Des me­sures pour la jus­tice

La Revue - - COMMENTAIRES - SAN­DRINE VILLE­NEUVE Col­lège Nou­velles Fron­tières

« Pour­quoi a-t-il droit à plus de temps pour faire son exa­men, lui? Pour­quoi a-t-elle droit à un or­di­na­teur et pas moi? Quelle in­jus­tice!» Voi­ci ce que pensent cer­taines per­sonnes face aux plans d’in­ter­ven­tion qu’ont cer­tains élèves. Pour être hon­nête, mon opi­nion était la même. Ce­pen­dant, j’ai fait quelques re­cherches et j’ai re­mar­qué que fi­na­le­ment, il n’y a pas place à l’in­jus­tice. Voi­ci pour­quoi:

Cer­tains élèves sont mal­heu­reu­se­ment at­teints de troubles d’ap­pren­tis­sage. La dys­lexie et le trouble de l’at­ten­tion sont deux exemples fré­quents. Par consé­quent, des me­sures ont été prises, afin d’ai­der ces ap­pre­nants. La me­sure la plus po­pu­laire est celle du plan d’in­ter­ven­tion. On y in­dique leurs troubles et les me­sures qui se­ront prises afin de leur ve­nir en aide. Par­mi ces me­sures, on re­trouve, entre autres, du temps sup­plé­men­taire pour faire leurs exa­mens, l’ac­cès à un or­di­na­teur ou même la pres­crip­tion de cer­tains mé­di­ca­ments.

La dys­lexie est un trouble qui nuit gran­de­ment à la lec­ture. Sou­vent, les gens at­teints de dys­lexie lisent beau­coup plus len­te­ment que la moyenne. C’est pour ce­la qu’à l’école, on leur donne du temps sup­plé­men­taire pour ef­fec­tuer leurs exa­mens. Ils prennent plus de temps à lire, donc on leur en ac­corde plus pour que ce soit juste en­vers eux. Cer­tains d’entre eux ont même droit à un or­di­na­teur pour leur faire la lec­ture des textes.

En­suite, il y a le dé­fi­cit de l’at­ten­tion. L’ap­pre­nant n’ar­rive pas à res­ter concen­tré sur ce qui se passe en classe. Par­fois, le dé­fi­cit de l’at­ten­tion vient avec de l’hy­per­ac­ti­vi­té. Dans ces cas-là, il ou elle a un grand be­soin de bou­ger et peut dé­ran­ger le reste du groupe. Par contre, ce­lui ou celle qui ne l’est pas se­ra sou­vent dans la lune, mais res­te­ra calme, ne dé­ran­geant en au­cun cas le groupe. Pour les ai­der, des mé­di­ca­ments leur sont pres­crits afin d’aug­men­ter leur ca­pa­ci­té de concen­tra­tion et di­mi­nuer l’hy­per­ac­ti­vi­té, si né­ces­saire.

Au fi­nal, il n’y a au­cune in­jus­tice. Je com­prends main­te­nant que si quel­qu’un a un plan d’in­ter­ven­tion, c’est qu’il en a be­soin pour être au même ni­veau que les autres. Heu­reu­se­ment que toutes me­sures existent!

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.