Le Ser­vice de bas seuil en­vi­sa­gé en Ou­taouais

La Revue - - ACTUALITÉS - YAN­NICK BOURSIER yan­nick.boursier@tc.tc

L’Ou­taouais pour­rait suivre l’exemple de Mon­tréal et of­frir le Ser­vice de bas seuil pour les gens vou­lant trai­ter leur dé­pen­dance.

Ce ser­vice qui s’adresse à des per­sonnes mar­gi­na­li­sées vise à trou­ver des fa­çons dif­fé­rentes pour ai­der ces gens qui sont aux prises avec une dé­pen­dance, en par­ti­cu­lier aux opioïdes.

Le Centre de ré­adap­ta­tion en dé­pen­dance de l’Ou­taouais se­rait in­té­res­sé à im­plan­ter ce ser­vice dans la ré­gion, sur­tout avec la crise ac­tuelle des opioïdes, in­dique le di­rec­teur du Centre d’in­ter­ven­tion et de pré­ven­tion en toxi­co­ma­nie de l’Ou­taouais (CIPTO), Yves Sé­guin.

Ce der­nier croit que ce ser­vice se­rait un atout im­por­tant pour at­teindre une clien­tèle qui ne peut pas être ai­dée se­lon la mé­thode ha­bi­tuelle du se­vrage, la seule dis­po­nible en Ou­taouais en ce mo­ment.

IN­TÉ­RÊT

Du cô­té du Centre in­té­gré de santé et de ser­vices so­ciaux de l’Ou­taouais (CISSSO) qui cha­peaute le Centre de ré­adap­ta­tion en dé­pen­dance de l’Ou­taouais, on confirme l’in­té­rêt pour cette tech­nique dif­fé­rente.

Tou­te­fois, comme dans plu­sieurs dos­siers, c’est l’as­pect fi­nan­cier qui au­ra un rôle im­por­tant à jouer. «Pour qu’on réus­sisse à dé­ve­lop­per la thé­ra­pie, ça va prendre des in­ves­tis­se­ments», in­dique Ge­ne­viève Cô­té, porte-pa­role du CISSSO.

Reste à voir si ce fi­nan­ce­ment se­ra ac­cor­dé dans les pro­chaines se­maines. La crise des opioïdes pour­rait en­traî­ner des in­ves­tis­se­ments, mais rien n’est en­core confir­mé. Par la suite, il fau­dra voir com­ment cet ar­gent se­ra uti­li­sé.

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