Qué­bec en­cadre les règles d’uti­li­sa­tion

La Voix de l'Est - - ACTUALITÉS - CA­RO­LINE PLANTE

QUÉ­BEC — Les ré­si­dants des CHSLD pour­ront ins­tal­ler des ca­mé­ras, des té­lé­phones in­tel­li­gents ou des ta­blettes élec­tro­niques dans leurs chambres à des fins de sur­veillance, à l’in­su ou non de l’éta­blis­se­ment.

La mi­nistre res­pon­sable des Aî­nés, Fran­cine Char­bon­neau, a dé­voi­lé mar­di les mo­da­li­tés d’ins­tal­la­tion et d’uti­li­sa­tion des mé­ca­nismes de sur­veillance dans les CHSLD, lors d’un point de presse au Centre d’hé­ber­ge­ment Cham­plain-des-Mon­tagnes, à Char­les­bourg.

Il était dé­jà per­mis au Qué­bec d’ins­tal­ler des ou­tils de sur­veillance dans les chambres des ré­si­dants en CHSLD, mais au­cune ba­lise n’exis­tait pour en­ca­drer la pra­tique.

L’ins­tal­la­tion d’une ca­mé­ra ne se­ra dé­sor­mais per­mise que dans le but d’as­su­rer la sé­cu­ri­té du ré­si­dant et de ses biens, ou de vé­ri­fier la qua­li­té des soins, no­tam­ment pour re­pé­rer un cas de mal­trai­tance.

Le rè­gle­ment, qui consti­tue l’une des me­sures phares de la loi 115 vi­sant à lut­ter contre la mal­trai­tance en­vers les aî­nés, entre en vi­gueur le 7 mars pro­chain

Il pré­voit qu’un ré­si­dant ou son ré­pon­dant pour­ra ins­tal­ler et uti­li­ser un dis­po­si­tif de sur­veillance, tant et aus­si long­temps qu’il est orien­té de ma­nière à res­pec­ter la vie pri­vée des autres ré­si­dants et des in­ter­ve­nants. Il ne de­vrait pas non plus cap­ter des images et des sons pro­ve­nant de l’ex­té­rieur de la chambre ou d’une salle de bain.

CONSEN­TE­MENT

En ver­tu du rè­gle­ment, un ré­si­dant qui par­tage une chambre avec d’autres de­vra d’abord ob­te­nir leur consen­te­ment avant de pou­voir ins­tal­ler une ca­mé­ra, « sauf dans les cas où les fins re­cher­chées jus­ti­fient de ne pas ob­te­nir un tel consen­te­ment ».

La com­mu­ni­ca­tion des ren­sei­gne­ments ré­col­tés doit être « li­mi­tée » et ef­fec­tuée de ma­nière à pro­té­ger l’iden­ti­té des per­sonnes dont l’image ou la voix est cap­tée, sauf s’il s’agit d’une plainte, d’une pour­suite pour un crime ou d’une in­frac­tion, ou d’une si­tua­tion d’ur­gence met­tant la vie, la san­té ou la sé­cu­ri­té du ré­si­dant en dan­ger, a pré­ci­sé la mi­nistre Char­bon­neau. Elle croit avoir trou­vé le bon équi­libre dans ce rè­gle­ment. « Il prend en consi­dé­ra­tion le droit des ré­si­dants à la vie pri­vée et à leur in­té­gri­té, les be­soins des fa­milles à pou­voir veiller à la sé­cu­ri­té de leurs proches et la pré­ven­tion de la ré­pu­ta­tion et la re­la­tion pro­fes­sion­nelle avec le per­son­nel », a-t-elle dé­cla­ré.

Par ailleurs, le CHSLD de­vra ins­tal­ler une af­fiche à l’ac­cueil, in­di­quant

Un ré­si­dant ou son ré­pon­dant pour­ra ins­tal­ler et uti­li­ser un dis­po­si­tif de sur­veillance, tant et aus­si long­temps qu’il est orien­té de ma­nière à res­pec­ter la vie pri­vée des autres ré­si­dants et des in­ter­ve­nants.

clai­re­ment la pré­sence pos­sible de mé­ca­nismes de sur­veillance dans l’éta­blis­se­ment, « mais sans qu’il soit pos­sible d’iden­ti­fier l’en­droit pré­cis où ils sont ins­tal­lés ».

Les éta­blis­se­ments de­vront éga­le­ment dé­si­gner une per­sonne char­gée de four­nir le sou­tien né­ces­saire au ré­si­dant, ou à son ré­pon­dant, pour lui per­mettre de se confor­mer au rè­gle­ment.

— P⋆OTO ARC⋆IVES LA PRESSE

L’ins­tal­la­tion d’une ca­mé­ra ne se­ra dé­sor­mais per­mise que dans le but d’as­su­rer la sé­cu­ri­té du ré­si­dant et de ses biens, ou de vé­ri­fier la qua­li­té des soins, no­tam­ment pour re­pé­rer un cas de mal­trai­tance.

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