante: si vous or­ga­ni­sez votre em­ploi du temps, vous pour­rez suc­com­ber à vos loi­sirs, sans pé­cher évi­dem­ment dans l’ex­cès.

Pour conclure, il nous ap­par­tient de dé­ci­der de nous ap­pli­quer dans nos études ou pas, de man­ger nos des­serts fa­vo­ris ou pas; après tout, ce que nous se­rons dans l’ave­nir dé­pend de nos ac­tions du pré­sent. Comme la de­vise de notre école le men­tionne si bien : tu es maître de ta réus­site.

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