PLA­TEAU HULL / AYL­MER Des struc­tures de jeu, un ca­deau em­poi­son­né ?

La Revue - - SPORTS - YAN­NICK BOUR­SIER yan­nick.bour­sier@tc.tc

Dans la si­tua­tion ac­tuelle, les struc­tures de jeu dans les cours d’école sont pra­ti­que­ment un ca­deau em­poi­son­né, es­time la pré­si­dente de la com­mis­sion sco­laire des Por­tages-de-l’Ou­taouais (CSPO), Jo­hanne Lé­ga­ré.

La CSPO va s’at­tar­der dans les pro­chains mois à la si­tua­tion des struc­tures de jeu sur son ter­ri­toire en ten­tant de mettre en place une Po­li­tique qui va trai­ter du fi­nan­ce­ment, de l’ins­tal­la­tion, de l’uti­li­sa­tion et de l’en­tre­tien.

Le pro­blème ac­tuel­le­ment pour la CSPO, c’est que le gou­ver­ne­ment, lors­qu’il ac­corde une nou­velle école, ne donne pas d’ar­gent pour équi­per la cour d’école. Ce sont donc les pa­rents, une fois l’école construite, qui doivent faire des cam­pagnes de fi­nan­ce­ment pour ache­ter la struc­ture. Lors­qu’un pro­jet est pré­sen­té, le gou­ver­ne­ment peut mettre 25% de la fac­ture, avec un maxi­mum de 25 000$.

«C’est beau nous don­ner 25 000$ pour ins­tal­ler une struc­ture, mais après ça les coûts pour l’ins­pec­tion et l’en­tre­tien, ça re­vient au bud­get de l’école parce qu’on n’est pas fi­nan­cé», sou­tient Mme Lé­ga­ré.

Sou­vent, ce sont donc en­core les pa­rents qui doivent faire des cam­pagnes de fi­nan­ce­ment. Ou la struc­ture est lais­sée à elle- même et peu d’en­tre­tien se fait. C’est pour­quoi ces pro­jets sont vus sou­vent comme des ca­deaux em­poi­son­nés.

Le fait que l’ar­gent doit sou­vent être amas­sé par les pa­rents amène aus­si un pro­blème d’ini­qui­té, croit la pré­si­dente de la CSPO. «On s’aper­çoit qu’il y a des écoles qui sont riches et peuvent se payer de belles struc­tures. D’autres écoles sont dans un mi­lieu plus dé­fa­vo­ri­sé et elles sont peut-être moins amé­na­gées que les autres.»

SO­LU­TIONS

La si­tua­tion est pré­sen­te­ment à l’étude par la CSPO pour plu­sieurs rai­sons. D’abord, grâce à un par­te­na­riat avec Loi­sirs Sports Ou­taouais, cer­taines struc­tures sont exa­mi­nées en ce mo­ment par un spé­cia­liste qui re­met­tra ses conclu­sions pro­chai­ne­ment.

La CSPO a ci­blé quatre écoles pour cette éva­lua­tion. « Au- de­là du rap­port, il fau­dra en­ga­ger des fonds pour pro­cé­der à la mise à ni­veau de ces struc­tures-là», in­dique Jo­hanne Lé­ga­ré.

La com­mis­sion sco­laire fait des dé­marches au­près du mi­nis­tère de l’Édu­ca­tion pour sa­voir si les struc­tures de jeu pour­raient être in­cluses dans le pro­gramme Main­tien des bâ­ti­ments, une en­ve­loppe qui sert à fi­nan­cer des tra­vaux dans les écoles an­nuel­le­ment.

Une autre rai­son pour la­quelle ce dos­sier est im­por­tant en ce mo­ment, ce sont les dis­cus­sions avec la Ville pour les pro­to­coles d’en­tente. Sou­vent, les conseillers donnent de l’ar­gent pour une cour d’école en pro­ve­nance de leur bud­get dis­cré­tion­naire. Le tout se fait avec un pro­to­cole d’en­tente qui pré­voit que la struc­ture est dis­po­nible pour la po­pu­la­tion après les heures de classe et les jour­nées où il n’y a pas d’école.

Comme la struc­ture est uti­li­sée plus de la moi­tié du temps par les ci­toyens, Mme Lé­ga­ré sou­hai­te­rait que la Ville s’im­plique dans l’en­tre­tien et la ré­pa­ra­tion de ces ins­tal­la­tions.

(Pho­to TC Media –Archives)

La pré­si­dente de la CSPO, Jo­hanne Lé­ga­ré.

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