Le com­mis­saire à l’éthique vou­drait plus de pou­voirs

La Tribune - - ANNONCES CLASSÉES - TE­RE­SA WRIGHT

OT­TA­WA — Le com­mis­saire aux conflits d’in­té­rêts et à l’éthique du Ca­na­da ai­me­rait avoir plus de pou­voirs pour im­po­ser des sanc­tions aux mi­nistres et aux ti­tu­laires de charge pu­blique qui en­freignent les règles, y com­pris la pos­si­bi­li­té d’im­po­ser des amendes pou­vant at­teindre 10 000 $.

Ma­rio Dion croit fer­me­ment en l’im­por­tance de res­pec­ter les règles d’éthique au sein du gou­ver­ne­ment, mais la loi ac­tuelle sur les conflits d’in­té­rêts lui confère des pou­voirs d’ac­tion li­mi­tés lorsque quel­qu’un en­freint les règles.

La ques­tion des consé­quences, ou du manque de consé­quences, a re­fait sur­face mer­cre­di, quand le mi­nistre des Af­faires in­ter­gou­ver­ne­men­tales Do­mi­nic Le­Blanc a été re­con­nu cou­pable d’avoir en­freint la loi sur les conflits d’in­té­rêts en ac­cor­dant une li­cence de pêche au mactre de Stimp­son à une en­tre­prise em­ployant un membre de sa fa­mille.

Mal­gré le constat de conflit, au­cune sanc­tion n’a été ap­pli­quée.

Les seules pé­na­li­tés pou­vant être im­po­sées par le com­mis­saire sont des pé­na­li­tés fi­nan­cières mi­neures de 500 $ au maxi­mum, qui s’ap­pliquent si un ti­tu­laire de charge pu­blique omet de dé­cla­rer dans des dé­lais pré­cis des choses comme des ca­deaux ou des offres d’em­ploi.

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