An­nie God­bout dé­fend son éthique

La Tribune - - ACTUALITÉS - JO­NA­THAN CUSTEAU

SHER­BROOKE — La conseillère An­nie God­bout a dû dé­fendre son éthique, lun­di soir, après que le ci­toyen Pas­cal Cyr eut sou­li­gné qu’elle avait oc­troyé deux contrats à l’en­tre­prise So­lu­tions Wiz­bu­si­ness inc., dont elle est ac­tion­naire.

M. Cyr s’est pré­sen­té à la pé­riode des ques­tions des ci­toyens pour re­le­ver que Mme God­bout avait dé­cla­ré une dé­pense de 712 $, en 2014, pour la con­cep­tion de son blogue de conseillère, un contrat oc­troyé à Wiz­bu­si­ness. En 2016, une somme de 388 $ ap­pa­raît pour la ré­ser­va­tion du nom de do­maine et l’hé­ber­ge­ment du blogue.

« Ce sont de pe­tits mon­tants, ce qui les rend d’au­tant plus dis­cu­tables. C’est à se de­man­der si Mme God­bout trouve que les conseillers ne sont pas as­sez payés. Ce n’est pas illé­gal, mais est-ce éthique? Et pen­dant votre mois de cam­pagne élec­to­rale (NDLR : Mme God­bout se­ra can­di­date aux élec­tions fé­dé­rales dans Rich­mond), est-ce que nous conti­nue­rons de vous payer votre sa­laire ou pren­drez-vous un sans solde? »

À la se­conde ques­tion, An­nie God­bout a confir­mé qu’elle pren­drait un congé sans solde cet au­tomne.

« Nous sommes trois ac­tion­naires de So­lu­tions Wiz­bu­si­ness et l’en­tre­prise offre dif­fé­rents ser­vices liés à la tech­no­lo­gie, dont l’hé­ber­ge­ment de sites web. Mon conjoint n’est pas pro­gram­meur. Il em­bauche des em­ployés. Nous sommes pas­sés par cette com­pa­gnie. Je tra­vaille aus­si avec Lu­bie et Axial. Ils me versent donc aus­si un sa­laire. C’est dans mon do­maine pro­fes­sion­nel d’ac­ti­vi­tés où je connais beau­coup de monde. C’était la sim­pli­ci­té de pou­voir faire af­faire avec notre en­tre­prise. Les frais de 300 $ pour l’hé­ber­ge­ment et 30 $ pour le re­nou­vel­le­ment du nom de do­maine, plus les taxes, sont les prix du mar­ché. Ce ne sont pas des ser­vices à va­leur ajou­tée. Ce n’est pas comme si je me fai­sais un chèque à moi-même. Ce sont des ser­vices di­rects. C’est comme si je louais un té­lé­phone par exemple. »

Dans le même sens, la conseillère a ré­vé­lé que son en­tre­prise re­ce­vrait une aide fi­nan­cière du pro­gramme de va­li­da­tion tech­no­lo­gique VITE de Sher­brooke In­no­pole, mar­di ma­tin. Mme God­bout sié­geait au conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de Sher­brooke In­no­pole au cours du pré­cé­dent man­dat.

« Ce que je com­prends, c’est que ce n’est pas la C.A. qui dé­ci­dait qui avait droit à une aide fi­nan­cière dans ce pro­gramme de vi­trine tech­no­lo­gique. C’est mon conjoint qui mène les pro­jets. Moi je suis res­tée ac­tion­naire si­len­cieuse de l’en­tre­prise. C’est vrai­ment son pro­jet d’af­faires sur le­quel il y a une vi­trine tech­no­lo­gique. »

Ce pro­jet est un ta­bleau d’af­fi­chage spor­tif in­no­va­teur des­ti­né au Com­plexe Thi­bault dans le­quel l’en­tre­prise et le client ont in­ves­ti.

« Je ne veux pas m’en ca­cher. En même temps, mon conjoint avait la pos­si­bi­li­té de s’éta­blir à Ma­gog ou Bro­mont. J’avais un ma­laise que ce ne soit pas à Sher­brooke. Après, est-ce qu’on doit as­su­mer tous les risques? Il a sui­vi le pro­ces­sus et je n’ai rien à voir avec la dé­ci­sion qui a été prise. »

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