Des rè­gle­ments de construc­tion à l’ap­pli­ca­tion pri­vi­lé­giée ou in­cons­tante

La Tribune - - OPINIONS -

L’ar­ticle du mar­di 6 fé­vrier de Jo­na­than Custeau concer­nant les lo­ge­ments pour aî­nés m’a ac­cro­ché. J’ai réa­li­sé à quel point peut chan­ger l’ap­pli­ca­tion ou l’in­ter­pré­ta­tion des rè­gle­ments de construc­tion d’un pro­jet à l’autre au sein de la ville de Sher­brooke. Je fus très sur­pris de prendre connais­sance des élé­ments dé­ro­ga­toires at­tri­bués au pro­jet du coin de Galt et Bo­wen. Cer­tains dé­tails du pro­jet VÜ m’ayant in­tri­gué dans le temps, consi­dé­rant jus­te­ment ces points men­tion­nés dans l’ar­ticle.

En ef­fet, l’es­pace oc­cu­pé au­jourd’hui par le VÜ ap­par­te­nait à la so­cié­té pro­prié­taire des ap­par­te­ments Haute-Rive et ser­vait en grande par­tie de sta­tion­ne­ment aux ré­si­dents de Haute-Rive. Toute la confi­gu­ra­tion du sta­tion­ne­ment a dû être mo­di­fiée, tout comme le cercle de cir­cu­la­tion don­nant ac­cès à l’en­trée prin­ci­pale du Haute-Rive, ser­vant éga­le­ment d’es­pace ré­ser­vé au Ser­vice de pro­tec­tion in­cen­die en cas de confla­gra­tion afin d’ap­pro­cher les deux tours avec le ca­mion échelle né­ces­saire à at­teindre le dixième étage. Main­te­nant, le gros ca­mion grande-échelle ne peut tour­ner pour se rendre aux édi­fices sans que soient dé­pla­cées au préa­lable les vé­hi­cules des ré­si­dents concer­nés.

Alors que la di­vi­sion du ter­rain des Soeurs de la Cha­ri­té du coin Galt et Bo­wen semble pro­blé­ma­tique, ce­lui de la so­cié­té Hau­teRive ne semble pas avoir été un obs­tacle. Comme c’est le cas pour le pro­jet Galt et Bo­wen, le Hau­teRive de­ve­nait dé­ro­ga­toire, ayant dix étages et se re­trou­vant si­tué à en­vi­ron 10 mètres de sa ligne de ter­rain Nord. Très loin de la dis­tance iden­tique à sa hau­teur, dix étages, de la ligne de lot tel que men­tion­né.

Vincent Bou­tin, pré­sident du co­mi­té d’ur­ba­nisme, men­tionne au jour­na­liste Custeau que « par­mi les sta­tion­ne­ments pro­je­tés, ce­lui en fa­çade ne res­pecte pas non plus la rè­gle­men­ta­tion en vi­gueur. Pour les ha­bi­ta­tions de plus de huit lo­ge­ments, les sta­tion­ne­ments en marge avant ou en cour avant ne sont pas au­to­ri­sés. Pour­tant, le ser­vice des per­mis de la Ville de Sher­brooke a bel et bien ac­cep­té le sta­tion­ne­ment du VÜ en avant, tout comme ils ont ac­cep­té par ri­co­chet que ce­lui du Haute-Rive le de­vienne éga­le­ment.

De plus, dans le cas du VÜ, la Ville a ac­cep­té la construc­tion d’un édi­fice d’ha­bi­ta­tion de 250 lo­ge­ments, sur 12 étages, dis­po­sant de sta­tion­ne­ments in­té­rieurs ré­ser­vés aux ré­si­dents, mais d’en­vi­ron huit es­paces de sta­tion­ne­ments ex­té­rieurs pour les tra­vailleurs et les vi­si­teurs des ré­si­dents. C’est ain­si que les vi­si­teurs des ré­si­dents du VÜ doivent sta­tion­ner le long du cô­té ouest de la rue Bel­le­vue, au mal­heur des pro­prié­taires de cette rue, ou al­ler oc­cu­per des es­paces de la Place Jacques-Car­tier.

Il est donc à sou­hai­ter que nos élus fe­ront preuve d’ou­ver­ture en ac­cep­tant des dé­ro­ga­tions aux rè­gle­ments pour le pro­jet Galt et Bo­wen, au bé­né­fice des aî­nés, comme ils l’ont fait dans le cas du VÜ, et ce­la, sans en­tra­ver la sé­cu­ri­té des ci­toyens comme ils l’ont fait dans le cas du VÜ et consé­quem­ment du Haute-Rive. De­nis J. Du­bois Sher­brooke

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