Fio­rillo re­con­naî­tra une ac­cu­sa­tion

La Voix de l'Est - - ACTUALITÉS - LOUIS-DE­NIS ÉBACHER,

Frank Fio­rillo re­con­naî­tra de­vant le tri­bu­nal qu’il s’est bien fait pas­ser pour un agent de l’Uni­té per­ma­nente an­ti­cor­rup­tion (UPAC), à Pontiac, alors qu’il était le chef des tra­vaux pu­blics de la mu­ni­ci­pa­li­té.

Mais il plai­de­ra non cou­pable au deuxième chef d’ac­cu­sa­tion d’abus de confiance re­lié à son poste de fonc­tion­naire.

La Cou­ronne al­lègue qu’il a agi ain­si dans l’oc­troi de contrats mu­ni­ci­paux, en no­vembre 2016.

En entrevue avec Le Droit, mer­cre­di, le prin­ci­pal in­té­res­sé a avoué can­di­de­ment qu’il « ne fe­ra pas perdre de l’ar­gent aux contri­buables » en plai­dant ra­pi­de­ment cou­pable au pre­mier chef d’ac­cu­sa­tion.

À CONTRECOEUR

Il va beau­coup plus loin en nom­mant le maire Ro­ger La rose, même si ce der­nier n’a pas été ac­cu­sé dans cette af­faire.

« C’est le maire qui m’a de­man­dé de me pré­sen­ter comme étant de l’UPAC, lance-t-il. Je l’ai fait à contrecoeur, parce que j’avais be­soin de tra­vailler. Je suis sur­pris que le maire ne soit pas ac­cu­sé. »

M. Fio­rillo dit avoir col­la­bo­ré à l’en­quête de l’UPAC en four­nis­sant, entre autres, ses propres en­re­gis­tre­ments. Ceux-ci pour­raient être com­pro­met­tants, se­lon lui, pour d’autres ac­teurs de cette his­toire né­bu­leuse.

« Je n’ai que trans­fé­ré une liste (d’en­tre­pre­neurs) au maire. J’ai trois autres atouts dans ma manche. J’ai une cause de­vant le Tri­bu­nal du tra­vail pour bris de contrat. Même les po­li­ciers m’ont dit que (son dos­sier) n’irait pas très loin », al­lègue-t-il.

L’ex-chef des tra­vaux pu­blics pré­voit pré­sen­ter de nou­veaux élé­ments lors de son éven­tuel pro­cès, à Ga­ti­neau.

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