Le pou­voir de l’ar­gent

La Revue - - COMMENTAIRES - AMÉ­LIE PI­CARD Po­ly­va­lente de l'Éra­blière

Qu’est- ce qu’est l’ar­gent? Que re­pré­sente cette no­tion pour nous? Jus­qu’où sommes-nous prêts à al­ler pour en avoir? C’est cer­tain que l’ar­gent a ses bons cô­tés, mais il en a aus­si des mau­vais, prin­ci­pa­le­ment lors­qu’il est ren­due au centre des pré­oc­cu­pa­tions des hu­mains. Nous, les hu­mains, for­mons une so­cié­té avare, ce qui veut dire al­coo­lique; avare et al­coo­lique de l’ar­gent. Mais pour­quoi sommes-nous ain­si?

Tout com­mence avec une per­sonne ou une com­pa­gnie. Ces der­nières pro­duisent tou­jours des pro­duits «meilleurs» que les autres, pour ac­com­plir leur tra­vail, et ain­si faire des pro­fits plus éle­vés. Mais, ces pro­duits sont-ils vrai­ment «meilleurs» que les an­ciens? Est- ce que le tout nou­veau té­lé­phone cel­lu­laire est meilleur que l’an­cien? Pas si sou­vent. Mais si on veut un rou­le­ment éco­no­mique, on doit vendre ces nou­veaux pro­duits. Pour ce faire, on va al­ler jus­qu’à men­tir aux consom­ma­teurs pour être ca­pable de vendre plus, donc de s’en­ri­chir. « Les com­pa­gnies veulent notre bien et elles l’au­ront, à tous les moyens.»

Quand on achète ces nou­veaux pro­duits, on paye et on perd notre ar­gent. Donc on s’ap­pau­vrit pour mieux en­ri­chir quel­qu’un d’autre. Quand en­suite on se rend compte que le pro­duit que l’on a ache­té est dé­ce­vant, on de­vient triste. Mais la com­pa­gnie, elle, est bien contente, car elle s’est fait de l’ar­gent. Elle se fout de l’ache­teur, tout ce qui compte pour elle c’est de se rem­plir les poches. «Le bon­heur des uns fait le mal­heur des autres.»

Main­te­nant, on pour­rait com­pa­rer les hu­mains à du bé­tail. On en­graisse ces ani­maux pour mieux les ame­ner à l’abat­toir. C’est pa­reil pour nous les hu­mains. On nous fait tra­vailler pour mieux ré­col­ter notre ar­gent, que l’on a tri­mé si dur pour ré­col­ter.

Mais qu’amène donc tout cet ar­gent aux hu­mains? Le pou­voir! Pre­nez pour exemple «Sé­ra­phin Pou­drier» dans «Un homme et son pé­ché» Parce qu’il est le plus riche du vil­lage, il dé­tient le pou­voir, et peut être maire du vil­lage, ma­rier la plus belle fille, …

Notre race est ren­due tel­le­ment basse, tel­le­ment avide de pou­voir que, dans le fu­tur, on va faire comme dans «La ma­chine à ex­plo­rer le temps» de 1960, avec les mor­locks. On va abru­tir les gens pour en­suite mieux les ex­ploi­ter, ou même les man­ger. Ç’a com­men­cé….

Que va- t- il ad­ve­nir des gé­né­ra­tions fu­tures? Y au­ra-t-il des «mor­locks» ou des com­pa­gnies as­soif­fées d’ar­gent et de pou­voir qui fe­ront tra­vailler de pauvres gens pour ob­te­nir leur ar­gent, en être les maîtres et, ul­ti­me­ment, les man­ger?

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