Dif­fi­cile pour les com­merces lo­ca­taires

La Revue - - ACTUALITÉS - YAN­NICK BOUR­SIER yan­nick.bour­sier@tc.tc

Si un bon nombre de com­merces de Ga­ti­neau ac­cep­tant de par­ti­ci­per à une éva­lua­tion de leur ac­ces­si­bi­li­té dans le cadre d’un pro­jet-pi­lote de la Ville, c’est en­core un dos­sier dif­fi­cile pour cer­tains com­mer­çants, prin­ci­pa­le­ment ceux qui sont lo­ca­taires.

En dé­cembre, Ga­ti­neau de­vrait avoir éva­lué 125 com­mer­çants dans le cadre du pro­jet-pi­lote sur l’ac­ces­si­bi­li­té, in­dique Ka­thy Ha­mil­ton, agente de dé­ve­lop­pe­ment social et com­mu­nau­taire à la Ville de Ga­ti­neau.

Mais la réa­li­té de cer­tains de ces com­merces les em­pêche de par­ti­ci­per à ce pro­jet, même s’ils le sou­hai­taient. « Les com­mer­çants ne sont pas tou­jours pro­prié­taires de leur édi­fice, note- t- elle. C’est dif­fi­cile de re­tra­cer les pro­prié­taires des bâ­ti­ments. »

Le do­maine de la san­té est no­tam­ment un sec­teur où l’ac­ces­si­bi­li­té pour­rait être meilleure, sou­tient Mme Ha­mil­ton. Les den­tistes et les cli­niques mé­di­cales, entre autres, ne sont pas tou­jours les plus ac­ces­sibles. D’autres com­merces, comme les sa­lons de coif­fure, ont la même pro­blé­ma­tique.

PAS D’OBLI­GA­TION

Le pro­blème de base, es­time Ka­thy Ha­mil­ton, se trouve dans le Code du bâ­ti­ment. « Au Qué­bec, le Code du bâ­ti­ment n’est pas né­ces­sai­re­ment fa­ci­li­tant. Il ne va pas as­sez loin dans les besoins des per­sonnes han­di­ca­pées. »

Par exemple, le code a des me­sures pour les pe­tits fau­teuils ma­nuels. Mais rien pour les fau­teuils élec­triques qui sont plus gros. Ce qui fait que sou­vent, ces der­niers ne passent pas, men­tionne Mme Ha­mil­ton.

« On se met avec d’autres villes pour pous­ser pour qu’il y ait des chan­ge­ments. Quand il y a des mises à jour du Code du bâ­ti­ment, on ai­me­rait être consul­té. »

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