Les Ar­nold donnent au sui­vant

Quand Am­bros Ar­nold a choi­si l’agri­cul­ture comme mode de vie, son père Jo­sef a ache­té une terre à Saint-Fé­lix-de-King­sey pour la lui re­vendre un an plus tard. Il a fait de même pour ses autres en­fants. Lui-même au­jourd’hui père de quatre en­fants, Am­bros s

La Terre de chez nous - - MA FAMILLE - GUILLAUME CLOU­TIER guillau­me­clou­tier@la­terre.ca @guillaume.clou­tier1

SAINT-FÉ­LIX-DE-KING­SEY — « On a com­men­cé en 1997 avec 25 vaches et 25 gé­nisses de rem­pla­ce­ment, ex­plique Am­bros. Au­jourd’hui, on pos­sède en­vi­ron 160 têtes, dont 65 à la traite à l’an­née. On pro­duit aus­si un peu de maïs four­ra­ger pour la consom­ma­tion des vaches. »

Né en Suisse, Am­bros Ar­nold est ar­ri­vé à Dan­ville à l’âge de cinq ans. C’est là qu’il a gran­di. Il se consi­dère comme la 2e gé­né­ra­tion de Suisses à la­bou­rer le sol qué­bé­cois.

Am­bros et sa conjointe, Ani­ta, ont quatre en­fants. Cha­cun a ses tâches à la ferme fa­mi­liale. « Ils étaient tout jeunes et je les pro­me­nais en car­rosse à la ferme, ra­conte Ani­ta. Quand il fai­sait trop froid, je leur di­sais de res­ter à la mai­son, mais rien à faire, ils ve­naient à la ferme. » La re­lève Les quatre en­fants sui­vront-ils les traces de leurs pa­rents? Rien d’of­fi­ciel, mais tout laisse croire que oui. L’aî­née, Tan­ja, suit ac­tuel­le­ment un cours à l’Ins­ti­tut de tech­no­lo­gie agroa­li­men­taire (ITA) de Saint-Hya­cinthe. « Elle vient d’avoir 18 ans. C’est une mor­due des ani­maux », dit sa mère. Le ca­det, Phi­lipp, né en 2001, sui­vra les traces de sa soeur pro­chai­ne­ment. « Il s’in­té­resse à tout, dit son père. Ça fait un pe­tit bout de temps qu’il dé­montre de l’in­té­rêt pour l’agri­cul­ture. »

Pa­trick, de son cô­té, est un pas­sion­né de mé­ca­nique. « Il nous aide à la ferme, bien sûr, mais ce qu’il aime, c’est al­ler au ga­rage et bri­co­ler », sou­ligne Ani­ta.

Et puis, il y a Sa­muel, 12 ans, le plus jeune. « Lui, il veut se­mer, dit fiè­re­ment son père. Il a ses pe­tites par­celles à lui. Quand on épand du fu­mier, il s’en prend pour ses par­celles. Quand j’étends de l’en­grais chi­mique, il prend un gant et va grat­ter ce qui reste sur le cha­riot pour l’uti­li­ser. » Le pe­tit a d’ailleurs re­çu le ca­deau qu’il sou­hai­tait à Noël : un se­moir! Il a dé­jà hâte de s’en ser­vir au prin­temps. « Il a plan­té des graines, les a lais­sées ve­nir à ma­tu­ri­té, a ré­col­té et fait sé­cher, puis a re­pris les graines pour en­se­men­cer de nou­veau. Il a réa­li­sé toutes les étapes du cycle de la vie », ana­lyse son père, ému.

Am­bros et Ani­ta Ar­nold, de la Ferme Ar­ni­ta, en­tou­rés de leurs quatre en­fants, Tan­ja, Sa­muel, Phi­lipp et Pa­trick.

Avez-vous une fa­mille à sug­gé­rer? tcn@la­terre.ca // 450 679-8483, poste 7270

Le pe­tit Sa­muel, pour qui se­mer est une pas­sion, en­tou­ré de ses pa­rents.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.