Un mil­lier de fes­ti­va­liers en fête

La Voix de l'Est - - ARTS ET SPECTACLES - SA­MUEL LE­BLANC sa­muel.le­blanc@la­voix­de­lest.ca

WA­TER­LOO—Un­mil­lier­de­fes­ti­va­lier­sont­prisd’as­saut­la­pla­ge­mu­ni­ci­pa­le­deWa­ter­loo,sa­me­di,pour­la te­nue du fes­ti­val L’Underground. Douze bands rock et mé­tal ont fait vi­brer une foule plus nom­breuse que l’an der­nier. « En­core une fois, c’était au-des­sus de nos at­tentes », a té­moi­gné Alex Saint-Mar­tin, l’un des deux or­ga­ni­sa­teurs, au len­de­main de l’évé­ne­ment. «Au­tant pour l’am­biance que pour le nombre de per­sonnes».

L’an der­nier, en­vi­ron 700 fes­ti­va­liers avaient ré­pon­du à l’ap­pel. Cette an­née, ils étaient 1000, dont près de 900 lors de la per­for­mance de la tête d’af­fiche en fin de soi­rée: Ano­ny­mus.

« Le monde était en­core plus de­dans que l’an pas­sé. Il y avait du trash en masse ! Ce ma­tin, j’ai été à la plage, et je peux dire que la pe­louse a eu de la mi­sère», sou­ligne l’or­ga­ni­sa­teur en riant.

Douze groupes « underground » étaient pré­sents, au grand plai­sir des adeptes des cultures rock et mé­tal. Le but des or­ga­ni­sa­teurs: faire connaître de nou­velles for­ma­tions tout en per­met­tant à ces mu­si­ciens de faire leurs griffes sur la scène. « Ce sont des groupes émer­gents, mais qui sont bien ro­dés. Ils com­mencent à être connus, mais ils sont so­lides. Pour le monde, ça donne un bon spec­tacle, et pour les groupes, ça leur donne une bonne ex­pé­rience», ex­plique Alex. « C’est pour ça que le fes­ti­val est gra­tuit. On veut qu’il y ait le plus de monde pos­sible qui vienne les voir. Ça va les ai­der à se faire connaître».

Les mu­si­ciens pou­vaient éga­le­ment mon­ter leurs propres kiosques et pré­sen­ter leur mar­chan­dise pro­mo­tion­nelle ou en­core vendre des al­bums.

Les groupes qui étaient à l’af­fiche cette an­née, en ordre de leur pas­sage sur la scène de l’Underground de Wa­ter­loo: Li­ne­dri­ver, Save One, Wi­thout Fate, The Vel­vet Su­perS­luts, Ca­pi­tal Na­palm, Wild­fire, Gott­weist, Göor­gée, In­ter­drive, A Thou­sand Years, Mass Mur­der Mes­siah et Ano­ny­mus. Il est pos­sible d’écou­ter gra­tui­te­ment ou d’ache­ter la mu­sique des groupes pré­sents en les cher­chant sur Fa­ce­book ou Band­camp.

Se­lon l’or­ga­ni­sa­teur, l’offre était plus di­ver­si­fiée que l’an der­nier, où l’on en­ten­dait beau­coup de bands «me­tal­core».

La nou­veau­té de cette an­née : un kiosque où les fes­ti­va­liers pou­vaient se pro­cu­rer des T-shirts aux cou­leurs de L’Underground et un casse-croûte. Tout ça s’ajou­tait au kiosque de la bras­se­rie Farn­ham, qui lui re­ve­nait pour une deuxième fois, au plai­sir des pa­pilles des fes­ti­va­liers, se­lon l’or­ga­ni­sa­teur.

La pluie de dé­but de jour­née a ce­pen­dant cau­sé un re­tard d’une de­mi-heure à l’ho­raire pré­vu.

FRA­TER­NI­TÉ

Au­tant les mu­si­ciens à l’af­fiche que les fes­ti­va­liers pre­naient part à la foule. « Tout le monde res­tait après leur show et pro­fi­tait de la jour­née », té­moigne l’or­ga­ni­sa­teur. « Beau­coup des bands sont des amis à nous, et ceux qui ne le sont pas et qui viennent au fes­ti­val le de­viennent», dit Alex Saint-Mar­tin, lui-même mu­si­cien. «Et c’est pa­reil avec le monde dans la foule. C’est tel­le­ment fra­ter­nel, l’am­biance. Tout le monde est sur le par­ty! »

FA­MI­LIAL

L’évé­ne­ment se te­nait à la plage, et mal­gré ce qu’on pour­rait pen­ser d’un fes­ti­val rock, tous y étaient les bien­ve­nus. « Il y avait aus­si des en­fants et des per­sonnes plus âgées», tient à men­tion­ner Alex Saint-Mar­tin. «Cha­cun y trou­vait son plai­sir.»

Des jeux d’eau étaient mis à la dis­po­si­tion des en­fants, en plus de la plage, évi­dem­ment.

— PHO­TOS ALAIN DION

Le groupe mon­tréa­lais Wi­thout Fate était sur scène au mo­ment du pas­sage de La Voix de l’Est, sa­me­di après-mi­di.

Les deux or­ga­ni­sa­teurs de L’Underground de Wa­ter­loo, Alex Saint-Mar­tin (gauche) et Fé­lix Le­fran­çois (droite).

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