Le père des films de zom­bies est mort

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NEWYORK— Le réa­li­sa­teur George A. Ro­me­ro, dont le film-culte Night of the Li­ving Dead a lan­cé le genre des films de zom­bies, est dé­cé­dé di­manche à l’âge de 77 ans, a an­non­cé son gé­rant.

«Le réa­li­sa­teur lé­gen­daire George A. Ro­me­ro est dé­cé­dé di­manche 16 juillet, en écou­tant la bande ori­gi­nale du drame ro­man­tique The Quiet Man de John Ford, un de ses films pré­fé­rés», a dé­cla­ré Ch­ris Roe dans un com­mu­ni­qué.

«Il est mort en paix dans son som­meil, après un com­bat bref mais dé­ter­mi­né contre un can­cer du pou­mon, lais­sant der­rière lui une fa­mille ai­mante, beau­coup d’amis et un hé­ri­tage ci­né­ma­to­gra­phique qui a per­sis­té et conti­nue­ra de per­sis­ter, à l’épreuve du temps», a ajou­té son gé­rant.

Sa femme et sa fille étaient à ses cô­tés, se­lon le com­mu­ni­qué.

Tour­né en noir et blanc, avec un bud­get d’à peine plus de 100 000 dol­lars et des ac­teurs in­con­nus, Night of the Li­ving Dead, sor­ti en 1968, ra­conte l’as­saut d’une ferme iso­lée par une horde de morts sor­tis de leurs tombes à la suite d’une mu­ta­tion. Il joue sur les frayeurs d’une époque mar­quée par la guerre du Viet­nam, la course aux ar­me­ments et la fas­ci­na­tion pour les ov­nis.

Le film, de­ve­nu un clas­sique, a rap­por­té plus de 30 M$ à tra­vers le monde et a été sui­vi de cinq autres dans la même veine, dont Day of the Dead et Dawn of the Dead. Le réa­li­sa­teur avait re­con­nu avoir été ins­pi­ré par le ro­man de science-fic­tion I Am Le­gend de Ri­chard Ma­the­son, pa­ru en 1954.

Tous les films de George A. Ro­me­ro, né en 1940 d’un père cu­bain et d’une mère amé­ri­ca­no-li­thua­nienne, ont été tour­nés à Pitts­burgh, en Penn­syl­va­nie, ville où il fait ses études uni­ver­si­taires, ou dans les alen­tours.

Ro­me­ro a eu une liai­son amou­rhaine avec le genre qu’il a gran­de­ment contri­bué à créer. Il a dit de la sé­rie The Wal­king Dead qu’elle n’était qu’un «ro­man-sa­von». Il dit re­gret­ter que des longs mé­trages à grand bud­get comme World War

rendent im­pos­sible le tour­nage d’oeuvres de zom­bies plus mo­destes. Il a sou­vent main­te­nu qu’il n’au­rait ja­mais tour­né un film d’hor­reur s’il

Zn’avait pas pu y rat­ta­cher un mes­sage po­li­tique. «On me dit que je suis pri­son­nier d’un genre, que je suis un réa­li­sa­teur de films d’hor­reur. At­ten­dez un ins­tant, je suis ca­pable de dire exac­te­ment ce que je pense. Je peux par­ler de ce qui se passe dans notre so­cié­té, de le com­men­ter, de l’illus­trer. Je ne me sens pas pié­gé. C’est ma fa­çon de m’ex­pri­mer.» — Avec As­so­cia­ted Press

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Le réa­li­sa­teur George A. Ro­me­ro en 2008.—

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