Martin Léon

Voyage au pays de l’ins­pi­ra­tion

La Voix de l'Est - - LA UNE - MA­RIE-ÈVE LAMBERT ma­rie-eve.lambert@la­voix­de­lest.ca

Martin Léon re­prend là où il l’avait lais­sé. Quatre ans après avoir oc­cu­pé le Théâtre de Quat’ Sous pen­dan tune cin­quan­taine de soi­rées, il convie à nou­veau son pu­blic pour un beau grand voyage dans son La­bo­ra­toire exo­tique, un pé­riple au pays de la créa­tion sur le che­min qui l’a me­né à la confec­tion de son al­bum Les Atomes, sor­ti en 2010.

« Quand j’avais lan­cé ce pro­jet-là, mon but était de l’ame­ner en tour­née. Mais je n’ai pas eu le temps », in­dique le com­po­si­teur.

En 2013, après 14 soirs à gui­chet fer­mé et 37 sup­plé­men­taires, il a dû mettre fin à sa ré­si­dence, trop pris qu’il était par ses contrats pour des mu­siques de film. The Good Lie, Les êtres chers, Gui­bord s’en va t’en guerre, Les 3 pe­tits co­chons 2 et Embrasse-moi comme tu m’aimes l’ont te­nu oc­cu­pé à temps plein pen­dant trois ans, ex­plique-t-il.

« Je suis sor­ti de ça com­plè­te­ment épui­sé, de sorte que j’ai pris une an­née sab­ba­tique. Je me suis res­sour­cé dans mon cha­let à SaintA­dèle avec des amis, ma fa­mille et la na­ture, j’ai lu, j’ai fait des ate­liers de mé­di­ta­tion, et une fois que j’ai été bien re­po­sé, je me suis dit ‘Bon, j’en étais où dé­jà ? Ah oui ! mon show au Quat’Sous ! »

« J’étais res­té sur ma faim, pour­suit-il. Mais là, je veux me rendre au bout du pro­jet. On a re­pris la route de­puis deux se­maines, les salles sont pleines, les gens s’amusent et sont tou­chés, et moi, je suis content de re­ve­nir sur scène et de ra­con­ter mon his­toire, de la re­vivre. J’ai tou­jours au­tant de plai­sir à la par­ta­ger chaque soir. »

SHOWHYBRIDE

L’iti­né­raire pro­po­sé se veut un hy­bride entre la mu­sique, le conte et la confé­rence. « C’est un show concept ex­pli­quant la ge­nèse de mon al­bum Les Atomes et tout le pro­ces­sus créa­tif der­rière », rap­pelle le prin­ci­pal in­té­res­sé.

Pour la pe­tite his­toire, sa­chez que la plu­part des chan­sons de son qua­trième disque ont été écrites lors des cinq grands voyages qu’il a faits en Asie, en­re­gis­treur, ca­mé­ra, car­net de notes et gui­tare à la main. « Par­fois, ça res­semble aux Grands Ex­plo­ra­teurs, mais au pays de l’ins­pi­ra­tion. Je ra­conte des anec­dotes, je pré­sente des ex­traits vi­déos que j’ai tour­nés, j’aborde les ren­contres que j’ai faites... Tout ça dans un mé­lange de poé­sie et de

groove. » « Je fais aus­si quelques chan­sons de mes autres al­bums, mais au­cune mu­sique de film », aver­tit-il.

LES DEUX AILES D’UN MÊME OI­SEAU

Il est comme ça, Martin Léon. Sa vie os­cille entre ses chan­sons et ses mu­siques de film de­puis plu­sieurs an­nées. « Ce sont les deux ailes de l’oi­seau que je suis. J’ai be­soin des deux pour avan­cer, pour gar­der l’équi­libre », image-t-il.

Faire de la mu­sique pour le ci­né­ma, c’est ce qu’il vou­lait faire dans la vie, af­firme ce­lui qui s’est même ren­du en Ita­lie — et a ap­pris l’ita­lien — pour étu­dier avec le grand En­nio Mor­ri­cone. « Mais je me suis en­far­gé à quelques re­prises dans mon amour pour la poé­sie, et ça a don­né mes quatre disques de chan­sons », dit-il. Outre Les Atomes, on lui connaît Moon

Grill, Le fac­teur vent et Ki­ki-BBQ. S’il a dé­jà trois autres pro­po­si­tions de film sur la table, c’est sur ses chan­sons qu’il se concentre pré­sen­te­ment. Il pro­mène son

La­bo­ra­toire exo­tique un peu par­tout au Qué­bec jus­qu’à la fin no­vembre, et compte bien l’ame­ner en France en 2018. « Quand ce pro­jet se­ra ter­mi­né, je tour­ne­rai la page, et je fe­rai un autre disque. J’ai dé­jà com­men­cé à l’écrire », laisse-t-il sa­voir.

« Ça fai­sait quatre ou cinq ans que je n’avais rien no­té dans mon cahier parce que je n’avais rien à dire tel­le­ment j’étais fa­ti­gué. Mais là, je suis ins­pi­ré !» ter­mine-t-il.

— PHO­TO FOUR­NIE

Martin Léon amè­ne­ra son La­bo­ra­toire exo­tique à la Mai­son de la cul­ture de Waterloo ce sa­me­di.

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