GA­TI­NEAU Une res­tric­tion de sta­tion­ne­ment qui fait ra­ger

La Revue - - SPORTS - MA­RIE PIER LÉCUYER ma­rie­pier.le­cuyer@tc.tc

Une pan­carte re­strei­gnant le sta­tion­ne­ment sur la rue La­fon­taine fait ra­ger de­puis plu­sieurs an­nées un ci­toyen et ré­sident de Ga­ti­neau.

Jean- Claude Ber­ge­ron ha­bite au 4, rue La­fon­taine de­puis de nom­breuses an­nées. En 2008, une pan­carte contrô­lant le sta­tion­ne­ment sur la rue a été ins­tal­lée. Entre 8h et 17h du lun­di au ven­dre­di, il est in­ter­dit de se sta­tion­ner des deux cô­tés de la rue La­fon­taine, plus de deux heures. Mais le contrôle du sta­tion­ne­ment se fait seule­ment sur une pe­tite por­tion de la rue.

«Je suis la seule ré­si­dence de ce cô­té (pair) qui est af­fec­tée par cette res­tric­tion-là», dé­plore-t-il.

Du­rant les pre­mières an­nées de la res­tric­tion, Jean-Claude Ber­ge­ron avait un per­mis de sta­tion­ne­ment au coût de 85$, puis­qu’il pos­sé­dait trois vé­hi­cules. «Quand j’ai vou­lu re­nou­ve­ler mon per­mis, on a dé­ci­dé que je ne pou­vais pas le re­nou­ve­ler parce que je n’avais plus trois vé­hi­cules», dé­plore-t-il.

«Je n’ai pas be­soin de me jus­ti­fier, c’est en avant de chez nous, clame M. Ber­ge­ron. (…) Ça se­rait sup­po­sé d’être là pour me ser­vir moi. Qui d’autres ça peut dé­ran­ger que je mette mon au­to là?»

Par­mi les in­con­vé­nients que M. Ber­ge­ron ra­conte avoir vé­cus en lien avec cette res­tric­tion, il ra­conte avoir re­çu un constat d’in­frac­tion le 28 juin der­nier. À ce mo­ment, le ré­sident à dû faire rem­pla­cer sa four­naise. Un ca­mion cube a dû se pla­cer dans son en­trée pour ef­fec­tuer les tra­vaux. Lorsque le ca­mion a quit­té les lieux, il a consta­té un billet d’in­frac­tion dans la vitre de sa voi­ture. Un constat qu’il a contes­té. «Je suis cen­sé mettre mon ca­mion où, dans mes poches», image-t-il.

Il y a quelques an­nées, il a vou­lu faire an­nu­ler cette res­tric­tion. Et ré­cem­ment, il a fait une re­quête en ce sens. Il at­tend en­core des nou­velles pour faire re­ti­rer les pan­neaux sur le cô­té pair de la rue.

«Il me semble que c’est de l’abus pur et simple», mar­tèle le ré­sident de Pointe-Ga­ti­neau.

« On di­rait que c’est juste faire de l’ar­gent, par n’im­porte quel moyen»

À L’ÉCOUTE DES CI­TOYENS

Au- de­là de la si­tua­tion qu’il dé­plore, JeanC­laude Ber­ge­ron dé­plore les « dé­ra­pages constats de la Ville dans ses rap­ports avec les ci­toyens». «On di­rait que c’est juste faire de l’ar­gent, par n’im­porte quel moyen, in­dique-t-il. On est plus au ser­vice du client, qui est nous, les contri­buables, les gens.»

Il cite en exemple le rap­port an­nuel 2016 du Bu­reau de l’Om­bud­sman de la Ville de Ga­ti­neau (BOG) qui évoque la voie de la «confron­ta­tion et même de la ju­di­cia­ri­sa­tion».

- Jean-Claude Ber­ge­ron

« Pour­quoi ça prend 50 mil­lions d’ex­pli­ca­tions pour­quoi c’est si com­pli­qué » , se ques­tionne- t- il. Jean- Claude Ber­ge­ron dé­plore la « grosse ma­chine » et le manque d’ouverture de la Ville de Ga­ti­neau.

(Pho­to: Gra­cieu­se­té)

Sur le reste de la rue, il n’y a au­cune res­tric­tion de sta­tion­ne­ment.

Pho­to: Gra­cieu­se­té)

Le sta­tion­ne­ment est in­ter­dit du cô­té droite, pour plus de deux heures.(

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