Une ca­fé­té­ria mo­bile aux champs

La Terre de chez nous - - L`OR BLOND - GE­NE­VIÈVE QUESSY Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

SAINT-LIN–LAU­REN­TIDES

— Le pro­duc­teur ma­raî­cher Maxime Hal­lé avait en­vie d’amé­lio­rer le quo­ti­dien de ses tra­vailleurs aux champs. C’est ain­si qu’il a eu l’idée d’amé­na­ger une ca­fé­té­ria mo­bile mul­ti­fonc­tion en col­la­bo­ra­tion avec ses voi­sins Do­mi­nic et Jo­na­than Du­val, de la Ferme Li­dom.

Construite à par­tir d’une an­cienne re­morque agri­cole, la ca­fé­té­ria mo­bile est consti­tuée d’une char­pente en acier re­cou­verte de pan­neaux de bois. Des bâches amo­vibles en plas­tique font of­fice de fe­nêtres et peuvent être re­fer­mées de chaque cô­té en cas de pluie. Ce vé­hi­cule peu com­mun per­met à une ving­taine de tra­vailleurs de ve­nir s’y ré­fu­gier sur des bancs de bois.

« Je me suis dit que si j’avais en­vie d’un re­pas chaud une fois de temps en temps, ça de­vait être la même chose pour mes tra­vailleurs », ex­plique Maxime Hal­lé, dont les ré­coltes de courges, de ci­trouilles, de na­vets et de bet­te­raves se dé­roulent sous des tem­pé­ra­tures plu­tôt fraîches.

À l’in­té­rieur de la ca­fé­té­ria mo­bile se trouve une gé­né­ra­trice qui per­met de faire fonc­tion­ner deux fours à mi­croondes. De gros ré­ser­voirs d’eau sont dis­po­nibles, ain­si qu’une toi­lette sèche. « J’ai 3 km de champs. En rai­son de tous les al­lers et re­tours que les tra­vailleurs de­vaient ef­fec­tuer entre les champs et la ferme pour se rendre aux toi­lettes ou faire chauf­fer leur lunch, j’ai réa­li­sé que ça leur fai­sait ga­gner au moins 20 mi­nutes par jour. Si on mul­ti­plie ce temps par 15 ou 20 per­sonnes, ça re­pré­sente fi­na­le­ment un énorme gain », men­tionne le pro­duc­teur. Un seul trans­port aux champs En plus de ser­vir d’abri contre le vent, la pluie et le so­leil trop ardent, la ca­fé­té­ria mo­bile per­met en même temps de trans­por­ter le ma­té­riel. Sur les cô­tés, Maxime Hal­lé a dis­po­sé des sup­ports pour les ou­tils. « Quand on part aux champs, les em­ployés s’as­soient sur les bancs et on em­barque tout le ma­té­riel dont on a be­soin. Donc, le trans­port se fait d’un coup, au lieu de né­ces­si­ter plu­sieurs vé­hi­cules. En­suite, la ca­fé­té­ria mo­bile se dé­place à me­sure que les tra­vailleurs avancent dans les champs. »

Il s’est écou­lé à peine une sai­son de­puis la créa­tion de sa ca­fé­té­ria mo­bile, et dé­jà, Maxime Hal­lé re­çoit des ap­pels d’autres agri­cul­teurs qui sou­hai­te­raient re­pro­duire le concept. Le pro­duc­teur éva­lue que sa cons­truc­tion lui a coû­té un peu plus de 10 000 $. « C’est un in­ves­tis­se­ment qui vaut la peine d’être réa­li­sé, es­time-t-il. Mes tra­vailleurs m’ont dit que ça fai­sait toute la dif­fé­rence. Ils sentent que leurs be­soins sont re­con­nus, ce qui a un ef­fet très po­si­tif. »

Maxime Hal­lé peut dé­sor­mais of­frir un abri à ses tra­vailleurs, beau temps mau­vais temps, grâce à sa ca­fé­té­ria mo­bile.

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