Il doit re­non­cer à sa plaque verte

La Tribune - - ACTUALITÉS - CLAUDE PLANTE claude.plante@la­tri­bune.qc.ca

SHER­BROOKE — Un au­to­mo­bi­liste sher­broo­kois dé­plore de de­voir re­ti­rer la plaque verte de sa voi­ture hy­bride non en­fi­chable ache­tée ré­cem­ment.

Claude Cas­ton­guay, un pro­prié­taire d’une Kia Ni­ro 2017, s’of­fusque de perdre les avan­tages que lui pro­cure la plaque d’im­ma­tri­cu­la­tion iden­ti­fiant les au­tos à pro­pul­sion élec­trique. Son vé­hi­cule est équi­pé d’un mo­teur à es­sence, mais pro­duit de l’élec­tri­ci­té pour ali­men­ter un mo­teur élec­trique.

AR­TICLE 7.1

Il vient de re­ce­voir une lettre lui in­di­quant qu’il de­vra faire re­ti­rer sa plaque verte pour une autre bleue et blanche pour voi­tures stan­dards à es­sence. La So­cié­té de l’as­su­rance au­to­mo­bile du Qué­bec (SAAQ) l’in­forme que de­puis le « 26 oc­tobre 2017, l’ar­ticle 7.1 du Rè­gle­ment sur l’im­ma­tri­cu­la­tion des vé­hi­cules rou­tiers oblige l’ap­pli­ca­tion d’une plaque verte aux vé­hi­cules élec­triques, hy­brides re­char­geables ou à piles à hydrogène. »

« Par consé­quent, tous les vé­hi­cules ayant une mo­to­ri­sa­tion dif­fé­rente de­vront avoir une plaque d’im­ma­tri­cu­la­tion ré­gu­lière », pré­cise-t-on.

25 NO­VEMBRE

On l’in­vite à se pré­sen­ter à une suc­cur­sale de la SAAQ pour échan­ger sans frais sa plaque au plus tard le 25 no­vembre.

M. Cas­ton­guay men­tionne qu’il a été dif­fi­cile de trouver le mo­dèle qu’il dé­si­rait. « Il n’y en avait pas beau­coup au Qué­bec de Ni­ro comme je cher­chais. Je ne vou­lais pas d’une voi­ture bran­chable, dit-il à La Tri­bune. Ma voi­ture a un mo­teur à es­sence, mais elle pro­duit de l’élec­tri­ci­té en rou­lant. Quand la bat­te­rie a as­sez de cou­rant, le mo­teur élec­trique em­barque. »

« La plaque verte a été ins­tal­lée chez le conces­sion­naire. Mais je vais la perdre et perdre les avan­tages qui viennent avec. Mon vé­hi­cule est hy­bride, mais je n’ai pas à le bran­cher pour char­ger la bat­te­rie. »

HY­DRO-QUÉ­BEC

Claude Cas­ton­guay craint que le but du gou­ver­ne­ment soit de fa­vo­ri­ser la con­som­ma­tion d’élec­tri­ci­té ve­nant d’Hy­dro-Qué­bec « pour gar­der le monopole » de la pro­duc­tion d’élec­tri­ci­té.

« Il n’y a pas beau­coup de voi­tures comme la mienne sur les routes, mais ça va cer­tai­ne­ment aug­men­ter », dit-il.

Il a en­tre­pris de contes­ter cette dé­ci­sion, comme on l’in­vite à le faire à la SAAQ s’il le dé­sire. Il a contac­té des dé­pu­tés pour si­gna­ler la si­tua­tion pro­blé­ma­tique.

Se­lon lui, les vé­hi­cules comme la Ni­ro vont se mul­ti­plier dans le fu­tur, puisque la ca­pa­ci­té de pro­duc­tion d’élec­tri­ci­té en rou­lant va se dé­ve­lop­per et se per­fec­tion­ner. Les au­tos à es­sence non en­fi­chables vont de­ve­nir plus nom­breuses sur nos routes, dit-il.

346 PRO­PRIÉ­TAIRES

Se­lon Ma­rio Vaillan­court, por­te­pa­role de la SAAQ, la voi­ture du plai­gnant n’entre pas dans la définition des vé­hi­cules pou­vant ar­bo­rer une plaque verte. On doit être en me­sure de le bran­cher pour re­char­ger sa bat­te­rie, ré­sume-t-il.

Se­lon lui, 346 pro­prié­taires de voi­ture hy­brides du genre au Qué­bec ont re­çu une lettre les in­vi­tant à se confor­mer.

Par­mi les avan­tages de la plaque verte, no­tons l’ac­cès pri­vi­lé­gié à des voies ré­ser­vées, l’ac­cès gra­tuit à des ponts payants et des tra­ver­siers, ain­si que le sta­tion­ne­ment gra­tuit dans cer­taines villes.

— SPECTRE Mé­DIA, MAXIME PI­CARD

Le Sher­broo­kois Claude Cas­ton­guay de­vra se dé­faire de la plaque verte de son au­to hy­bride à la de­mande de la SAAQ.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.