Les en­jeux du can­na­bis

La Revue - - ACTUALITÉS - SAN­DRINE VILLE­NEUVE Col­lège Nou­velles Fron­tières

Au prin­temps pro­chain, le Ca­na­da se­ra té­moin d’un chan­ge­ment lé­gis­la­tif im­por­tant: la lé­ga­li­sa­tion du can­na­bis (ma­ri­hua­na). Jus­tin Tru­deau, Pre­mier mi­nistre du Ca­na­da, a même dé­cla­ré que le 1er juillet 2018, tout de­vrait être fait. Par consé­quent, en tant que ci­toyens nous de­vons tous com­prendre les en­jeux liés à cette lé­ga­li­sa­tion.

Pour dé­bu­ter, il est très im­por­tant de sa­voir ce qu’est le can­na­bis. Le can­na­bis est une plante ori­gi­naire d’Asie cen­trale ou d’Asie du Sud qui pousse dans les pays tem­pé­rés. On peut faire pous­ser le can­na­bis pour dif­fé­rentes rai­sons: pour la qua­li­té de leurs fibres (chanvre) qui peuvent être uti­li­sées dans des huiles ali­men­taires, pour la ri­chesse en huile de leurs graines (chè­ne­vis), qu’on nomme « huile de chanvre » et pour des rai­sons mé­di­ci­nales.

Bien sûr, la ma­ri­hua­na com­porte des avan­tages ain­si que des désa­van­tages. Son prin­ci­pal point fort est qu’elle peut amé­lio­rer gran­de­ment la santé des consom­ma­teurs, dans cer­tains cas. Par exemple, la consom­ma­tion du can­na­bis peut ai­der à sou­la­ger les symp­tômes et les dou­leurs liés au can­cer, à ra­len­tir la pro­gres­sion de l’Alz­hei­mer, à di­mi­nuer les ef­fets des mi­graines et à sou­la­ger beau­coup d’autres troubles ou ma­la­dies. C’est une des rai­sons pour les­quelles le gou­ver­ne­ment lé­ga­lise la consom­ma­tion de ma­ri­hua­na: per­mettre aux pa­tients qui souffrent d’at­té­nuer leurs dou­leurs. Ce­pen­dant, le gou­ver­ne­ment n’en­cou­rage pas la consom­ma­tion libre, seule­ment celle mé­di­ci­nale.

À titre ré­créa­tif, tou­te­fois, prendre de la ma­ri­hua­na ne vient pas sans risques. Cette sub­stance est hal­lu­ci­no­gène, ce qui si­gni­fie que pen­dant une cer­taine pé­riode de temps, le consom­ma­teur de contre­bande peut être vic­time d’hal­lu­ci­na­tions. Prendre du can­na­bis peut aus­si cau­ser de l’amné­sie, ce qui est as­sez iro­nique puisque ce­la peut aus­si ra­len­tir la pro­gres­sion de l’Alz­hei­mer. En fait, quand on dit: « pertes de mé­moire », elles sont à court terme, donc les sou­ve­nirs vont re­ve­nir. Cette consom­ma­tion peut aus­si aug­men­ter le stress, ain­si que la vi­tesse des bat­te­ments du coeur. Elle peut en­gen­drer de la pa­ra­noïa, des nau­sées et de la toux. Toutes ces ré­ac­tions face à la ma­ri­hua­na com­mencent gé­né­ra­le­ment trois mi­nutes après sa consom­ma­tion et peuvent s’es­tom­per dans l’heure et de­mie sui­vante. Aus­si, l’in­ten­si­té des ré­ac­tions dé­pend de la qua­li­té et de la quan­ti­té de ma­ri­hua­na consom­mée. Quel­qu’un qui en consomme en plus pe­tite dose au­ra aus­si des ré­ac­tions, mais elles se­ront moins fortes que quel­qu’un qui en consomme en plus grande quan­ti­té.

En gros, la consom­ma­tion de can­na­bis peut être bonne comme elle peut être mau­vaise pour la santé. Tout dé­pend de la quan­ti­té et des rai­sons de la consom­mer.

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