Le feu bac­té­rien frappe les Lau­ren­tides

– SYL­VIE D’AMOURS, DÉ­PU­TÉE DE MI­RA­BEL

La Terre de chez nous - - LA UNE - MA­RIANNE BISSONNETTE

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En ré­ac­tion à l’épi­dé­mie de feu bac­té­rien, un re­grou­pe­ment comp­tant la dé­pu­tée de Mi­ra­bel, Syl­vie D’Amours, ain­si que des re­pré­sen­tants de l’Union des pro­duc­teurs agri­coles (UPA) et des Pro­duc­teurs de pommes des Lau­ren­tides ré­clament une aide fi­nan­cière au gou­ver­ne­ment afin de les ai­der à sub­ve­nir à leurs be­soins de main-d’oeuvre.

Une lettre a été en­voyée au mi­nistre de l’Agri­cul­ture, par cour­riel et par la poste, mais c’est si­lence ra­dio du cô­té du gou­ver­ne­ment. « Ma lettre, c’est un cri du coeur, ex­plique Syl­vie D’Amours. Il faut que l’aide ar­rive ra­pi­de­ment, parce que juillet est dé­jà là et, peu à peu, ce se­ra le temps de la ré­colte. » Très im­pli­quée et elle-même pro­duc­trice agri­cole, la dé­pu­tée et porte-pa­role de la Coa­li­tion Ave­nir Qué­bec (CAQ) en ma­tière d’agri­cul­ture n’hé­site pas à se dire cho­quée du manque de ré­tro­ac­tion du gou­ver­ne­ment.

Quant à Éric Rochon, co­si­gna­taire de la lettre, il es­père que l’aide ar­ri­ve­ra suf­fi­sam­ment tôt pour évi­ter que les pro­duc­teurs ne s’en­dettent en em­bau­chant par eux-mêmes des ef­fec­tifs sup­plé­men­taires. D’au­tant plus qu’un fonds d’ur­gence existe spé­cia­le­ment pour de telles si­tua­tions. « On a un fonds d’ur­gence et le feu bac­té­rien, c’est une ur­gence. Ça ne prend pas la tête à Pa­pi­neau pour ré­soudre l’équa­tion », s’ex­clame Syl­vie D’Amours, ex­cé­dée de­vant l’in­ac­tion du mi­nistre.

La si­tua­tion est d’au­tant plus cri­tique que la plu­part des ver­gers sans vo­let agro­tou­ris­tique pré­voient dé­jà avoir du mal à bou­cler leur an­née. Les frais sup­plé­men­taires pou­vant s’éle­ver à plu­sieurs cen­taines de dol­lars par jour de coupe de branches at­teintes, plu­sieurs jeunes pro­duc­teurs ont du mal à en­tre­voir leur fu­tur dans l’in­dus­trie. Lors de sa dis­cus­sion avec Mme D’Amours, ven­dre­di ma­tin, le mi­nistre Pa­ra­dis au­rait lais­sé en­tendre qu’il était ou­vert aux pro­po­si­tions de la dé­pu­tée ca­quiste, mais sans pré­ci­ser ses in­ten­tions.

Cer­tains pom­miers trop at­teints pour être sau­vés fi­nissent cou­pés à même le tronc.

Une branche at­teinte de feu bac­té­rien se­ra dis­cer­nable par son ap­pa­rence sé­chée, comme si elle avait brû­lé.

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