VI­BRANT

La Tribune - - POUR VOS YEUX ET VOS OREILLES - ÉRIC MOREAULT, LE SO­LEIL

La car­rière en dents de scie de Len­ny Kra­vitz en a fait dé­cro­cher plu­sieurs. Pour­tant, de­puis 10 ans, il ac­cu­mule les so­lides albums. Raise Vi­bra­tion se si­tue en droite ligne avec le po­li­tique

Black and White Ame­ri­ca (2011) tout en pré­sen­tant sa si­gna­ture rock ha­bi­tuelle qui puise au funk, au soul et à la pop (il a échan­tillon­né le hou! de Mi­chael Jack­son sur Low). Ce 11e es­sai est, sans contre­dit, la ré­ponse du multi-ins­tru­men­tiste vir­tuose et in­tense chan­teur à l’ère Trump, no­tam­ment Who Real­ly Are the Mons­ters? et It’s Enough. Mal­gré son as­pect prê­chi-prê­cha, Kra­vitz n’ou­blie pas l’es­sen­tiel : de bons grooves. Même Here to Love, une bal­lade kitsch aux pa­roles gui­mauves, ne par­vient pas à gâ­cher cet al­bum réus­si. Son meilleur mo­ment? La tou­chante John­ny Cash, une com­plainte (presque) acous­tique où il évoque la perte de sa mère et son be­soin de ré­con­fort au­près de l’être ai­mé. On n’en at­ten­dait pas au­tant de Raise Vi­bra­tion.

ROCK AN­GLO Raise Vi­bra­tion LEN­NY KRA­VITZ BMG

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