Un ap­pren­tis­sage ali­men­taire

La Revue - - ACTUALITÉS - YAN­NICK BOUR­SIER ybour­sier@lexis­me­dia.ca

La ré­in­ser­tion so­ciale des per­sonnes vi­vant avec des pro­blèmes de san­té men­tale n’est pas seule­ment au ni­veau de la ma­la­die. Elle doit per­mettre aux gens de se dé­brouiller dans la vie de tous les jours. C’est pour­quoi un nou­veau pro­jet vient d’être lan­cé pour leur per­mettre l’ap­pren­tis­sage de l’épi­ce­rie.

Le Centre de san­té et de ser­vices so­ciaux de l’Ou­taouais (CISSSO) a conclu des en­tentes avec dif­fé­rents IGA de la ré­gion pour per­mettre à des per­sonnes hé­ber­gées dans ses ré­si­dences pour la san­té men­tale de faire des épi­ce­ries en ligne chaque semaine.

«C’est une nou­velle fa­çon de faire que nous sommes en train d’im­plan­ter, in­dique Serge Dutrisac, res­pon­sable du pro­jet. On a plu­sieurs ré­si­dences, dont quelques-unes pour la réa­dap­ta­tion.»

C’est cette clien­tèle qui est vi­sée. Au­pa­ra­vant, les édu­ca­teurs par­taient phy­si­que­ment à l’épi­ce­rie faire les em­plettes pour tout le groupe en ame­nant un des usa­gers pour l’ai­der et lui mon­trer quoi faire.

Cette fa­çon de fonc­tion­ner avait son désa­van­tage puisque les par­ti­ci­pants fai­saient des très grosses épi­ce­ries, ce qui pou­vait nuire à l’ap­pren­tis­sage d’une épi­ce­rie in­di­vi­duelle.

Les res­pon­sables se sont alors tour­nés vers le web pour chan­ger leur mé­thode. «On a mo­di­fié notre fa­çon de faire pour qu’ils soient en me­sure d’ap­prendre à faire une épi­ce­rie in­di­vi­duelle, ex­plique M. Dutrisac. Ça nous per­met de faire de l’ac­com­pa­gne­ment in­di­vi­duel.»

NOUR­RI­TURE

Le but pre­mier est de per­mettre à ces per­sonnes d’être en me­sure de se dé­brouiller tout seul pour cet as­pect de la vie après leur réa­dap­ta­tion.

Mais c’est aus­si une bonne fa­çon d’en ap­prendre plus sur la nour­ri­ture et les bons re­pas, af­firme Serge Dutrisac. «On veut les sen­si­bi­li­ser à des bons ali­ments, des pro­duits de qua­li­tés. On veut qu’ils ap­prennent à se faire à man­ger, à re­con­naître ce qui est bon.»

Le pro­jet n’en est qu’à ses pre­miers bal­bu­tie­ments et il est donc trop tôt pour en faire un bi­lan. «Mais on a bon es­poir que ça marche», conclut M. Dutrisac.

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