Der­nier tour de piste pour Sa­muel An­gers

La Revue - - ARTS - AN­TO­NY DA SIL­VA-CASIMIRO an­to­ny.da­sil­va­ca­si­mi­ro@tc.tc

L’an­née 2017 en a été une de cham­bou­le­ments pour Sa­muel An­gers. Quelques mois après avoir an­non­cé sa re­traite à l’été 2016, il est re­ve­nu à la com­pé­ti­tion afin d’ef­fec­tuer un der­nier tour de piste.

Sa che­ville avait for­cé cet an­cien cham­pion ca­na­dien no­vice à mettre un terme à sa car­rière.

«Ma che­ville était com­plè­te­ment scrap. Il fal­lait que j’ar­rête com­plè­te­ment. Ça me fai­sait plus de mal que de bien de pa­ti­ner. Je ne pen­sais pas re­ve­nir, mais dans ma tête, je me di­sais que je me don­nais une pause d’un an mi­ni­mum. Qu’on ver­rait après quoi ça don­ne­rait.»

À l’été der­nier, il a re­com­men­cé à pa­ti­ner. Pour le plai­sir. Sa che­ville ne lui fai­sait plus mal. Le Ga­ti­nois de 24 ans s’est dit qu’une der­nière sai­son s’im­po­sait, lui qui passe son temps entre Mon­tréal à tra­vailler et en­traî­ner la re­lève et Ga­ti­neau pour s’en­traî­ner.

Ça n’a pas été le seul chan­ge­ment des der­niers mois. An­gers a aus­si ar­rê­té ses cours uni­ver­si­taires en comp­ta­bi­li­té. Mais la plus grosse? Il est re­tour­né pa­ti­ner avec Guy­laine Blouin, sa pre­mière en­traî­neure. La rup­ture n’avait pas été fa­cile, a-t- elle avoué, lors­qu’il avait dé­ci­dé de dé­mé­na­ger à Va­rennes pour être aux cô­tés d’An­nie Ba­ra­bé.

Si Guy­laine avait re­fu­sé, le prin­ci­pal in­té­res­sé n’au­rait pas ten­té un re­tour à la com­pé­ti­tion. Pour lui, pas ques­tion de re­ve­nir sans sa coach avec qui tout a dé­bu­té.

Et la paire se dé­brouille bien. Comme si elle ne s’était ja­mais quit­tée. En fait, An­gers a ob­te­nu ses meilleurs ré­sul­tats en car­rière, en termes de poin­tage. Il est de­ve­nu vice- cham­pion qué­bé­cois en no­vembre et il y a quelques se­maines, s’est qua­li­fié pour les cham­pion­nats ca­na­diens avec une sixième place au Dé­fi de Pa­ti­nage Ca­na­da.

S’en­traî­nant une se­maine sur deux dans son pa­te­lin, le pa­ti­neur de l’Ou­taouais a dé­sor­mais dans sa mire le ren­dez-vous na­tio­nal, qui au­ra lieu dans l’ouest du pays.

Il s’agit aus­si des qua­li­fi­ca­tions olym­piques. Il y a cinq ans, An­gers par­lait jus­te­ment de par­ti­ci­per aux Jeux de Pyeong­chang, en Co­rée du Sud. Mais les bles­sures, les opé­ra­tions, toutes ses em­bûches mises sur son che­min l’au­ront em­pê­ché d’at­teindre ce rêve.

«Ça ar­rive vite. C’est le der­nier ca­deau que je me fais. Quand je re­garde les cham­pion­nats ca­na­diens se­niors que j’ai fait, je n’ai ja­mais eu le sen­ti­ment d’ac­com­plis­se­ment et de fier­té. Ça n’a ja­mais été dé­sas­treux, mais je n’ai ja­mais fi­ni à mon meilleur.»

« J’y vais plus pour l’am­biance. 2018 a tou­jours été mon ob­jec­tif. Mais le pa­tin a tel­le­ment évo­lué en un an. Tu vois des qua­druples sauts dans les pro­grammes main­te­nant. Ce n’était pas le cas avant. Moi, je mise plus sur la qua­li­té que la tech­nique et je me fau­file avec des per­for­mances clés avec le moins d’er­reurs pos­sibles en évi­tant de me bles­ser avec des gros sauts. Si je fi­nis dans le top 10, ce se­ra bon», ajoute-t-il.

Après les Ca­na­diens, que fe­ra Sa­muel An­gers? Lui- même n’a pas une ré­ponse

SENSEÏS BEAU­DOIN ET DEPATIE INTRONISÉS

L’As­so­cia­tion ca­na­dienne de ka­ra­té in­tro­ni­se­ra au prin­temps pro­chain 14 per­sonnes dans son temple de la re­nom­mée. Du lot, on re­trouve deux noms bien connus en Ou­taouais. Le sen­seï De­nis Beau­doin, qui en­traîne pré­sen­te­ment l’équipe na­tio­nale et à la tête de Beau­doin Ka­ra­té, ain­si que le sen­seï Éric Des­pa­tie, pro­prié­taire de Yo­sei­kan Ka­ra­té Ou­taouais dans le coin de Cant­ley, ont été re­com­man­dés à la suite des der­niers voeux de Han­shi Fern Clé­roux. Ces deux hommes de ka­ra­té se­ront im­mor­ta­li­sés le 19 mai pro­chain lors d’une soi­rée pré­sen­tée à l’hô­tel Crown Pla­za, dans le dé­fi­ni­tive. En­traî­ner et tra­vailler, ça c’est sûr, confie- t- il. Et un re­tour sur les bancs d’école aus­si. Et une autre sai­son?

« Je ne veux pas me re­ti­rer en ayant des mau­vais sou­ve­nirs. Si ça fi­nit comme je veux, je vais être content. Aux cham­pion­nats qué­bé­cois, j’avais dé­jà le sen­ti­ment d’avoir un poids de moins sur les épaules » , conclut An­gers.

JU­DO CANT­LEY REM­PORTE SES PRE­MIÈRES MÉ­DAILLES

L’au­tomne a été oc­cu­pé pour le club Ju­do Cant­ley, qui a ra­flé plus d’une di­zaine de mé­dailles lors de deux com­pé­ti­tions en no­vembre et en dé­cembre. Hôte de la coupe Da­niel Mas­sie le 19 no­vembre au centre spor­tif, le club spor­tif s’est dé­mar­qué des 140 ath­lètes ins­crits de dif­fé­rentes ré­gions avec trois mé­dailles dans chaque cou­leur. Le mois sui­vant lors du tour­noi Ne Wa­za, à Ot­ta­wa, Ju­do Cant­ley a en­core une fois ra­me­né des mé­dailles d’ar­gent et de bronze.

(Pho­to La Re­vue – An­to­ny Da Sil­va-Casimiro)

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