Le bois, une res­source en dan­ger

La Revue - - ACTUALITÉS - MAL­COLM PA­TRY Éta­blis­se­ment du Coeur-de-la-Ga­ti­neau

Le bois a fait vivre ceux qui ont construit notre ré­gion, mais les gé­né­ra­tions du fu­tur de­vront-ils trou­ver un autre do­maine que ce­lui- ci? Une chose est cer­taine : le bois va tou­jours res­ter im­pré­gner dans la Val­lée-de-la-Ga­ti­neau.On pense aux dra­veurs et aux hommes qui tra­vaillaient avec les che­vaux. Cette in­dus­trie tra­verse peut- être un mo­ment noir, mais elle va re­naitre de ses cendres. L’in­dus­trie au Qué­bec

La fo­rêt gé­nère près de 61 000 em­plois di­rects, dont 17 % sont liés à l'ex­ploi­ta­tion, 44 % aux pro­duits du bois et 39 % aux pâtes et pa­piers. La fa­bri­ca­tion de pro­duits fo­res­tiers est la prin­ci­pale source d'ac­ti­vi­té ma­nu­fac­tu­rière de 209 mu­ni­ci­pa­li­tés in­dus­trielles du Qué­bec.

Les em­plois

L’in­dus­trie du bois est très im­por­tante dans la Val­lée- de-la- Ga­ti­neau; elle fait vivre plu­sieurs fa­milles. Il y des cen­taines d’em­plois dans ce do­maine qui n’at­tendent qu’à être com­blés : des em­plois tels que ca­mion­neur, conduc­teur, de ma­chi­ne­rie lourde, ar­pen­teur, in­gé­nieur fo­res­tier et plu­sieurs autres. Il n’y a pas seule­ment les grosses en­tre­prises dans ce do­maine, il y a aus­si toutes les pe­tites en­tre­prises comme les « bû­cheux du di­manche» qu’on ap­pelle dans le mi­lieu (ce sont des per­sonnes qui font du bois de chauf­fage les fins de semaine ou qui net­toie leur ter­rain et font cou­per leur bois par des mou­lins. Par­fois ce sont même des agri­cul­teurs qui veulent dé­fri­cher leur terre pour avoir un pe­tit re­ve­nu su­pé­rieur.

Mau­vaise passe

Ce do­maine a eu plu­sieurs baisses ces der­nières an­nées mal­gré les ef­forts mis en place. L’in­dus­trie n’est plus aus­si gé­né­reuse qu’au­pa­ra­vant. Plu­sieurs usines de notre ré­gion passent la ma­jeure par­tie de leur temps à ou­vrir et fer­mer leurs portes, en plus de l’in­sé­cu­ri­té dû à la re­né­go­cia­tion de l`Alena. On peut dire à un cer­tain point que le bois a fait vivre notre ré­gion pen­dant plu­sieurs an­nées, mais que les mu­ni­ci­pa­li­tés semblent main­te­nant dé­lais­ser ce­la pour pri­vi­lé­gier le mi­lieu tou­ris­tique.

C’est im­pos­sible que les hu­mains ar­rêtent de bâ­tir, la po­pu­la­tion aug­mente sans cesse et notre bois est re­cher­ché pour sa qua­li­té. Je suis confiant comme plu­sieurs que cette pé­riode un peu noire va pas­ser.

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