Lau­ra Miuc­ci de l’An­gle­terre

La Revue - - COMMUNAUTAIRE - MAHÉLIE RE­NAUD École se­con­daire Louis-Jo­seph-Pa­pi­neau

À l'école Louis-Jo­seph-Pa­pi­neau, il y a une de­moi­selle de l'An­gle­terre. Elle se nomme Lau­ra Miuc­ci. Elle se pro­mène avec un en­sei­gnant d'an­glais, car elle est ici comme mo­ni­trice de langue, mais elle vient chez nous pour amé­lio­rer son fran­çais et dé­cou­vrir de nou­velles cul­tures. Pen­dant son sé­jour ici, elle vit à Saint-An­dréA­vel­lin, avec une femme et un chat. Elle est ar­ri­vée à l'école le pre­mier sep­tembre 2017 et elle n'est pas en­core cer­taine de sa date de dé­part vers son pays d'ori­gine.

Elle a trou­vé la tran­si­tion de l'An­gle­terre au Qué­bec cor­recte, car ce n'est pas la pre­mière fois qu'elle part sans ses pa­rents. Mais un gros in­con­vé­nient est qu'elle ne voit pas sa fa­mille pen­dant un cer­tain temps. Lau­ra a dû aus­si s'ha­bi­tuer à notre tem­pé­ra­ture hi­ver­nale. Lau­ra m’a dit qu'elle condui­sait une au­to, puis elle me ra­con­tait qu'au dé­but, elle trou­vait ça dif­fi­cile de conduire à l'en­vers (en An­gle­terre, les voi­tures roulent à gauche!), mais que main­te­nant, elle s’est ha­bi­tuée et que tout va bien. En par­lant avec elle, elle m'a dit qu'ici, son ac­ti­vi­té pré­fé­rée est le snow­board (elle a es­sayé pour la pre­mière fois) et, en An­gle­terre, c’est l'équi­ta­tion, elle aime beau­coup les che­vaux.

Lau­ra m’a ex­pli­qué que, dans son pays, les rè­gle­ments d'école sont beau­coup plus stricts. Ils doivent por­ter des uni­formes, ils n'ont pas le droit de por­ter de piercings ni de boucles d'oreilles. Donc, mieux vaut ne pas se plaindre que nous avons trop de rè­gle­ments à suivre! Elle m'a aus­si dit que la nour­ri­ture est gé­né­ra­le­ment sem­blable dans les deux pays.

Lau­ra m’a ex­pli­qué que, pour elle, par­ler en fran­çais avec des amis, c'est amu­sant. Par­ler avec d'autres per­sonnes, ça de­mande plus de concen­tra­tion, sur­tout pour com­prendre les ex­pres­sions qué­bé­coises, mais elle réus­sit très bien à chaque fois. La pre­mière fois qu'elle a été dans un ma­ga­sin, elle m'a avoué qu'elle trou­vait ça un peu dif­fi­cile. Mais main­te­nant, c'est plu­tôt cor­rect. Per­son­nel­le­ment, je trouve qu'elle se dé­brouille très bien : elle est dé­ter­mi­née à ap­prendre des va­ria­tions de cette langue. Si elle conti­nue comme ça, elle se­ra très très très bonne dans quelques an­nées.

Avant qu'elle vienne à notre école, elle a fait beau­coup d’autres ex­pé­riences. Avant de ve­nir au Qué­bec, elle a com­plé­té son di­plôme à l’uni­ver­si­té en his­toire et en fran­çais. Elle a aus­si tra­vaillé comme poète et elle a aus­si tra­vaillé pour plu­sieurs oeuvres de cha­ri­té. Pen­dant son sé­jour en France, elle a tra­vaillé dans deux écoles se­con­daires.

Pour elle, la culture d’ici n’est pas si dif­fé­rente de chez elle, parce qu’elle vit dans une ré­gion de l’An­gle­terre avec plu­sieurs tra­di­tions. Lau­ra écoute beau­coup de mu­sique tra­di­tion­nelle qui res­semble beau­coup celle que nous avons ici. De plus, elle vit dans un mi­lieu ru­ral, donc vu que c’est un mi­lieu si­mi­laire au nôtre ( qui Cré­dit pho­to : col­lec­tion per­son­nelle de Lau­ra Miuc­ci res­semble à la cam­pagne), elle est en­core plus fa­mi­lia­ri­sée à notre culture.

Lau­ra est une fille dé­vouée et ex­tra­or­di­naire, je suis cer­taine qu’elle conti­nue­ra à me sur­prendre. Comme j’ai dit, dans quelques an­nées, son fran­çais se­ra très dé­ve­lop­pé. Je tiens à lui dire que je crois en elle et que je suis cer­taine qu’elle ira loin dans la vie.

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