J’adore les chats

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Je ne pour­rais pas vivre sans chat. Dé­crire mon com­pa­gnon de vie ac­tuel est fa­cile. Sept ans. Noir. Poil épais et doux comme du vi­son. Deux billes vertes par­faites en guise d’yeux. Com­por­te­ment au­to­nome et zen. Un ‘ron­ron­neux’ qui choi­sit tou­jours l’en­droit le plus douillet. Sur le ca­na­pé. De­vant le foyer. Dans le lit. Il s’ap­pelle Van Gogh. Comme le peintre dont j’ad­mire l’oeuvre.

Mon chat pré­cé­dent était éga­le­ment noir, in­dé­pen­dant, un brin re­belle. Je l’avais bap­ti­sé Vi­val­di. En hom­mage au grand com­po­si­teur ita­lien ( je suis un fan), et à sa ro­man­tique ville na­tale, Ve­nise. Je croyais qu’une ré­fé­rence mu­si­cale adou­ci­rait les moeurs de mon chat, chas­seur ob­ses­sif de sou­ris. Mais on ne change pas l’ins­tinct d’un fé­lin.

Avant Vi­val­di et Van Gogh, j’ai long­temps co­ha­bi­té avec une jo­lie chatte noire sur­nom­mée Namur. C’est le nom de l’agréable ville belge où j’ai fait de la ra­dio à l’été ‘83. Je suis sen­ti­men­tal quand je choi­sis un pré­nom de ‘mi­nou’. J’aime me rap­pe­ler des pans heureux de ma vie.

ADOP­TER, C’EST POUR LA VIE

Tous mes chats, je les ai adop­tés jeunes ou vieux. L’âge n’est pas un cri­tère pour moi. Ils se sont re­trou­vés, un jour, dans une cage mé­tal­lique de la SPCA. Chats aban­don­nés, per­dus, er­rants, ils mé­ri­taient une deuxième chance. Comme tous ceux qui s’y trouvent au­jourd’hui. Ils mé­ritent l’af­fec­tion de per­sonnes qui aiment vrai­ment les ani­maux, qui s’en­gagent à en prendre soin, de fa­çon res­pon­sable. Sa­chez que toutes les bêtes adoptées vous sont re­con­nais­santes.

À chaque nou­velle adop­tion, ma vi­site à la SPCA ne s’est ja­mais éter­ni­sée. Tour des salles. Ar­rêts spon­ta­nés de­vant quelques cages. Un re­gard pour cour­ti­ser. Un geste de la main pour ras­su­rer. Un mot chu­cho­té avec consi­dé­ra­tion. Et c’est le coup de foudre. En en­ten­dant un doux miau­le­ment, en aper­ce­vant une queue se dres­ser, un dos ar­ron­di, des pattes qui s’étirent langoureusement. In­ci­dem­ment, c’est le chat qui choi­sit son maître, ou sa maî­tresse. Vous pen­sez lui faire une fa­veur en l’adop­tant? Dé­trom­pez-vous. C’est lui qui vous fait un ca­deau, en vous choi­sis­sant!

Au­cun de mes chats n’a été pri­vé de nour­ri­ture, d’eau, de sé­cu­ri­té, de soins, de ca­resses. Au­cun d’eux n’a pas­sé des nuits gla­ciales à l’ex­té­rieur, des jour­nées en­tières sans at­ten­tion. C’est la moindre des choses en échange d’un pacte d’af­fec­tion fi­dèle et ré­ci­proque à vie.

Je res­pecte les gens qui dé­cident de ne pas avoir de chats et de chiens, faute de temps ou d’es­pace. Je sym­pa­thise avec les per­sonnes qui sont al­ler­giques. Mais je me mé­fie des êtres hu­mains qui se vantent de ne pas ai­mer les ani­maux et qui leur veulent même du mal. Ce­la cache autre chose.

LES FEUX SUR GLACE

L’équipe dé­vouée de la SPCA, son con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion, ses cen­taines de bé­né­voles, d’am­bas­sa­deurs, de fa­milles d’ac­cueil, font un tra­vail exem­plaire à Ga­ti­neau, et en pé­ri­phé­rie, en ac­cueillant an­nuel­le­ment dans leur re­fuge plus de 7000 ani­maux. On les soigne. On les sté­ri­lise. On leur trouve un foyer ai­mant. Quand les pro­prié­taires d’ani­maux achètent leur li­cence mu­ni­ci­pale an­nuelle, ils contri­buent à tous ces ser­vices in­dis­pen­sables. En Ou­taouais, 40 000 pro­prié­taires d’ani­maux le font gé­né­reu­se­ment. Mais il faut plus d’ar­gent pour as­su­mer tous les soins de base.

C’est pour­quoi la So­cié­té pour la Pré­ven­tion de la Cruau­té en­vers les Ani­maux de l’Ou­taouais songe à or­ga­ni­ser un nou­vel évé­ne­ment de fi­nan­ce­ment : les Feux sur glace. Une soi­rée co­coo­ning, for­mule 5 à 7, à la ma­ri­na d’Ayl­mer à l’hi­ver 2019. Bois­sons chaudes, feu ex­té­rieur, bar à gui­mauves, jeux et ani­ma­tion, spec­tacle py­ro­tech­nique, pour cé­lé­brer la fin de l’hi­ver, et sur­tout l’amour des ani­maux.

Les re­cettes et les dons ser­vi­ront à mettre sur pied un pro­jet de cli­nique de sté­ri­li­sa­tion ci­blée ( un chat non sté­ri­li­sé en­gendre plus de 20 000 cha­tons en 4 ans !), et à pour­suivre un man­dat im­por­tant de l’or­ga­nisme : la sen­si­bi­li­sa­tion et l’édu­ca­tion au­près de la po­pu­la­tion.

( 819) 243- 2004, www. spca- ou­taouais. org 132, rue de Va­rennes, Ga­ti­neau

Mon chat Van Gogh

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