Mon frère Nike, mon ami Adi­das

La Revue - - COMMENTAIRES - PLAMERDY GASOLE École po­ly­va­lente Le Car­re­four

De nos jours, c’est la mode de por­ter de vê­te­ments et des chaus­sures de marque, par­ti­cu­liè­re­ment chez les jeunes qui y voient une vé­ri­table concur­rence entre eux. Ce­pen­dant, reste un pro­blème; ces ac­ces­soires grif­fés sont dis­pen­dieux, au-de­là de cer­tains bud­gets pa­ren­taux de même que ceux de bien d’étu­diants qui passent une grande par­tie de leur temps à l’école. Alors, la ques­tion se­rait : où se pro­curent-ils cet ar­gent? Quelles sont les consé­quences de cette com­pé­ti­tion mal­saine, de cette mise en vogue?

Le pro­verbe «l’en­vie est un pê­ché» prend ici tout son sens, car il faut se l’avouer : l’être hu­main a ten­dance à vou­loir pos­sé­der ce qu’il trouve de beau ou d’at­trayant chez son pro­chain. Peu d’écoles pu­bliques portent d’uni­formes et même lorsque c’est le cas, il ne s’agit pas du port com­plet. C’est là qu’on de­vient les vic­times de la mode, car pour la ma­jo­ri­té, les cé­lé­bri­tés nous servent d’exemples et nous sui­vons leur fa­çon de vivre puisque ce­la nous rend plus co­ol aux yeux de nos pairs et nous ap­portent du pres­tige. Ce­pen­dant, nous ou­blions que ces ve­dettes gagnent plus que la moyenne d’où leur opu­lence.

Ain­si, les élèves à l’école ne jurent que sur des chaus­sures si­gnées Nike, Adi­das ou Pu­ma. Ceux dont les pa­rents ont les moyens ou ceux qui tra­vaillent à temps par­tiel peuvent s’en pro­cu­rer, pour les autres, c’est le prin­cipe de la pa­tience ou ce­lui du cou­rage qui de­vrait s'ap­pli­quer parce que soit ils at­tendent jus­qu’à la fin de leurs études pour tra­vailler soit ils cherchent un em­ploi étu­diant. Mal­heu­reu­se­ment, ce n’est pas tou­jours ces voies que les ado­les­cents choi­sissent de suivre, cer­tains optent pour celle qui est fa­cile, celle de l’em­pres­se­ment qui sou­vent les mène à des ave­nues in­quié­tantes bou­sillant peut- être leur ave­nir à cause de leur im­pli­ca­tion dans des af­faires ju­gées «cri­mi­nelles». Alors, la cu­pi­di­té et la naï­ve­té dues à leur jeu­nesse au­raient eu rai­son d'eux.

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