Le bridge, un jeu en­le­vant!

La Voix de l'Est - - LE- PLUS - ISA­BELLE GABORIAULT

Gé­rald Langlois se dit at­teint d’une ma­la­die bonne pour la san­té. L’homme au­rait d’ailleurs conta­mi­né de nom­breux autres re­trai­tés dans la région. De quoi souffre-t-il? De l’amour du bridge! « Une fois que tu as la pi­qûre, c’est une vraie ma­la­die ! , in­siste l’an­cien pro­fes­seur de ma­thé­ma­tique. Quand on com­mence le bridge, on ne lâche ja­mais. »

Le bridge est en­tré dans la vie de M. Langlois entre deux trous de golf. C’est un ami à lui, qui fai­sait par­tie d’un club de bridge à Bromont, qui l’a ini­tié à ce qu’il consi­dère être « le plus beau jeu de cartes sur la pla­nète ! »

« On peut jouer par­tout, sou­ligne ce­lui qui a sou­vent par­ti­ci­pé à des croi­sières of­frant du bridge quo­ti­dien­ne­ment. Ça ral­lie tout le monde et c’est bon pour la san­té. C’est re­com­man­dé par les mé­de­cins pour les neu­rones, la concen­tra­tion, la mé­moire. »

Vé­ri­table pas­sion­né, M. Langlois a vite fait de trans­mettre sa pas­sion du bridge à sa femme, Ju­dy. En­semble, ils or­ga­nisent les soi­rées du club de bridge So­leil sur le lac, les mer­cre­dis, au lo­cal de la FADOQ de Gran­by, si­tué sur le bou­le­vard Le­clerc Est. Un évé- — Gé­rald Langlois ne­ment qui re­groupe entre 70 et 80 joueurs de dif­fé­rents ni­veaux chaque se­maine.

« J’ai par­ti un club en dé­cembre 2001 avec des amis », rap­pelle ce­lui qui a, entre autres, été for­mé par Ka­mel Fer­ga­ni, cham­pion ca­na­dien à plu­sieurs re­prises. À l’époque, M. Langlois or­ga­ni­sait éga­le­ment un im­po­sant tour­noi Le bridge de­mande beau­coup de concen­tra­tion, comme en fait foi cette pho­to... an­nuel­le­ment. Un ren­dez-vous au­quel plus de 250 joueurs ré­pon­daient pré­sent.

« Les gens qui ne connaissent pas le bridge manquent beau­coup ! », pour­suit-il.

S’il était mé­de­cin, M. Langlois pres­cri­rait à tous « du golf le jour et du bridge le soir ! »

PLUS QU’UN SIMPLE JEU DE CARTES

Le bridge se joue avec un jeu de cartes, une plan­chette et une boîte d’enchères. Le but, en gros, est de réa­li­ser le plus de le­vées pos­sible. « Il n’y a pas de li­mites au bridge et pas de ca­chettes, ex­plique M. Langlois. Ça se j oue en si­lence et une par­tie dure trois heures. Et ça passe vite ! »

Si le bridge semble, à pre­mière vue, dif­fi­cile à jouer et com­plexe, Gé­rald Langlois sou­tient que tout le monde peut ap­prendre. D’ailleurs, avant de se joindre à un club, mieux vaut suivre une for­ma­tion. Dans la région, c’est lui qui veille à for­mer ceux qui veulent dé­cou­vrir le bridge. Dès sep­tembre, il offre trois heures de cours par se­maine, et ce, pen­dant deux mois.

« Il n’y a pas de li­mites au bridge et pas de ca­chettes. Ça se joue en si­lence et une par­tie dure trois heures. Et ça passe vite! »

« Et nor­ma­le­ment, ceux qui s’ins­crivent ne dé­mis­sionnent pas ! », in­siste-t-il.

Bien qu’elle soit en bonne san­té, la com­mu­nau­té « bridge » de la région sou­hai­te­rait avoir de la re­lève. M. Langlois in­vite d’ailleurs les gens à s’ins­crire à ses cours en grand nombre cet au­tomne.

« Moi, ce que j’aime du bridge, c’est le so­cial, lance-t-il. Quand les gens jouent, ils ne pensent pas à leurs pro­blèmes. Pour plu­sieurs, c’est leur sor­tie de la se­maine. »

Au to­tal, 150 per­sonnes sont membres du club So­leil sur le lac. Tous se ren­contrent les mer­cre­dis soir. Les lun­dis, des par­ties ont lieu au club d’âge d’or Prin­cesse. Les mar­dis, c’est à Wa­ter­loo, les jeu­dis à Bromont et, les ven­dre­dis, ce se­ra bien­tôt à Knowl­ton.

Pour vous ins­crire aux cours de bridge pré­vus cet au­tomne, suf­fit de joindre Gé­rald Langlois au 4560-378-3175. C’est 125 $ pour huit se­maines de cours (3 heures par se­maine). Ce mon­tant in­clut l’ins­crip­tion, une boîte d’enchères et 25 pages de notes de cours.

— PHOTOS CH­RIS­TOPHE BOIS­SEAU-DION

Gé­rald Langlois est di­rec­teur du club de bridge So­leil sur le lac, à Gran­by. Il in­vite les gens, et pas seule­ment les re­trai­tés, à dé­cou­vrir ce jeu qui le pas­sionne.

Quatre joueurs for­mant deux équipes (nord/sud et est/ouest) s’af­frontent au bridge.

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