RETAILLE D’EN­TRE­VUE

La Tribune - - PLACART - KARINE TREM­BLAY

SHER­BROOKE — Ma­rie-Louise Ar­se­nault re­prend dès le jeu­di 20 sep­tembre la barre de l’émis­sion té­lé­vi­sée Dans les mé­dias,à Té­lé-Qué­bec. Pour une deuxième an­née, en­tou­rée de ses col­la­bo­ra­teurs, l’ani­ma­trice scru­te­ra l’in­dus­trie mé­dia­tique et ses bons coups... comme ses tra­vers. « Ce n’est pas simple, ac­tuel­le­ment. Les mé­dias so­ciaux sont ve­nus com­plè­te­ment bou­le­ver­ser la donne. N’im­porte qui peut main­te­nant avoir une tri­bune. Comme les al­go­rithmes des ré­seaux so­ciaux font en sorte qu’on ne parle qu’à des gens qui pensent comme nous, on tourne en rond. On re­marque que les gens sont très cam­pés dans leur po­si­tion. Tout le monde parle, per­sonne n’écoute. Il n’y a pas beau­coup de pro­fon­deur parce que la ré­flexion est éva­cuée. Les gens de pou­voir en pro­fitent, l’émer­gence des au­to­ri­taires et des po­pu­listes en té­moigne. Il faut qu’on puisse en­tendre d’autres points de vue. Ce que je trouve trou­blant, c’est que les gens ne veulent pas payer pour de l’in­for­ma­tion. Pour du divertissement, pour s’abon­ner à Net­flix et Spo­ti­fy, oui, mais pas pour s’abon­ner à un jour­nal. Tout ça s’ajoute à une grande dif­fi­cul­té de faire de l’in­for­ma­tion de qua­li­té, pré­sen­te­ment, dans les mé­dias tra­di­tion­nels. Les sta­tuts sont pré­caires, il faut al­ler vite, dans une mou­vance où les re­ve­nus pu­bli­ci­taires ne sont pas au ren­dez-vous. Mais j’ai l’im­pres­sion que les marques de confiance que sont les mé­dias tra­di­tion­nels vont re­de­ve­nir des phares. De­puis l’élec­tion de Trump à la pré­si­dence des ÉtatsU­nis, les abon­ne­ments au New

York Times se sont mul­ti­pliés. » Cou­pée au mon­tage de l’en­tre­vue du 6 août 2018.

— PHOTO ARCHIVES LA TRI­BUNE, MI­CHELLE BOU­LAY

Ma­rie-Louise Ar­se­neault

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