Le re­tour d’une lé­gende

La Revue - - ACTUALITÉS - JU­LIA SIMARD Po­ly­va­lente Ni­co­las-Ga­ti­neau

Sa­me­di le 25 novembre 2017 a eu lieu le pre­mier concert du groupe Sir Paul " the McCart­ney tri­bute " créé par Ri­chard Pré­seault, un Ga­ti­nois de souche. Pas­sion­né par la mu­sique et par les Beatles, il a dé­ci­dé il y a 5 ans de mon­ter un groupe en l’hon­neur de Paul McCart­ney. Ayant dé­jà in­ter­pré­té la ve­dette des Beatles dans le groupe ‘’ White Beatles ‘’ qui se spé­cia­li­sait dans la per­son­ni­fi­ca­tion des chan­sons du groupe my­thique, il a eu l’idée de le faire re­vivre en spec­tacle tel qu’il fut réel­le­ment connu. Pour les membres du nou­veau groupe, Sir James Paul McCart­ney est un très grand com­po­si­teur, chan­teur, mul­ti-ins­tru­men­ta­liste, une lé­gende vi­vante et aus­si un exemple de vie à suivre pour tous. Ils sont donc tous d’ac­cord pour dire que les jeunes de­vraient connaître sa mu­sique et leur pas­sion com­mune qui les a em­me­nés à créer ce spec­tacle.

C’est alors après qua­torze mois de tra­vail achar­né que les ar­tistes Robert Ser­ry, Alain Le­gault, Éric Har­vey, Gilles La­rouche et Ri­chard Pré­seault ont in­ter­pré­té, pour la pre­mière fois, sur la scène de l’école po­ly­va­lente Ni­co­lasGa­ti­neau, leur spec­tacle : ``Hon­neur à Paul McCart­ney``. La re­pré­sen­ta­tion du 25 novembre avait pour but de fil­mer leur spec­tacle, de l’uti­li­ser comme pro­mo PAC et de l’ap­por­ter à un pro­duc­teur. Les billets ont été ven­dus au coût de 20$ et les fonds amas­sés ont été ré­par­tis dans les dif­fé­rentes ac­ti­vi­tés pa­ra­sco­laires de la po­ly­va­lente. Dans les pro­chaines an­nées nous pour­rons voir le groupe pré­sen­ter d’autres spec­tacles et, Phi­lippe, le fils de M. Pré­seault pour­rait être à sur­veiller, car pour le mo­ment, il marche sur les traces de son père et il est bien dé­ci­dé à per­cer le monde de la mu­sique à son tour. Le groupe a une très belle chi­mie et c’est beau à voir.

C’est lors de la jour­née du 2 novembre der­nier que les jeunes ont eu la chance de vo­ter pour le fu­tur re­pré­sen­tant de la ville de Ga­ti­neau. Douze écoles se­con­daires y ont par­ti­ci­pé et se­lon Jo­siane Co­sette, agente de la Com­mis­sion jeu­nesse de Ga­ti­neau, en­vi­ron 4000 élèves ont vo­té, ce qui équi­vaut à un taux de par­ti­ci­pa­tion d’en­vi­ron 25%. Elle dé­clare éga­le­ment que c’est un pour­cen­tage as­sez éle­vé consi­dé­rant le temps li­mi­té d’une seule heure pour ce faire. J’ajoute per­son­nel­le­ment aus­si, que consi­dé­rant le dés­in­té­rêt cau­sé par le manque d’in­for­ma­tions chez les ado­les­cents, c’est un bon ré­sul­tat.

Mon­sieur Maxime Ped­neaud-Jo­bin a été le choix de 37,73% des jeunes par­ti­ci­pants, mais aus­si le pre­mier choix de toutes les écoles qui ont par­ti­ci­pé. C’est à l’école se­con­daire Hor­mis­das-Ga­me­lin que ce der­nier a été le plus po­pu­laire. Aus­si, c’est au Col­lège SaintA­lexandre qu’on en­re­gistre le plus haut taux de par­ti­ci­pa­tion d’en­vi­ron 60%. Les autres can­di­dats ont ob­te­nu un ré­sul­tat va­riant entre 16,47% et 10,10% des voix.

En­suite, les filles ont été plus nom­breuses à exer­cer leur droit de vote que les gar­çons avec 52,44% contre 47,56% pour ces der­niers. Ce­la équi­vaut donc à un écart de 4,88% entre les deux sexes.

Comme der­nières sta­tis­tiques, 5,59% des votes ont été re­je­tés, ce qui équi­vaut à en­vi­ron 220 élèves. Mais pour­quoi donc cer­tains élèves au­raient-ils dé­ci­dés d’en faire ain­si?

Cer­tains pensent bien faire en vo­tant. Mais une fois ren­dus, ils se rendent compte qu’ils n’ont pas d’opi­nion ferme ou ne connaissent pas les can­di­dats pro­po­sés sur leur feuille au mo­ment du vote. Pour l’avoir ap­pris de cer­tains, ils ont dé­ci­dé d’exer­cer leur droit de vote, mais sa­chant qu’ils man­quaient d’in­for­ma­tions, ils ont tout sim­ple­ment an­nu­lé leur vote.

Se­lon Do­mi­nic For­tin, en­sei­gnant en so­cio­lo­gie au Centre ma­ta­pé­dien d’études col­lé­giales (CMEC), les adultes (en­sei­gnants au­tant que pa­rents) se doivent d’in­for­mer les jeunes au moins par la base de la politique. Les jeunes, eux, se doivent de faire leur part en termes de re­cherches et de res­pon­sa­bi­li­té. C’est un droit qu’est la dé­mo­cra­tie dans notre pays, mais aus­si un fu­tur de­voir qui, pour ceux qui comme moi ne sont pas en­core ma­jeurs, se doit d’être exer­cé.

Il faut te­nir compte que ce n’est pas par­tout dans le monde où la dé­mo­cra­tie et son droit de vote sont per­mis. Mieux vaut être prêts, pour plus tard, à avoir la ca­pa­ci­té d’élire le re­pré­sen­tant dé­si­ré que de lais­ser pas­ser ce qui pour­rait chan­ger la donne.

Cette ex­pé­rience a été très en­ri­chis­sante. Per­son­nel­le­ment, cette si­mu­la­tion était le pe­tit coup de pouce que nous avions be­soin pour aug­men­ter notre in­té­rêt en­vers la politique et j’es­père que ceux qui ont lais­sé pas­ser l’op­por­tu­ni­té cette an­née chan­ge­ront d’idée pour les an­nées à ve­nir!

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