HULL / AYL­MER Un «mi­ra­cu­lé» de Ga­ti­neau spin­ne­ra pen­dant six heures

La Revue - - SPORTS - AN­TO­NY DA SIL­VA-CASIMIRO ada­sil­va­ca­si­mi­ro@lexis­me­dia.ca

Si Ga­briel par­ti­cipe au Grand Spin Don pen­dant six heures, pas d’ex­cuse que les autres ne le fassent pas pen­dant au moins une heure.

Ga­briel, c’est Ga­briel Bé­lan­ger. Un Ga­ti­nois de 25 ans, qui est porte-pa­role pour l’évé­ne­ment de la So­cié­té ca­na­dienne du can­cer, qui au­ra lieu le same­di 24 fé­vrier, aux Ga­le­ries Ayl­mer. Les par­ti­ci­pants fe­ront du spin­ning entre 9h et 16h. Si des blocs d’une et de deux heures sont of­ferts aux cy­clistes, Ga­briel et un ami pé­da­le­ront pen­dant toute la du­rée du 4e Grand Spin Don, qui vise à amas­ser 23 500$.

Pour lui, c’est im­por­tant de don­ner. Il y a huit ans, il a été frap­pé par le can­cer. En ré­mis­sion de­puis 2012, l’homme dans la mi-ving­taine a tou­jours tout fait pour re­don­ner afin d’ai­der à la re­cherche. L’an der­nier, il avait pris part au Grand Spin Don, pé­da­lant pen­dant trois heures. Mais après avoir vu un par­ti­ci­pant le faire pen­dant tout l’évé­ne­ment, ç’a mo­ti­vé Ga­briel à en faire plus à son tour.

«C’était la pre­mière fois que je fai­sais du spin­ning, aus­si. La pre­mière heure est la pire, mais après tu t’ha­bi­tues. On en­tend tou­jours des gens dire qu’ils veulent en faire plus. Là, c’est une bonne oc­ca­sion d’en faire.»

«Quand j’étais au CHEO, j’ai vu des en­fants nais­sants être diag­nos­ti­qués de cette hor­rible ma­la­die. Le can­cer, c’est tout ce qu’ils ont connu», a ajou­té Ga­briel, qui s’est dit at­tris­té de voir des si­tua­tions du genre.

C’est ce qui l’a tou­jours ins­pi­ré à en faire plus, lui qui au­rait maintes rai­sons d’ar­rê­ter, s’il en avait en­vie.

Il faut com­prendre que Ga­briel Bé­lan­ger n’a pas eu la main chan­ceuse. Quand il est tom­bé ma­lade, il ve­nait de sor­tir du se­con­daire et avait com­men­cé sa tech­nique po­li­cière, qu’il a dû mettre sur pause, ex­pri­mant le sou­hait de vou­loir en faire plus pour la cause de la lutte contre le can­cer.

Deux ans après le can­cer, il a fait un blo­cage au pas­sage du li­quide cé­pha­lo-ra­chi­dien. Il s’est par la suite cas­sé la jambe droite à deux re­prises, dont à une oc­ca­sion après avoir été heur­té par un vé­hi­cule. Puis, l’an der­nier, c’était une in­fec­tion à un pied lors d’une Spar­tan Race. Mal­gré tout, Ga­briel conti­nue. «Il ne faut ja­mais ar­rê­ter. On l’en­tend dans la chan­son de Queens, We are the cham­pions. Ça le dit dans la chan­son qu’on conti­nue­ra à se battre jus­qu’à la fin», a in­di­qué Ga­briel qui es­time être un «mi­ra­cu­lé».

Le prin­ci­pal in­té­res­sé aime bien faire al­lu­sion à des chan­sons ou des films. Il a éga­le­ment sor­ti une cé­lèbre ci­ta­tion de Ro­cky, où son in­ter­prète, Syl­ves­ter Stal­lone dit: « Ce qui compte, ce n’est pas la force des coups que tu donnes. C’est le nombre de coups que tu en­caisses tout en conti­nuant d’avan­cer. Ce que t’ar­rives à en­du­rer tout en mar­chant la tête haute.»

Par exemple, Ga­briel n’a pas fait une croix sur sa tech­nique po­li­cière. Il a réus­si à la com­plé­ter six ans après le diag­nos­tic du can­cer. Il a aus­si ter­mi­né un bac­ca­lau­réat à l’uni­ver­si­té avec ma­jeure en cri­mi­no­lo­gie et mi­neure en psy­cho­lo­gie.

« Les obs­tacles, c’est nous qui les pla­çons de­vant nous. On peut tous les sur­mon­ter » , a conclu le porte- pa­role du Grand Spin Don, qui in­vite d’ailleurs la po­pu­la­tion à être au ren­dez-vous le 24 fé­vrier pro­chain.

(Pho­to La Re­vue – An­to­ny Da Sil­va-Casimiro)

Ga­briel Bé­lan­ger spin­ne­ra pen­dant six heures aux Ga­le­ries d’Ayl­mer dans le cadre du 4e Grand Spin Don.

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