Le réa­li­sa­teur Syl­vain Ar­cham­bault ad­met des torts

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MONT­RÉAL — Le réa­li­sa­teur Syl­vain Ar­cham­bault, qui a fait l’ob­jet d’al­lé­ga­tions d’in­con­duite sexuelle dans les mé­dias, af­firme que « cer­tains té­moi­gnages rap­por­tés ont un fon­de­ment de vrai », tout en di­sant n’avoir «ja­mais po­sé un geste déso­bli­geant à ca­rac­tère sexuel ».

Dans un com­mu­ni­qué pu­blié di­manche, Syl­vain Ar­cham­bault dit vou­loir dire à ceux et celles « qui ont pu se sen­tir hu­mi­liés par mes pro­pos ou bles­sés par des gestes dé­pla­cés, que je n’ai ja­mais, au grand ja­mais, eu l’in­ten­tion de le faire ». Et si c’est le cas, ajoute-t-il, il s’en ex­cuse « pro­fon­dé­ment ».

Un ar­ticle pu­blié dans le quo­ti­dien mer­cre­di der­nier, ci­tait de nom­breux té­moi­gnages d’ac­teurs, ac­trices et ar­ti­sans qui dé­noncent les mé­thodes hos­tiles du réa­li­sa­teur, ses al­lu­sions à ca­rac­tère sexuel et même des at­tou­che­ments — des com­por­te­ments qui se­raient exa­cer­bés par sa consom­ma­tion d’al­cool sur les pla­teaux de tour­nage. Par com­mu­ni­qué, le jour même, Syl­vain Ar­cham­bault avait nié ca­té­go­ri­que­ment les al­lé­ga­tions.

Ra­dio-Ca­na­da avait af­fir­mé mer­cre­di que les al­lé­ga­tions pu­bliées dans l’ar­ticle de­vaient être prises au sé­rieux et a dit com­prendre «la ré­ac­tion des per­sonnes qui en ont té­moi­gné ». La té­lé­vi­sion pu­blique a in­di­qué en­tendre of­frir à ses té­lé­spec­ta­teurs et deux émis­sions réa­li­sées par Syl­vain Ar­cham­bault — comme pré­vu à l’hi­ver 2018. Ra­dio-Ca­na­da a in­di­qué que « les re­ti­rer équi­vau­drait à pé­na­li­ser nos au­di­toires et des di­zaines d’ar­tistes et ar­ti­sans».

« On a fait grand état au cours des der­niers jours d’al­lé­ga­tions me concer­nant. Bien que plu­sieurs de celles-ci doivent être nuan­cées, cer­tains té­moi­gnages rap­por­tés ont un fon­de­ment de vrai », a af­fir­mé Syl­vain Ar­cham­bault, di­manche.

« Il est vrai que j’ai fait usage dans toute ma car­rière d’un lan­gage ou po­ser des gestes qui ap­par­tiennent à une autre époque. Au­cun ce­pen­dant ne peut jus­ti­fier de me qua­li­fier d’agres­seur ou de har­ce­leur sexuel. Je re­con­nais que nous sommes dans une ère nou­velle et que j’au­rais dû chan­ger mes fa­çons de faire en consé­quence. Tou­te­fois, ces com­por­te­ments étaient sans ma­lice, ni mau­vaises in­ten­tions », a aus­si sou­te­nu le réa­li­sa­teur.

Syl­vain Ar­cham­bault a af­fir­mé avoir sim­ple­ment vou­lu en tout temps « ob­te­nir le meilleur » des membres de son équipe.

« Oui, j’ai pro­vo­qué ! Oui, j’ai for­cé des émo­tions ! Oui, j’ai pous­sé des co­mé­diens et co­mé­diennes à pui­ser au plus pro­fond d’eux-mêmes. Ja­mais, je n’au­rais cru que mes stra­té­gies, uti­li­sées pour le seul et unique bien du pro­jet sur le­quel je tra­vaillais, pour­raient bles­ser cer­taines per­sonnes de mon en­tou­rage (co­mé­diens, tech­ni­ciens, fi­gu­rants, etc.). Bien que la plu­part aient sai­si ma bonne in­ten­tion, je constate avec beau­coup d’amer­tume que ce ne fut pas le cas de tous et, je le re­grette », a-t-il ajou­té.

— PHO­TO AR­CHIVES LA PRESSE

Syl­vain Ar­cham­bault a af­fir­mé avoir sim­ple­ment vou­lu en tout temps « ob­te­nir­le­meilleur »des­mem­bresde son équipe.

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