Re­nelle sur le che­min de Com­pos­telle

La Tribune - - ACTUALITÉS - TOM­MY BRO­CHU tbro­chu@la­tri­bune.qc.ca

SHER­BROOKE — L’an­cienne pro­prié­taire de Ro­na l’en­tre­pôt de Sher­brooke, Re­nelle Anc­til, est en voyage en Es­pagne pour com­plé­ter un par­cours sur le che­min de Com­pos­telle.

Mme Anc­til a tou­jours don­né une place im­por­tante à la marche dans sa vie. « Beau­coup d’en­tre­pre­neurs se targuent d’ar­ri­ver au tra­vail à 6 h du ma­tin et de quit­ter à mi­nuit. Pour eux, c’est la réus­site. Moi, je ne voyais pas ça comme ça. C’était im­por­tant d’al­ler mar­cher tous les ma­tins », ex­plique-t-elle.

« Mes meilleures ins­pi­ra­tions en af­faires sont ve­nues en mar­chant, pour­suit Mme Anc­til. Ça fai­sait comme un éclair. C’est une fa­çon de re­ce­voir une ré­ponse à une ques­tion que je me po­sais. La marche a tou­jours été au centre du suc­cès de ma pré­sence en af­faires. »

Dans toutes ces an­nées, celle qui était à la tête de Ro­na ne s’est ja­mais las­sée de la marche. « Je n’ai ja­mais réus­si à me ras­sa­sier. Ce qui est le fun avec Com­pos­telle, c’est que ce n’est pas une boucle, c’est une ligne droite. Je suis juste à la dixième de 44. En ce mo­ment, je trouve que c’est un bon­heur jour après jour », as­sure-t-elle.

Mme Anc­til peut donc pro­fi­ter du mo­ment pré­sent. « De­puis mon dé­part, je n’ai pas grand ques­tion­ne­ment. Éven­tuel­le­ment, je veux me ques­tion­ner par rap­port à la suite de ma car­rière ou de ma vie. Pour l’ins­tant, je suis dans l’émer­veille­ment. J’es­saie d’être le plus réa­liste face au bon­heur et aux dé­fis qu’on ren­contre », ana­lyse-t-elle. Ac­com­pa­gnée de son ami Alain, Mme Anc­til pro­fite au maxi­mum de son voyage. « Le vin est ex­tra­or­di­naire, tout comme les pay­sages. Pour l’ins­tant, la tem­pé­ra­ture est plu­vieuse et froide, mais les pré­dic­tions mé­téo­ro­lo­giques in­diquent que ça va s’amé­lio­rer », confie-t-elle.

Re­nelle Anc­til s’offre tout de même un pe­tit peu de luxe dans son voyage. Elle s’est per­mis de dor­mir à l’hô­tel la nuit, ce qui lui per­met de faire sé­cher ses vê­te­ments après les jour­nées de pluie. « Ce n’est pas un che­min de croix que je fais, in­dique-t-elle. Je veux seule­ment mar­cher dans la joie et dans le bon­heur. La contem­pla­tion et l’émer­veille­ment sont mes ob­jec­tifs. »

La femme d’af­faires a com­men­cé à se pré­pa­rer seule­ment un mois avant de par­tir. « On m’a conseillé de trai­ter mes pieds avec de la crème pour ne pas avoir d’am­poules. J’ai aus­si fait des épi­sodes de marche avec un sac à dos de cinq ki­los. Je n’ai pas grand-chose. »

Quelle est la suite pour Re­nelle Anc­til? « J’avais in­ter­pel­lé pas mal de per­sonnes qui connaissent un jeune avec une idée pro­met­teuse et qui cherche un par­te­naire, men­tionne-t-elle. Je ne veux pas faire de coa­ching, mais peut-être ai­der au ni­veau mo­né­taire. »

« Je me suis ren­du compte que je n’étais pas né­ces­sai­re­ment prête à me re­lan­cer dans quelque chose de gros, conti­nue-t-elle. Je ne sais pas si je vais res­ter à la re­traite long­temps et je ne veux pas tran­cher la ques­tion. Je suis dans ma pas­sion de la marche ac­tuel­le­ment », ré­sume-t-elle.

— PHO­TO FOUR­NIE

Re­nelle Anc­til pro­fite du calme et de la marche en Es­pagne.

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